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textes des collèges en 2007

Loures-Barousse
Jean Monnet à Luchon
Saint-Béat
Lycée professionnel de Tahiti

 


 
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COLLEGE DE LOURES-BAROUSSE

Le pont d’or

Émilie Duffo et Titouan Gosselin, élèves de 5e

Le testament de ma mère avait été clair : mon frère Louis recevait tout l’héritage. Ma femme, ne voulant pas d’un homme au chômage et sans argent, partit avec une de ses aventures. Les liens sociaux que j’avais tissés pendant cinq ans, s’étaient écroulés en quelques secondes lors d’un accident de bus et du départ de ma femme. N’ayant plus d’argent pour payer les impôts et mes dettes, on me prit ma maison. Je restais seul, dans la rue, avec mon chien « Pantoufle ». Un ravin venait de se creuser sur mon chemin.
Cela faisait maintenant trois semaines que je mendiais et volais de la nourriture pour survivre. J’étais mal rasé, j’empestais et mes vêtements étaient déchirés. Je patientais longuement au bord du ravin de mon chemin.
Ce ne fut qu’un matin qu’un choc me réveilla. Ouvrant difficilement les yeux, j’aperçus Pantoufle avec un portefeuille dans la gueule. Je lui pris et l’ouvris : il y avait environ cent euros, une note de restaurant et tout plein de papiers. Un livret de famille, une photo, une carte d’identité, un certificat médical et une carte de catéchisme. La femme en question était âgée de soixante-dix ans, elle avait perdu la vue lors d’un accident de voiture, son mari avait eu moins de chance, il y était resté, un certain Albert, l’homme de la photo. La première chose qui me vint à l’esprit fut de rendre le portefeuille à cette pauvre aveugle, mais, je réfléchis un peu : j’étais à la rue, sans argent, et exclu de la société. Je décidais donc d’exploiter la faiblesse d’une vieille aveugle, afin de retrouver mon rang. Ah, malhonnêteté quand tu nous tiens ! Je construisais un pont au-dessus du ravin, sur le dos d’une aveugle : c’était le pont de l’escroquerie, mais aussi de la réussite.
Je me rendis donc à son domicile le lendemain, exultant intérieurement… J’entrai sans frapper, me faufilant discrètement dans le salon. Une femme, assise dans un fauteuil élimé, tenait une bible en braille et serrait un crucifix en marmonnant des prières. En marchant, je fis tomber un vase, qui éclata sur le sol dans un bruit sourd. La vieille sursauta et cria :
« C’est toi, Albert ? »
J’hésitai mais l’occasion était trop belle, je répondis calmement :
« Oui c’est bien moi, Marie-Rose ! Je reviens de l’au-delà pour que tu expies tes péchés !
– Albert… Qu’ai… Qu’ai-je fait ?
– Tu as failli à ta mission de bonne chrétienne ! Tu as trop mangé au restaurant et Dieu t’en veut terriblement !!! »
Elle se mit à pleurer en criant le nom d’Albert. J’élevai la voix pour faire taire cette folle :
« Cesse de pleurnicher ! Pour expier tes péchés, tu devras jeter le quart de ton héritage en haut du pont de l’avenue Mouillard, à minuit !
– Mais mon chéri, j’ai besoin de cet argent ! »
Je grondai :
« Dans ce cas ! Crains la colère de Dieu, tu partiras en enfer ! Tu n’aurais jamais dû t’empiffrer au lieu de penser à ton mari décédé ! »
Elle fondit en larmes, criant, tapant sur son fauteuil. Je me demandais si je n’y étais pas allé trop fort. À minuit, elle arriva sur le pont et jeta un coffret plein d’argent. Puis elle partit. Je récupérai mon bien, grandement satisfait. Ah, quel beau coup bien ficelé ! Il y avait à peu près cinq mille euros. J’avais bâti ce pont au-dessus du ravin, mais, par snobisme et aigreur, je voulais paver mon chemin.
Le lendemain, après avoir copieusement mangé, dans un restaurant chic des Champs-Élysées, je retournai voir mon portefeuille naïf : Marie-Rose. Toujours dans son fauteuil, tenant plus que jamais son crucifix et sa bible. Cette fois, elle m’entendit entrer :
« C’est fait Albert ! J’ai jeté un quart de l’héritage. »
Je cherchai une autre astuce pour l’escroquer et mon regard se posa sur la table : il y avait un billet de loto gagnant d’un montant de deux mille euros. La voilà, mon idée !
« Ainsi donc, Marie-Rose, tu es tombée dans la décadence du jeu et de l’argent ! Ton esprit est souillé à jamais ! Tu bois dans la coupe la plus empoisonné de cette ville !
Elle me coupa :
- Mais Albert… Toi et moi, nous jouons au loto depuis vingt-cinq ans ! »
J’avais omis ce genre de détails. J’improvisai :
« Certes, mais Dieu m’a appris que ce genre de choses appartenait à la bourse du Diable ! Pour te laver de tes erreurs passées, remets cette somme au premier mendiant venu ! »
Ainsi donc, le lendemain, j’étais presque en possession de sept mille euros. Mon chemin était pavé, le dos de l’aveugle était courbé, j’en resterais là.

Trois jours m’auront permis d’être plus riche que quatre mois de salaire. Je me suis loué un modeste appartement, le temps de me refaire un peu plus et j’ai décidé de tenter ma chance au loto en pensant à cette vieille Marie-Rose. Mais en sortant du bureau de tabac, une sensation de culpabilité immense m’envahit. À côté d’une poubelle, est étalée une vieille aveugle, sans aucun argent, aucun toit, seulement un crucifix qu’elle ne tient même pas. Les larmes me chatouillent les yeux. Je tiens un malheureux billet de loto… En fait, je suis au fond du ravin depuis longtemps, depuis que ma femme est partie et que des idées malhonnêtes me sont venues à l’esprit. Je suis riche, certes, mais complètement souillé. J’ai volé, menti, joué avec les sentiments d’une pauvre dame. Je suis un bel enfoiré.

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Amis imaginaires
Fanchon Arcangeli et Mélanie Castéran
élèves de 5e

Depuis son accident, Pierre n’était plus le même. Loin de le coincer, de le rendre complètement malheureux comme on aurait pu le penser, le fauteuil roulant dans lequel il était maintenant immobilisé l’avait aidé à cheminer vers un monde fantastique et insoupçonné. Le monde imaginaire était si vaste ! Ceux qui sont sur leurs deux pieds l’ignorent trop souvent. Les rêves de Pierre l’entraînaient loin, si loin. Les amis imaginaires qu’il s’était inventés l’aidaient à vivre des aventures extraordinaires.
Pierre était un solitaire, mais s’il était transparent pour les gens, il ne l’était pas pour ses amis. Souvent, il discutait avec eux : quand il mangeait, quand il se baladait dans la rue, quand il s’endormait… Ses parents se demandaient comment leur fils avait pu en arriver là. Un jour ils lui proposèrent de l’emmener dans un hôpital psychiatrique. Pierre se mit en colère et leur rappela :
« C’est à cause de vous que j’ai perdu mes jambes, alors maintenant ma vie est consacrée à mes amis et votre hôpital n’y changera rien ! »
Son père le rappela à l’ordre et lui lança :
« Ton imagination va trop loin, tes amis n’existent pas, mais tu as la possibilité d’en avoir à l’école !!  »
Pierre, déstabilisé, alla dans sa chambre pour pleurer et dormir. Il entendit des voix, et vit ses amis à côté de lui. Lola, sa préférée du groupe, lui chuchota à l’oreille : « Ne t’inquiète pas, ça va aller, on est tous là, Sophia, Florian, Sara, Julien et moi ! » Pierre sourit du coin des lèvres et répliqua :
« Mais pour mes parents, vous n’existez pas !! »
Les cinq amis lui renvoyèrent son sourire et l’entourèrent, le serrant dans leurs bras. Ils s’endormirent tous.
Trois mois plus tard, statu quo : Pierre toujours avec ses amis imaginaires, ses parents toujours désolés… Un jour, en sortant de l’école, il fit un cache-cache’trap avec ses amis. Il se cacha. Quand Sofia eut trouvé les autres, elle chercha Pierre. Une fois qu’elle l’eut découvert, elle le poursuivit pour gagner ! Pierre, ne voulant pas perdre, prit la descente à toute allure, lâcha les roues de son fauteuil. Arrivé à la fin de la pente, avec la vitesse, Pierre ne parvint pas à freiner. Il tourna alors la tête pour voir où était Sophia. Il vit ses amis s’envoler vers le ciel et… TUT TUT !! Pierre, renversé par une voiture, se retrouva dans le coma.
Quelques semaines après, Pierre, toujours dans le coma, eut une vision… Lola apparut dans ce profond sommeil pour lui confier une chose très simple :
« Tu sais, si tu nous as vus disparaître, c’est tout simplement parce qu’on n’est pas réels. Il est temps pour toi de faire ton chemin sans nous. Trouve-toi des amis réels, n’aie plus peur de ton handicap, les gens t’accepteront comme tu es ! Au revoir et, sait-on jamais, à bientôt ! »
Pierre se réveilla alors en sursaut. Des images lui revenaient confusément, tous ces rêves fabriqués pendant un si long sommeil. Tout, sauf une chose, indiscernable, une phrase, un visage. Celui de Lola. Lola et ses amis semblaient effacés de sa mémoire.
Au bout de quelques jours, Pierre sortit de l’hôpital, très en forme et décida de se faire des amis. Quand il revint à l’école, il aperçut une jeune fille qui n’était pas là auparavant. Cependant, elle appelait un vague souvenir enfoui très loin, trop loin. À la récré, il ne savait que faire : aller la voir ou ne pas y aller ? Mais il n’eut pas le choix, c’est elle qui s’avança ! Ils discutèrent longtemps comme de vieux amis. Quelle étrange impression de se livrer ainsi, malgré soi, à une inconnue. Il en avait tellement rêvé sans jamais vouloir se l’avouer. Quel bonheur, que de joie à partager. De petites anecdotes en grandes aventures, ils se livrèrent totalement l’un à l’autre. Une amitié bien réelle était née.
Si le trouble de cette étrange rencontre subsistait encore, pour Pierre, une seule vérité comptait, il était redevenu, au travers des yeux de son amie, un enfant comme les autres.


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Barbe Blanche
Bastien Fornasier, Guillaume Escoubas,
avec la participation de Titouan Gosselin
élèves de 5e

En chemin vers l’Australie, Barbe Blanche vogue à bord de la Calypso, son galion.
An de Grâce 1790, 16e jour d’août
Je suis parti à bord de la Calypso pour ravitailler l’Australie en prisonniers et exterminer les aborigènes. La chaleur est accablante, et ma jambe de bois commence à s’assécher au bout de quinze jours de navigation. Nous manquerons sérieusement d’eau potable si une escale ne se présente pas rapidement.

An de Grâce 1790, 31e jour d’août
Pour notre trentième jour de navigation nous avons fait le plein d’eau potable en Afrique du Sud. En restera-t-il assez pour la suite de l’expédition ?

An de Grâce 1790, 3e jour de septembre
Une épidémie de fièvre jaune a éclaté dans la cale. Les prisonniers se meurent, l’équipage a peur, je commence à me demander si cette expédition en valait bien la peine. De plus, le vent tourne, une tempête va certainement éclater. Le moral commence à baisser.

An de Grâce 1790, 6e jour de septembre
Ça y est. La moitié des prisonniers a rendu l’âme, le quartier-maître ne veut pas se débarrasser des corps, se tenant à des principes religieux. Pour moi, la chose est claire, si on garde les cadavres des bagnards et si on veut leur offrir des funérailles convenables, on crèvera tous, bouffés par les maladies.

An de Grâce 1790, 10e jour de septembre
Cette nuit, j’ai vu les rats quitter les cales du navire et se jeter dans l’eau ; deux heures après, un orage s’est abattu sur nous. Nous avons perdu au moins trois braves marins qui cherchaient fortune en mer. Cette tempête nous a considérablement ralentis et endommagés, nous ferons donc une escale dans un port indonésien, à quelques milles de notre position.

An de Grâce 1790, 25e jour de septembre
Le navire est réparé, nous avons des vivres supplémentaires, nous pouvons repartir.

An de Grâce 1790, 27e jour de septembre
Aujourd’hui, le quartier-maître m’a traité de monstre, je ne comprends pas ! C’était seulement une jeune esclave…

An de Grâce 1790, 1er jour d’octobre
Il ne reste plus que cinq prisonniers et sept esclaves, dont un amputé, et un aveugle. Deux ont été accrochés à un canon et jetés par le fond pour avoir essayé de se révolter et pour avoir liquidé la moitié de nos réserves de nourriture. Telle est ma loi, je ne la reconnais plus, je ne la respecte plus, depuis que je m’aperçois que je suis devenu un tueur…

An 1790, 6 octobre
Nos cales sont vides, nous n’avons plus de poudre, la nourriture est soit pourrie, soit dévorée par les rats. L’équipage devient fou : la preuve, hier soir, j’ai découvert une vigie égorgée, les tripes dévorées et la gorge coupée, chaque corde vocale délicatement abîmée. Seul un être maléfique a pu faire une chose pareille : un monstre.

An 1790, 10 octobre
Deux hommes encore sont morts ! Ils ont été découverts ce matin, alors que je mangeais un morceau de viande séchée. Je ne reconnais plus personne. Je dors avec un pistolet sous l’oreiller, ma main est en permanence sur mon sabre. Je ne veux pas être le prochain. Nous étions en chemin vers la gloire, mais je crains que nous ne soyons en chemin vers la mort.

An 1790, 19 octobre
Étant donné qu’il n’y a plus de nourriture dans les cales nous sommes obligés de pêcher. Et de boire de l’eau de mer. En ce moment même, la mort me guette. L’équipage est de moins en moins efficace à cause du peu de nourriture que nous remontons chaque jour.

An 1790, 23 octobre
Une tempête nous guette, cela pourrait nous envoyer dans les abîmes de cette mer sinistre. Ce matin, nous avons fait une belle prise, nous avons pêché un thon. Cela devrait redonner des forces à l’équipage.

An 1790, 30 octobre
Nous sommes en vue de l’Australie, nos hommes sont heureux de découvrir cette terre promise pour enfin pouvoir manger et boire à leur guise. Les aborigènes nous ont bien accueillis, ils nous ont offert de l’or, de la nourriture et de l’eau ; vraiment, ils ont le cœur sur la main, ces êtres dénudés.
An 1790, novembre
Après s’être fait dorloter par ces fous, voilà maintenant qu’ils nous fuient ! Leurs rites sont barbares, morbides : l’un d’eux s’est fait tuer au nom de leurs dieux. Quand mes hommes auront retrouvé leur moral d’acier, nous essaierons de les exterminer…

An 1709, novembre
Bataille perdue blessure restent dix hommes fatigué tellement repos.

An 15478, décembre
Chaleur cauchemar désastre.

An de Grâce 1790, 25e jour de novembre
Je suis le quartier-maître de Barbe Blanche, j’ai repris son journal quand notre fidèle capitaine est mort d’une blessure infligée par ces fumiers d’aborigènes. Sa plaie s’est aggravée très rapidement. Il n’a tenu que deux pauvres jours. Nous ne sommes plus que trois face à des centaines, ces indigènes sont des monstres sans pitié. Nous n’avons pas réussi à tous les exterminer mais nous en avons tué un bon paquet…
Épilogue : Après la mort du capitaine. Le quartier-maître et ses deux hommes n’ont tenu que trois jours entre les mains de ces aborigènes. Voilà où mènent la méconnaissance et l’intolérance…

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À travers nous
Marie Reulet, élève de 5e

La vie n’est qu’un artifice de couleur,
    elle est le reflet du miroir de notre cœur.
        Sans lui nous ne sommes rien :
            il nous oblige à le suivre à travers ses liens.
                Ils nous serrent, nous étranglent jusqu’à
                    ce qu’ils ressentent notre sang ;
                        Il coule dans nos veines sans se préoccuper de nos sentiments.


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Galerie de portrait
Marie Reulet, élève de 5e

Sur le chemin, j’ai trouvé         une fraise balaise,
                    une pêche pimbêche,
                    un hibou saoûl,
                    une limace tenace,
                    une hyène malsaine,
                    un pêcheur dévoreur,
                    un poisson polisson.
Sur le chemin, je me pique de critique, oh, quel vilain !

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Conte farfelu
Chloé Cros, élève de 5e

Je marchais le long du chemin
Quand j’aperçus une petite main
C’était un adorable petit nain
Il avait l’air très malin
Cela venait de son sourire coquin
Cette rencontre scella nos deux destins
La fée des bois me fit son parrain
Pour vivre une aventure sans fin.

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Parcours sans répit
Marie Reulet
élève de 5e

Je nais de la fonte
des neiges.
Suivant le cours d’eau
passant dans le village,
Je m’adapte, je gère, j’affronte les obstacles.
De cascade en cascade,
de torrent en torrent,
Je parcours mon chemin tout tracé.
Suivant les courbes des rivières,
J’avance à petits pas.
Quand arrive l’été
Je fonds.
Face à la chaleur, je ne résiste pas.

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Confiance en soi
Marie Reulet
élève de 5e
Bébé, c’est le paradis,
Enfant, tu as toutes tes dents,
Ado, tu casses la tête à tes parents.

Comment imaginer pareil changement ?
Toi seul dans tous ces visages
aux différents âges.
Lentement,
tu forges ta personnalité,
tu avances sans fatalité
sur ce difficile mais beau chemin,
confiant dans le lendemain.

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Notre destinée
Alice Miossec, élève de 5e

Nous avons tous deux un chemin à suivre.
Chacun est différent
mais nous rencontrons des obstacles.
Ce chemin-là,
c’est celui de notre vie.

Une seule chose à retenir :
jamais il ne faut baisser les bras.
N’oublie pas,
vite, mords la vie à pleines dents !
La fin du chemin arrive
pareil au temps orageux
en plein été.

Désormais, je dois te laisser,
ma fin est arrivée.
Retiens bien ce que je t’ai dit,
adieu mon ami.

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L’ourson
Rodolphe Béziers, Jérôme Duran, Julien Picot, élèves de 5e

Ton réveil est perturbé et maladroit
Les muscles encore endormis,
Tu cherches le chemin étroit
Qui te mènera à la sortie.

Je sais ce que tu ressens
à la fin de ton hibernation.
Tu attends l’heure de la ration,
très affamé, très impatient !

Tes premiers pas sont si imprécis,
dans cette vallée où tu vis.
Tu sens que l’hiver est fini
et ton estomac crie.

Au fond de toi, tu le sais,
la rivière saumonée est tout près ;
au milieu des poissons, tu te plais
Tu vas faire des réserves, c’est ton garde-manger !

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Déclaration
Doriane Picard, élève de 5e

En chemin, j’ai trouvé des roses,
elles sont pour toi.
En chemin, j’ai trouvé un poème,
il est pour toi.
 
En chemin, j’ai vu un banc
et je t’ai attendu.
 
Longtemps, très longtemps
et puis je suis partie.
 
En chemin, j’ai pensé à toi.
En chemin, j’ai pensé aux roses et au poème qui étaient pour toi.
 
En chemin j’ai pleuré, en chemin, j’ai vu une falaise ;
Du haut de cette falaise, je me suis jetée…
 
Ainsi je ne retracerai plus le chemin sur lequel j’ai trouvé les roses et le poème qui étaient pour toi.
Ainsi je ne penserai plus à toi.
 
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Le poisson blanc
Véronique Labes et Doriane Picard, élèves de 5e

Un poisson blanc nageait tranquillement
dans l’océan avec ses parents,
Quand un banc de requins blancs les attaqua
et dévora son papa et sa maman.

Un poisson blanc nageait dans l’océan
seul au monde et sans parents…

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En vélO
Julie Heuillet et Justine Salès, élèves de 4e

J’ai avalé une mOuche
En roulant sur mOn vélO
Elle est restée blOquée
J’ai failli tomber dans l’eau
J’ai failli m’étouffer
Tu m’as tapé dans le dOs
Je rOule sur ce chemin
Je ne connais rien de plus beau

I LOVE YOU SO, I NEED YOU SO

J’avale tOujOurs des mOuches
Quand je rOule sur mon vélO
Je rOule la bOuche Ouverte
Je dOis être un peu idiOt
J’ai attrapé ta main
Je ne la lâcherai pas de sitôt

I LOVE YOU SO, I NEED YOU SO

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En chemin
Pauline Bon et Jordane Hublet, élèves de 4e

Le long d’un chemin,
Adrien, tel un baladin,
Fit un récit très poétique
De sa vie qu’il espérait magique.

« Le chemin est un collage d’images,
de découpage d’arbres de plusieurs âges.
Et quelle rage, avec tous ces virages ! »

Ses pensées ainsi vagabondaient… il reconnut un champ de pommiers
Ensoleillé, il fut le premier à le visiter.
Ailleurs, à côté du sol-pleureur,
À certaines heures, il voyait une lueur.

« Dans un moment, on verra le vent
voguant, volant, dansant,
sur un tas de feuilles mourant avec l’usure du temps. »

Enfin, ne distinguant plus le lointain,
Il retourna sur ses pas, l’air de rien.
Sur ce chemin devenu son destin,
Il rentra chez lui au matin,

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Sur un sentier chocolaté
Pauline Bon et Jordane Hublet,
élèves de 4e

Les trottoirs étaient en chocolat noir, il fallait le voir pour le croire
Les graviers du sentier remplacés, par du chocolat au riz soufflé !
Un musée exposait des diamants, en chocolat blanc…
mais sous le soleil de plomb, le chocolat fond
Le chocolat au lait coulait et dégoulinait, du rocher
vers une forêt de noisetiers.
À mesure que j’avançais, mes pieds se collaient
au sentier chocolaté…
Puis je fus emporté par un courant de chocolat noir, quel désespoir !

L’horloge sonnait la fin du matin

– Mais qu’est-ce qui m’est arrivé ?
Effluves titillant mon nez, odeur de chocolat au lait…


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Libération
Amandine Bonnet, Marjorie Castéran et Bastien Monleau
élèves de 4e

Je passe sur le sentier ensoleillé.
C’est l’été et tout près,
rosiers et cerisiers comblent mes sens aux aguets.
Je marche sur le gravier doré.
Je le suis émerveillé.

À l’orée d’un bois sombre, inquiétant
J’entends le bruit du vent
À travers les arbres grinçants
Le temps s’alourdissant.

Je me rappelle cet endroit,
Je vois pour la dernière fois
Cette personne au visage pâle
Vaincue par le mal.

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Passage obligé
Julie Heuillet et Justine Salès
élèves de 4e
Sur un chemin de passage,
j’ai rencontré un vieux camé,
Et il disait :
« Kurt Cobain, Marilyn Monson, Fucking-emo…
Tous l’ont fait, tu peux le faire ;
Fais comme eux, taille-toi les veines
ou fais une overdose en suivant
la ligne blanche après l’adolescence,
la vie n’a plus de sens.
Quitte cette terre où règne l’amnésie suicidaire… »

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Première amitié
Marina Coinaud, Mathilde Freyssinet,
Marie-Morgane Lapaix

élèves de 5e

Son handicap, Théo le vivait au quotidien et le maudissait chaque jour quand il ouvrait les yeux. Pourquoi lui, qu’avait-il donc fait pour mériter cet emprisonnement ? Il se renfermait chaque jour un peu plus, préférant ses rêves dans lesquels il pouvait voyager à sa guise. Les amies qu’il s’était inventées l’aidaient à assumer son handicap et elles le protégeaient. Avec Mathilde, il surmontait la mélancolie qui parfois l’envahissait. Marina l’aidait à combattre les autres élèves… et oui, les railleries à l’école n’étaient pas rares… Marie lui donnait confiance en lui. Ses parents, quant à eux, lui offraient beaucoup d’amour. Son quotidien s’organisait autour de ces quelques personnes, et rien, non vraiment rien, ne lui manquait… du moins le croyait-il.
Il allait à l’école comme tous les enfants, mais il était mis à part par ses camarades. Personne ne lui adressait la parole sauf pour l’insulter et se moquer. Dans ces moments-là, il était triste alors, ses amies imaginaires l’accompagnaient toujours et Théo faisait semblant de ne pas entendre les propos de ses soi-disant camarades.
Mais un jour, une surprise l’attendit dans la salle de classe. Alors qu’il entrait en cours, et s’installait à sa place, le prof annonça :
« J’ai une bonne nouvelle, une nouvelle camarade va être parmi vous, elle s’appelle Amel et elle habite à Hossegor. Amel, va prendre place à côté de Théo, veux-tu ? »
Elle acquiesça. Le professeur commença le cours pendant que Théo observait Amel. Il lui demanda en rougissant :
« Est-ce toi qui habites la jolie maison 13 rue de la plage ? »
Un peu gênée, elle répondit :
« Oui, c’est bien moi. Pourquoi, tu la connais ?
– Eh bien oui. Je suis doublement ton voisin maintenant ! »
Amel marqua un temps d’arrêt avant de comprendre.
« C’est bien, on pourra s’amuser ensemble ! »
La sonnerie retentit pour la récréation, Amel et Théo restèrent ensemble.
Amel demanda, hésitante :
« Veux-tu venir avec moi pour acheter des bonbons après les cours ?
– Oh, oui alors ! Tu es vraiment gentille, je suis heureux de te connaître. Mais pourquoi restes-tu avec moi alors que les autres élèves sont plus intéressants ? Eux, ils peuvent jouer à tous les jeux qu’ils veulent, alors que moi, j’ai un handicap, et je ne peux faire que peu de choses avec mon fauteuil. »
Amel lui répondit d’un air un peu agacé :
« Les autres ne m’intéressent pas, ils ne sont pas aussi sympathiques que toi, ils se prennent tous pour le nombril du monde.
– Peut-être mais mon handicap ?
– Ce n’est pas un problème, j’ai l’habitude car ma mère est elle aussi handicapée. Je sais ce que tu endures, et j’aimerais beaucoup t’aider, si tu veux bien de mon aide bien sûr. »
Théo, le visage lumineux, répondit aussitôt :
« Oui, c’est gentil de ta part et j’accepte ton aide, tu es géniale, personne n’a jamais été aussi sympa que toi. »
À la sortie des cours, Amel et Théo allèrent acheter des bonbons et rentrèrent chez eux. Théo annonça alors à ses parents :
« Hé ! Vous savez quoi ? Je me suis fait une nouvelle amie, elle est formidable, elle habite juste à côté ».
Ses parents étaient fiers de cette première avancée chez Théo. Il avait retrouvé la joie d’aller à l’école. La nuit tombée, il alla se coucher et il pensa à ses amies imaginaires, il les avait un peu oubliées depuis l’arrivée d’Amel. Alors il les appela, s’excusa auprès d’elles et leur raconta sa belle rencontre. Marie le rassura :
« Mais ce n’est pas grave, nous sommes heureuses pour toi, garde-la et ne fais pas de gaffes avec elle. »
Théo, gêné, dit tout doucement :
« Je, je, je, crois que je suis un peu amoureux d’elle…
Marina s’enthousiasma :
– Mais c’est magnifique !
– Donne-lui autant d’amour que tu pourras, et j’espère qu’elle te rendra heureux », lui confia Mathilde doucement.
Les jours suivants, Amel s’était fait d’autres amis dans le collège et chaque chose qu’elle avait partagée avec Théo, elle leur racontait. Ils eurent envie de passer de bons moments comme eux. Ils se rapprochèrent de Théo qui, tout à son nouveau bonheur, oubliait ses amies imaginaires. Cependant, ne vous méprenez pas, elles étaient toujours au fond de son cœur.

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Mes souvenirs
 Alice Miossec
élève de 5e
Au petit matin,
je voyais cette grosse ampoule jaune
éclairer ma journée ;
elle s’éveillait comme
un poussin découvrant le monde.
Au-dessus de ma tête, toute la journée,
grosse assiette dorée…
j’entendais le son du gong
Monter en moi telle la force du lion.
Au soir,
J’admirais ce doux coussin moelleux
disparaître devant mes yeux ;
Tristesse grandissante.

Nuit éternelle baignant mon tombeau,
Comment t’honorer, Ô Vie, en si peu de mots ?

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Du matin jusqu’au soir
Joséphine Hazard, Anaïs Chaminadas, Cindy Noguès
élèves de 5e

Je me transforme petit à petit,
je nais quand je le désire,
le jour ou la nuit,
je me lève au petit matin,
éblouie par le soleil au loin.
Maintenant je grandis emportant
avec moi toute ma famille
sur le chemin de la vie.
Des chemins s’offrent à moi,
il faut faire le bon choix :
à droite, un voyage à Tahiti,
à gauche, mon travail à Paris.
La vieillesse est mon ennemi,
Elle éteint la lumière une fois partie.
Me voici donc endormie dans le Paradis.

Une balade peu ordinaire
Vanessa Puyol et Jessica Delahaie
élèves de 5e

Je ne suis âgé que d’un mois,
Un grand être surgit devant moi
Et me propose une promenade,
Ainsi commence ma balade.
La porte s’ouvre et me voilà dehors
Et plus étonnant encore
Un duvet vert vient chatouiller
Le bout de mon nez…
Une petite feuille colorée
Se promène et me regarde effarouchée
Drôle de petit insecte bigarré
Qui soudain me fait éternuer !
 
        Qui suis-je ?
            Un petit chiot tout beau !
 
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Chemin d’automne
Mélanie Peguera
élève de 5e

 Sur un chemin brumeux
par lequel l’eau s’égoutte,
quand sur les bords il pleut
les buissons retiennent les gouttes.

Soudain que vois-je ?
La duchesse traverse ;
tous se baissent,
Ô Madame la Moufette !
Sur son chemin de pierres brunettes
Elle fait la fête.
Mais la grêle s’en mêle
et cause des séquelles.
C’est l’orage, il faut plier bagages.
 
Le lendemain, le chemin est tout châtain.
Sous la lueur du matin,
il s’étire, s’éveille,
baigné de rayons de soleil.


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L’Erreur de Ma vie
Victoria Basile, Pauline Boué, Charlotte Cambus
élèves de 4e
 
Voici la preuve que dans une vie
Tout peut basculer
Du jour au lendemain
Même si tout va bien

À quatorze ans
J’étais heureux et insouciant
La mort de mes parents survint
Ma vie prenait un tout autre chemin
 
Plus rien n’avait de sens
Je sentais cette absence
Soudain me vint une envie
D’en finir avec ma vie
 
De l’alcool et des somnifères
Le mélange ferait l’affaire
M’en sortir était impossible
Ma vie ne tenait qu’à un fil
 
Je naissais à la vie une seconde fois
Baisser les bras ?
Je n’en avais pas le droit
Pour moi, ils étaient tous là
 
Même si mes parents n’étaient plus là
Me suicider n’aurait rien changé
Des parents, ça ne s’oublie pas
Je les aimerais à jamais.
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Poésie
Ellian Mary
élève de 4e

D’écrire tout ce que j’aime,
liberté d’expression, liberté d’expansion
ouvre devant moi mille et une voies.
Mais c’est Toi que je préfère, Toi que je vénère
Poésie, chemin vers l’infini.

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Ligne de rêve fleuve du ciel chemin sur terre…
Ellian Mary
élève de 4e

 Sur une terre d’hiver…
Dans la constellation…
Le grand fleuve du ciel…
S’étend jusqu’à l’horizon…
Sur ma tête comme une bénédiction ;
je suis si petit ; je suis son féal…
Ma plus grande inspiration, une aurore boréale.
 
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Deux haïkus
écrits par Ellian Mary
élève de 4e
Un chemin de printemps
La tristesse s’envole
Début du bonheur
 
 
Sous l’éclat pâle de la lune
Un chemin en fleur
Comme une jeune mariée

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Aller simple
Valentin Ricaud, Jérémy Bastoul et
Guillaume Seube, élèves de 4e


Depuis cet accident, j’ai le regard blanc ;
Je vis chez mes parents, morts depuis deux ans ;
Je me retrouve esseulé, comme un curé sans son clocher
Mais j’ai trouvé la solution, je vais planer comme un avion.
Avec tout ce que j’ai acheté, le voyage va durer
Peut-être une éternité…
Ca y est, ça commence, je pars en transe,
Tout se balance, c’est une renaissance,
Je suis très loin, proche de la fin.
Un si beau voyage qui finira dans les nuages…
Perdu sur mon chemin, je n’en vois pas la fin.
Pour m’en sortir, seule la mort me tend la main
Et dans un sourire, j’accepte son dessein.

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Mon chemin entre les Arts et les neufs Muses…
Ellian Mary, élève de 4e

 
Sur sa triste terre… Melpomène
Ou dans sa constellation… Uranie.
 
Comme une composition… d’Euterpe
Le grand fleuve du ciel ;
Comme une narration s’étend
jusqu’à l’horizon… Clio.
 
Le mouvement continu des étoiles
une danse de… Terpsichore
Ah ! Je me sens petit, je suis insignifiant… Talie
sous cette majestueuse couleur d’arc-en-ciel… Calliope.
 
Cette douceur de pétale, cette aurore boréale
m’embrume les yeux… Polymnie.
 
Fermeture du musée à 17h !

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Reulet Marie, 5A


En camin ua mosca
Que sosca
Sus ua cadièra
Se sieta e se bremba
Que deu anar véder
Era sua amiga era craba
Ath castèth
Tot en caminar…

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ARREPROERS
Duran Jérôme et Reulet Marie, 5A

A. a pè-cauquet                1. courir à toutes jambes
B. non pas hèr camaligas            2. avoir toujours un pied en l’air
C. córrer aths quate pès            3. partir sur l’heure
D. aver era corriola                4. courir le monde
E. córrer mars e monts                5. aller à l’aventure
F. partir estic-estac                6. à cloche pied
G. préner eth camin de darrèr er’escòla        7. prendre les jambes à son cou
H. anar a risca la rasca                8. faire l’école buissonnière
I. córrer a huta                9. ne pas y aller par 4 chemins.

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COLLEGE de LUCHON


Notre chemin
Collectif, classe de 6e1

Notre chemin c’est
Un violent soleil qui gambade sur une route dangereuse
Un dauphin bleu qui se perd dans le sentier sableux
Un planeur blanc qui disparaît dans l’azur du ciel
Un gentil requin qui sort du vert paradis
Un merveilleux chat qui cherche un caillou fantastique
Une balade enchantée qui découvre une voie fleurie

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Chemin
Cl. De Prémonville, P. Cadène,
C. Abella, S. Thibault, J. Ardite, 6°1


Skieurs, dévalez avec joie les pistes blanches.
Regardez la neige tomber.
N’allez pas sur les chemins où vous vous perdriez.
Contemplez l’enveloppe scintillante qui recouvre les sommets.
Ne suivez pas la corniche périlleuse.
Empruntez les chemins de la montagne bleue.
Écoutez le vent dans les arbres.
Admirez-les avant qu’ils ne fondent au soleil.

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Chemin
C. Coret, L. Capéran, J. Rufo, 6e1

Ne marche pas si vite et profite du sable et du soleil,
Mais ne te baigne pas dans la baie aux requins.
Laisse le chien courir à perdre haleine,
Mais veille à ce qu’il n’effraie pas les baleines.
Les feuilles rouges disent : « tombez dans l’azur de la mer
Mais ne dérangez pas la tranquillité des flots bleus »

Chemin
P. Cadiou, A. Combes, 6°1

Courons, sautons dans les prairies encore humides, la neige a fondu !
Les oisillons sortent de leurs coquilles.
Ne soyez pas inquiets !
La nature ne détruira pas votre nid.
Votre mère est là-bas, elle n’est pas ici.

Que tout le monde chante !
N’ayez pas la voix tremblante
Et pensez à danser en sortant de vos nids !
La montagne est très belle
Et elle vous sourit.
Les arbres vous saluent et l’hirondelle revient à tire d’aile.

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Acrostiche 1
C. Coret, M. Castéran, E. Drugeon, 6°1

C : nid d’oiseau que l’on voit sur la branche feuillue d’un chêne
H : hélicoptère dont les ailes coupent les feuilles d’un arbre trop proche
E : fourche diabolique qui sert d’arme aux passants
M : montagne où le randonneur zigzague entre les arbres
I : chiffre romain gravé sur une pierre du chemin
N : Z renversé, trace d’un Zorro.

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Acrostiche 2
C. Abelle, C. Allègre, J. Ruffo, 6e1

C : nid d’oiseau sur la branche, décor
H : échelle abandonnée, mais redonnez-moi les barreaux arrachés !
E : râteau, il manque aussi le manche pour pouvoir ratisser.
M : oreilles de bonnet d’âne mais où est passé le mauvais élève ?
I : bougie d’anniversaire je recherche un gâteau.
N : premières dents d’enfance où êtes-vous tombées ?

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Acrostiche 3
Ch. Abadie, Cl. de Prémonville, E. Retureau, 6°1

C : croissant de lune qui plonge dans la Voie lactée
H : gratte-ciel que plus tard j’escaladerai
E : pont qui mène vers le droit chemin
M : bouche qui fait la moue quand elle embrasse un eskimo
I : bougie sans fin sur la route des ans
N : Z couché et Zorro n’est plus là
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Acrostiche 4
P. Cadène, P. Cadiou, L. Capéran, S. Thibault, 6°1

C : arc sans corde qui pointe sa flèche vers un arc-en-ciel
H : échelle qui monte plus haut que le ciel
E : échelle brisée de mes rêves
M : pont qui mène vers tous les chemins du monde
I : bougie allumée qui les éclaire
N : fleuve qui serpente dans la vallée où l’on pourrait pêcher

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Acrostiche 5
A. Combes, C. Peyrouton, 6°1

C : croissant de lune, arc sans corde dans le chemin des étoiles
H : échelle qui me donne la lune, je la pose au pied de mon lit
E : plongeoir que les dauphins éclaboussent, les enfants sont heureux
M : hamac qui ferait de mes siestes un voyage
I : point d’exclamation renversé, qui éclaire la scène d’un théâtre
N : toboggan où tourbillonnent les enfants, route des premiers frissons

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Acrostiche 6
C. Dos Santos, M. Lacfournier,
C. Sabathé, 5eDAS


C : en chemin, le tournant d’une vie
H : l’échelle où grimpent les Polichinelles
E : le râteau qui nettoie les jardins
M : la montagne et ses pics majestueux
I : la danseuse qui file comme une étoile
N : nénuphar nacré le nom qui nous choisit

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Acrostiche 7
Dos santos, L. Martin, M.L. Meneau,
B. Oustau, 5eDAS


C : le cycliste sprinte à l’arrivée
H : il tend les bras vers la victoire
E : les clefs du bricoleur l’attendent
M : mais la montagne et sa marmotte lui sourient
I : car la coupe revient au gagnant
N : l’écureuil s’ensoleille point de répit point de répit

Avec pour les acrostiches l’aide de Mondo, J-M. G. Le Clézio et du « hasard » surréaliste pour les autres.

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En quête du Plus Grand Dragibus
Raconté par la fée Laura, 5e2

Je suis un chevalier sans peur et sans reproche, j’ai déjà vaincu des tonnes de dragons, des géants à n’en plus finir, sans oublier des centaines de créatures ! Mais là, je suis en chemin pour la plus grande aventure de ma vie : la Quête du Plus Grand Dragibus. Cette aventure va être très compliquée ! Je vais devoir comparer tous les Dragibus, sans les manger… c’est bien là le plus difficile !

Mais, en ce moment, ce n’est pas ce qui occupe mon esprit : le souvenir de ma tendre dame me hante jour et nuit. Je longe le littoral à cheval, observant le bleu de la mer, et je ne peux m’empêcher de penser à ses yeux… Ses yeux si beaux, si profonds qu’on a envie de s’y plonger aussi longtemps que possible ! Tout en avançant, j’aperçois un voile de soie, qu’une dame avait sûrement égaré, et je revois aussitôt son nez, si doux, si soyeux et surtout si fin. Mon attention est ensuite captée par une magnifique rose rouge, le rouge de ses lèvres pulpeuses, le rouge de notre amour…

Je m’approche maintenant d’un village. Au centre de ce village, une fontaine aux dizaines de jets d’eau, surmontée d’une statue féminine, s’impose. Ses hanches m’attirent immédiatement, elles me font rêver à celles de ma mie… elles sont aussi fines et aussi délicates ! Baissant les yeux, j’aperçois ses pieds : Ô quelle joie de repenser à sa délicate façon de les chausser… vraiment, sans ses magnifiques PUMA noires, elle ne serait pas si élégante ! Mais finis les fantasmes, à moi les Dragibus !
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Un drôle de pari
D’après le chevalier Nicolas, 5e2

Le valeureux chevalier de la Table Carrée, Michel le Fidel, a décidé de relever le défi que lui a lancé son roi Romain le Nain afin d’éprouver sa vaillance et son endurance. Notre héros part donc faire le tour du sud de la France, avec sa dévouée Renaud 18.
Notre chevalier prêt à tout pour mener à bien sa quête, fonce vers Bordeaux, le pied collé à l’accélérateur, les nerfs à vif. Après des heures de route, pendant lesquelles il ne s’est accordé aucun répit, Michel aperçoit enfin l’orée de la ville. Mais quelle n’est pas sa surprise en lisant sur le panneau d’entrée : « Bienvenue à Lille ». Il décide alors d’acheter un GPS qui lui permettra de retrouver son chemin plus facilement.
Après trois longues années de route, le chevalier, infatigable, arrive à Biarritz et passe devant un fronton où se déroulait un match de chistera ; il reconnaît Merlin en plein effort et sans prendre le temps de s’arrêter, il l’encourage : « Allez Merlin ! »
Que de villes il traverse ! Toulouse, où il prend le temps d’engloutir quelques saucisses, Luchon où il découvre les télécabines et perd sa matinée pour apprendre à skier…
Mais la première et réelle épreuve l’attend à Perpignan… En effet, au moment de rentrer sur l’autoroute il sent la voiture se pencher : il avait crevé !!! Malgré sa fatigue, notre héros ne se laisse pas abattre ! Sa force herculéenne lui permet de soulever sans difficulté la roue de secours et grâce à son ingéniosité, il vient à bout de cette satanée mécanique.
Enfin la dernière ville, Nice, où malheureusement le moteur de sa Renault lui fait faux bond ! Alors il décide de revêtir la parfaite tenue de « Brice » : cycliste et tee-shirt jaune, chaussures Adidas supersoniques… et il file à la vitesse de la lumière.
De retour au château il demande à voir le roi et il lui demande : « Alors qui est le plus courageux de nous deux ? » Le roi lui répond sans aucune hésitation : « Tu as incontestablement gagné ! Je t’offrirai dix terres de mon royaume. »
 
Ainsi s’achève ce drôle de pari.

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La quête du Griil Magique
Histoire racontée
par la fée Marine la fidèle, 5e2

Il fut un temps où les chevaliers partaient tous en quête du Griil Magique que le roi de France, sire Roland le Paresseux, voulait absolument posséder. Le valeureux Pierre-Paul de Marchepied comptait bien sortir vainqueur de cette épreuve, au volant de sa dévouée BMW.

Longeant la mer dans sa superbe voiture, Pierre-Paul ne pouvait s’empêcher de penser à sa dame qu’il avait laissée au château : « Oh Cunégonde, très chère Cunégonde, jamais on ne vit plus belle demoiselle ! Sa chevelure est tel le sable doré, son visage pâle est doux comme la soie ; le bleu de la mer est identique à ses yeux rêveurs et sa bouche pareille à une rose d’un rouge éclatant. Jamais Dieu ne fit plus belle créature ! Sa taille est si fine que l’on peut l’entourer des deux mains. Sa démarche est légère et souple bien que ses baskets Nike, me paraissent un peu de mauvais goût… Ô pardon ma Cunégonde, veuillez excuser cette pensée déplacée, vous êtes la perle de mes yeux, je vous serai à jamais fidèle ».
Et, sur ses mots, le chevalier se trouva en face d’un grill géant, le Griil Magique ! Il fut tellement content qu’il resta là, bouche bée, et les yeux écarquillés pendant au moins un quart d’heure. Une fois revenu sur terre, il s’aperçut que le Griil était gardé par un géant. Celui-ci lui lança, moqueur : « Si tu veux le Griil Magique, tu devras me faire cuire cinquante saucisses à la minute pendant une heure ! ». N’écoutant que son courage Pierre-Paul accepta le défi : sueur et fatigue ne l’affaiblirent pas un instant. Quel preux chevalier ! Avec quelle dextérité, quelle rapidité, il faisait griller ces saucisses ! Cependant, le temps défilait. Plus qu’une minute… Dans un dernier accès de rage, notre héros accéléra la cadence et vint à bout de la trois cent millième saucisse. Après cet exercice difficile, que notre valeureux seigneur réussit grâce à son courage et sa force, il mit le Griil dans sa BMW et partit à deux cent à l’heure sur l’autoroute.
De retour au château, il fut accueilli en héros et couvert d’or par le roi. Il vécut heureux auprès de sa douce Cunégonde pendant de longues années, rythmées par les joyeuses soirées BARBECUE organisées fréquemment par le roi.

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Une télé au royaume de Camaalot.
Dame Margaux, 5e2

On me nomme MURCOT, valeureux chevalier du Plat-t’oô Tes Lait. Je suis en quête de la Parabole Magique car ces dames de la cour sont de plus en plus friandes de nouveaux programmes. Mon cheval et moi cavalons donc au milieu du verger Tes Lait Com-Andes.
Tous ces fruits me font penser à ma douce amie Émeline : les pêches blanches à ses douces joues, les groseilles rouges à sa bouche fine et pulpeuse, les kiwis vert sapin à ses grands yeux pétillants et malicieux et les pétales de ces roses à son teint laiteux.
Mais, alors que je contemple ces fleurs rosées, un géant surgit devant moi. Comble de l’horreur, il est entièrement constitué de fruits et d’objets électriques. Ce doit être le géant Electro-Fructos, gardien de ce verger. Il me lance des pommes et des antennes tandis que je saute à terre et cours vers lui me protégeant de mon bouclier. Soudain, je plante ma lance dans son cœur électrique. Il en sort un torrent de jus de pomme puis, le géant s’écroule faisant place à… quel émerveillement ! La Sainte Parabole ! Enfin !
Tremblant, j’avance pas à pas et je découvre avec joie les chaînes de la parabole une à une : Camaalot Première, Canal + Chevalerie, Planète Troubadour, Disney Ménestrel. C’est Émeline qui va être contente de regarder le défilé de mode Poire Électrique et Cerise X Box sur Camaalot Première !

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L’aventure mystérieuse
Sandrine, 5e2

Je me présente : Sandrine de Luchon, princesse de Melbourne. Je vais vous conter comment, il y a de cela maintes années, je partis à la recherche de mon cher et tendre chevalier, afin de l’aider à accéder au trône qu’il avait perdu lors de sa dernière bataille contre le comte de Pertafamille, son frère.

Je me réveillai et ne vis personne à côté de moi. Quelle douleur de me rappeler que mon bien-aimé, à la conquête de son trône, n’était plus là… Trêve de jérémiades, et en route pour aider mon héros ! Il y avait sa lance sur le sofa, je m’en emparai ainsi que de son épée et je courus au ranch pour prendre notre cheval. Mais malheureusement, il n’y était plus. Ce devait être la femme de chambre qui était partie faire quelques courses au supermarché. Je me dirigeai donc vers le hangar et enfourchai mon scooter, suivant le chemin où apparaissaient des traces de pas de cheval.

Alors que je roulais en pleine forêt, j’aperçus une énorme et étrange créature qui avait huit têtes, six corps et six yeux. N’écoutant que mon courage, j’entrepris le plus terrible combat qui exista jamais. Je descendis de mon scooter pour affronter cette créature, en me rappelant comment mon pauvre chevalier maniait habilement son épée et sa lance. Son brave père lui avait tout appris… Mais la Bête s’approchait de plus en plus de moi…
Elle essaya de me donner des coups d’épée mai je les évitai avec dextérité. Je sortis ma lance et la propulsai de toute mon énergie sur son corps. Le monstre s’éloigna, montrant quelques signes de faiblesse.
Dans un accès de fureur, je tranchai ses huit têtes : j’avais bel et bien terrassé la bête ! Soudain, en une fraction de secondes, elle se métamorphosa et je reconnus le comte de Pertafamille. En le voyant, effrayée, je montai sur mon scooter, mais malheureusement il n’y avait plus d’essence : « Que faire ? » Fuir était la solution, et c’est ce que je fis, abandonnant mon scooter et courant plus vite que la lumière grâce à mes chaussures GEOX très souples !

En chemin, je regardais le paysage : « Ah… comme ce champ de blé ressemble à ses cheveux ». Cette rivière si belle m’évoquait ses yeux. Un champ de coquelicots me faisait penser à son petit nez rose pâle. Et c’est alors que je vis mon tendre chevalier, galoper tout en chantonnant. Je l’appelai, je criai. Il se retourna, surpris :
– Mais que faites-vous là, ma chère ?
– Je veux vous aider à vaincre ce satané Pertafamille et pour cela je vous rapporte votre épée et votre lance. Suivez-moi, je sais où il se trouve !

Le prince de Luchon se battit courageusement avec le comte, et ce dernier se rendit à la fin du combat qu’il allait perdre.
Voilà comment nous avons récupéré, jadis, le trône. Désormais nous vivons heureux, en paix.

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Une douce rêverie…
Alexandra la fidèle et
Emmanuella la courtoise, 5e2


Le vaillant Alexandre, en quête du coffre maudit aux cent pièces d’or, avait déjà combattu maintes créatures maléfiques avec son fidèle palefroi, Éclair. Il continuait son chemin, mais il ne pouvait oublier Morgan, sa dame, qu’il avait promis de
servir en toutes circonstances.

En passant sur une colline enchantée, non loin du lac des sirènes, Alexandre vit de magnifiques boutons d’or d’un jaune éclatant qui lui firent moult penser aux
cheveux longs et bouclés de sa dame, Morgane. Le soleil se reflétant sur ces fleurs lui évoquait la brillance de sa chevelure.
Alors qu’il ne pouvait détourner ses pensées de la beauté des cheveux de sa chère aimée, il aperçut le célèbre Lac Magique. La couleur verte des arbres ondoyant sur le lac bleu était comme les yeux de sa bien-aimée. La profondeur de l’eau égalait ses yeux pénétrants, la cime des sapins bordant l’eau était aussi fine que son nez.
Après s’être remis en chemin, il arriva dans une prairie vaste où un seul coquelicot poussait. Sa couleur rouge vif était celle des lèvres de sa douce dame. En restant à contempler la fleur, il put sentir la caresse du vent sur ses joues qui lui rappela le teint frais et doux de sa princesse. Perdu aussi loin que l’on puisse l’être dans ses pensées, la reprise de son chemin se révéla difficile tellement son esprit était concentré sur les doux traits de sa mie. Rester là, bercé par ce paysage enchanteur… Que Nenni ! Il fallait repartir ! Ne pas abandonner la quête !
Mais, trottant à nouveau sur les sentiers, il passa devant un arbre, dont le dessin ovale de l’écorce ressemblait à la forme du visage de Morgane. Il avançait vers de nouveaux lieux ne pouvant s’interdire de rêver à sa dame…

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En route vers « La Bonne Baguette »
Sire Azam, (Maxime), 5e2

Arthur, preux chevalier, part en route pour affronter une nouvelle épreuve, à cheval sur sa mobylette qui n’allait pas plus vite qu’un vélo. Sa mère lui avait confié une éprouvante mission : aller chercher le pain à la boulangerie du village : « La Bonne Baguette ».
En route pour cette nouvelle aventure, Arthur fut vite confronté à un obstacle : il cala deux rues plus loin. Quand il voulut redémarrer, comble du malheur : il n’y avait plus d’essence… Mais notre héros n’était pas à cours d’inventions : il continua à pied, n’écoutant plus que son courage.
Un peu plus loin, il arriva près d’une mare qu’il dut contourner et bien évidemment il sortit victorieux de cette épreuve ! Dix minutes plus tard, Arthur manqua de se retrouver immobilisé… par un haut mur qu’il escalada à l’aide d’une échelle !
Notre valeureux chevalier était presque arrivé… Il ne lui restait plus qu’à traverser une rue… « Ouf, la boulangerie, enfin !! »
Une fois à l’intérieur, soulagé, il s’apprêta à payer le pain, son bien mérité trophée, mais… il avait oublié son porte-monnaie !!!
Tant d’épreuves pour finalement oublier l’essentiel ! « Non, vraiment, la vie est trop injuste ! »

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En quête du pot de Nutella Géant
Thomas, 5e2

Il était une fois un vaillant chevalier nommé Tom. Lui et sa fidèle poule Cot-Cot étaient en quête du pot de Nutella Géant dans le sud de la France. Tous deux marchaient sans vraiment savoir où ils allaient…
Un jour, après des heures de marche, ils atteignirent la forêt de Chewing-Gum. En voyant les perce-neiges qui poussaient au pied des arbres, Tom se mit à rêver à sa douce amie… Leur magnifique couleur lui faisait penser à la blancheur et à la douceur de sa peau… Soudain, voulant lever le pied pour avancer, il se rendit compte que quelque chose le retenait au sol… Il se baissa pour l’enlever de sa chaussure et aperçut que c’était de la pâte à mâcher. Tout le sol en était recouvert ! Mais le fier chevalier usa de toute sa force et de toute son ardeur pour avancer malgré tout ! Le chevalier Tom n’avait qu’une hâte : trouver le pot de Nutella Géant et le rapporter à sa gourmande bien-aimée dame Noisette au château de Camelotte !
Malgré cette aventure éprouvante, notre preux chevalier continua à marcher sans faiblir jusqu’au château de Nutellus. Dans celui-ci il rencontra le roi Bob, qui, après de longues négociations accepta d’échanger son pot de Nutella Géant contre la poule Cot-Cot. En repartant, Tom vola une calèche dans la cour du château pour rentrer plus vite. Personne ne s’en rendit compte… En effet c’était l’heure de la sieste.
En chemin, il pensa qu’il allait devoir à nouveau affronter le sol gluant de la forêt de Chewing-Gum : « Je vaincrai à nouveau, rien ne m’arrêtera ! »… Cependant, à l’orée du bois, une terrible épreuve l’attendait… En effet, les fées voulaient éprouver son esprit d’invention : un pont trop étroit pour sa calèche venait d’apparaître mais il n’eut pas trop de difficultés à le traverser… Il fixa deux bouts de bois en forme de skis sous ses chaussures, attrapa les rênes des chevaux qu’il avait détachés de la calèche et réussit à glisser jusqu’à l’autre côté du pont, sain et sauf.

Il se rendit alors à Camelotte et offrit à dame Noisette le tant désiré pot de Nutella Géant. Celle-ci tomba sous le charme immédiatement…

Ils se marièrent, partagèrent le pot de Nutella, prirent quelques kilos mais
vécurent heureux tous les deux !

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En chemin….
Gaël et Anthony, 5e2

Le courageux Alexandre, chevalier en quête d’amour, était en route pour délivrer sa bien-aimée, enlevée par son terrible rival Igor.

Après avoir parcouru une montagne enchantée, non loin du château d’Igor Le Terrible, notre héros assoiffé, s’arrêta près d’une cascade. Une fois désaltéré, fatigué par sa longue course, il s’allongea dans un champ de fleurs et devant le spectacle que lui offrait ce paysage extraordinaire, il se mit à rêver à sa belle dulcinée…
Des milliers de boutons-d’or lui rappelaient les cheveux si longs et magnifiques, couleur miel de sa douce. En levant les yeux au ciel, il vit du bleu, rien que du bleu, le même que celui de ses yeux dans lesquels il aimait se plonger. À travers les coquelicots, il voyait sa bouche charnue et si parfaite qu’il aimait embrasser. Les marguerites lui faisaient penser à la douce pâleur de son corps si fragile, qui un jour l’avait ébloui.
Les yeux fermés, il caressait les pétales d’une rose, soyeux comme sa peau si douce, et enivré par toutes ces odeurs, il imaginait sa belle à ses côtés…
Mais le croassement d’un corbeau le ramena soudain à la réalité. Sa dulcinée avait disparu : Ô quelle douleur ! Arriverait-il à la sauver ?

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En chemin vers le dernier chewing-gum mâché par Jésus-Christ

Michel, 5e2

Il était une fois l’histoire du chevalier Gatanteau qui était en quête du dernier chewing-gum mâché par Jésus-Christ. Il avait déjà affronté beaucoup d’épreuves mais il ne parvenait pas à finir sa quête.
Un jour, alors qu’il parcourait un champ de patates, non loin du château de Karamkelotte, il sauta de son cheval Beaudessert et se mit à marcher afin de laisser un peu de répit à son fidèle palefroi. En chemin il pensait énormément à sa dame… Il s’arrêta alors devant une longue et belle cascade qui lui fit penser à sa magnifique chevelure… Soudain il entendit un bruit sourd derrière lui : son cœur se mit à battre très vite, c’était elle, sa douce ! Sa mie ! Oh quel bonheur ! Et c’est alors qu’en se retournant, tremblant de joie, il aperçut les doux yeux… d’une vache !
Essayant de se remettre de cette terrible déception, il pressa le pas. Il s’assit à côté d’un arbre, somnolant. Mais la vision d’un château le tira de sa rêverie. Il s’y rendit, pensant obtenir quelques informations sur le Sacré Chewing-gum. Arrivé à l’entrée de château, il aperçut une ombre, une très grande ombre ; à la lumière du jour il vit un dragon ! Aussitôt il fonça vers lui et lui planta son épée dans le cœur. Quand le monstre tomba au sol, il remarqua derrière le cadavre une petite boîte… Il s’en approcha, l’ouvrit et découvrit Le Chewing-gum tant cherché !
Ivre de joie, il plongea sa main dans la boîte, il commençait à l’effleurer quand… il se réveilla. Et oui, Gatanteau s’était endormi au pied de l’arbre.
Très mécontent de cette histoire, il continua à errer, vouant sa vie à la recherche du Sacré Chewing-gum.

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Les chevaliers contre les morts-vivants
Kévin, 5e2

Les valeureux chevaliers, Jérémy le Grand et son petit frère étaient partis pour accomplir une terrible mission : se rendre au château de Camelotte. Ils étaient munis d’une broigne, d’une épée, d’une lance et d’un bouclier sponsorisés par NIKE. Ils formaient indéniablement une belle équipe. En effet, avant de partir, ils avaient fait l’acquisition des dernières Nike Airmax 4 000 qui leur permettraient d’être plus légers et efficaces lors des combats au sol.
En route, nos amis rencontrèrent une dame d’une beauté incomparable, vêtue d’un sweat, d’un jogging et de chaussures Adidas. Cette magnifique créature aida les chevaliers à aller au château de Camelotte mais avant de pénétrer dans le château, il fallait affronter une épreuve : combattre les morts-vivants dans un marécage !
Les preux chevaliers avaient commencé à combattre leurs adversaires sans comprendre qu’il fallait abattre leur maître pour les tuer tous ensemble. Jérémy le Grand se battait à l’aide d’une épée ultra-tranchante tandis que son petit frère était muni d’une épée 3 500 de la nouvelle collection NIKEFFICACE. Ils tuaient les morts-vivants deux par deux mais ceux-ci se reformaient sans cesse. Mais tout à coup Jérémy le Grand tua le maître et c’est alors qu’ils comprirent la stratégie à adopter. La dame les avait tout de même bien aidé à remporter la victoire grâce à ses chaussures Adidas qui donnaient d’incroyables coups de pieds !
Quelques semaines plus tard, Jérémy le Grand épousa la dame. Et tous deux créèrent une ligne de vêtements NIKADI, qui non seulement permit aux chevaliers de trouver les équipements de combat les plus performants mais aux dames de porter des tenues très tendances !

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En quête du Chouchou en Or
Fait par : Les rédactrices de Dépêche Moyennage :
Margaux, Naomi, Cendrine, Inès, 5e2

Le vaillant Amadeus Morvoné chevalier de la cour du château de Bazus, était en quête du Chouchou en Or égaré par la reine Nina.
En chemin, sire Amadeus passa à côté de Auchan le champ de blé le plus grand au monde qui lui fit moult penser aux cheveux soyeux de sa dame. Le courageux Morvoné continuant sa route leva les yeux au ciel : il crut apercevoir les yeux de biche de sa tendre bien-aimée. Bientôt, harassé par la chaleur de l’été, le valeureux chevalier eut envie de s’arrêter près du lac Lance-L’eau pour se rafraîchir un instant. Là, il s’assit à l’ombre d’un chêne… Les bourgeons de fleurs ressemblaient étrangement au nez si fin et si lisse de sa dame ! Au bord de l’eau se trouvaient de magnifiques cocorriquots… euh… non coquelicots, oui des coquelicots aussi rouges que les lèvres pulpeuses de sa belle. Elle était si élégante, affublée de ses tuniques Dior et Channel ! AH ! C’est la plus belle dame de la cour !
Tout à coup le bruit assourdissant de son G.P.S. – ah qu’il était invincible notre fier chevalier avec sa toute dernière acquisition : le G.P.S de la marque « Croisade » des établissements Châteaux-Fort and Co. ! – le sortit de sa rêverie. « Après l’arbre, tournez à gauche puis dirigez-vous vers le rond-point. »
Sire Amadeus Morvoné arriva donc au rond-point après avoir contourné l’arbre comme le lui avait indiqué son fidèle G.P.S. C’est alors qu’avec étonnement il aperçut, au beau milieu du terre-plein du rond-point, le Chouchou en Or de la reine Nina, étincelant de mille feux. Alors, il fit tout bêtement demi-tour au château de Bazus !
De nos jours, les chevaliers ne sont plus ce qu’ils étaient…


La promesse de la belle cavalière
Dame Marie de la Cour de l’One et
Dame Lucie de Saint-Tritous, 5e2


Macie, Dame de Saint-Ône, était une magnifique cavalière qui errait vers de nouvelles contrées.

Alors qu’elle parcourait le pays des Serpillières, Macie vit un chevalier balayer son perron, coutume fort répandue dans ce pays très fol : les femmes combattent tandis que les hommes restent à la maison pour faire le ménage. Cela allait faire treize ans que notre belle cavalière parcourait le monde… dans sa 4L douze chevaux. Au loin, elle pouvait apercevoir l’océan… Mais cette eau profonde se mua peu à peu en mirage qui la ravit… Elle pouvait déceler en effet, dans ce courant bleuté les yeux de son amant, le Chevalier Bertié. Il faisait si chaud… Elle leva la tête et aperçut le soleil, aussi rayonnant que le sourire de son tendre aimé. Fatiguée, Macie, laissant brouter sa jolie voiture un peu plus loin, s’assit à l’ombre d’un arbre, ce qui était beaucoup moins confortable que les bras de son aimé !
Lorsqu’elle se réveilla, elle était assise autour de la Table Hexagonale parmi toutes les jeunes cavalières du Royaume… Mais un tremblement s’empara d’elle, puis un bref sursaut… pffffff, ce n’était qu’un songe… dommage… c’est bien regrettable… Encore à demi plongée dans sa rêverie Macie repensait aux mouvements du balai faisant onduler ces tiges de paille pareilles aux cheveux de son bel amant : c’est alors qu’elle comprit que sa place était auprès de lui. Elle sauta alors dans sa 4L, donna un coup d’éperon dans la pédale d’accélérateur, filant à 200 km/h.
Grâce à ce coup de pouce, elle arriva bien plus vite à l’endroit qu’elle souhaitait atteindre : la grotte de la Chimère, où était censé se trouver son preux Bertié. Mais en pénétrant dans la caverne, elle remarqua la Bête monstrueuse étendue sur le sol, l’épée Lihure plantée dans l’œil, Lihure la Fidèle dont Bertié se servait dans tous ses combats… Elle baissa la tête pour regarder son magnifique gantelet en or, qui trônait à sa main gauche, du côté du cœur… Son amour le lui avait offert par courtoisie avant que leurs chemins ne se séparent.
Dans un élan soudain, Macie repartit en quatrième vitesse, après avoir claqué la portière de sa 4L. Elle avançait, encore et encore, le souvenir entêtant de son amant en tête… Elle s’était fait la promesse de rouler jusqu’au bout de l’univers pour le trouver et elle la tiendrait.

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Une ravissante promise
Big Mac (Charles et Mathias), 5e2

Le preux Mac Donald, chevalier du comté de Ham et prince de Burger dans son beau pays de l’autre côté de la mer était en quête de la douce et tendre Cunégonde de Hut, baronne de Lapizza au royaume d’Italie. Il soupçonnait l’horrible duc de Buffalo de l’avoir enlevée et de la séquestrer dans son château de Grill, en France.
À peine débarqué sur la côte nord de la Mandie, et pendant que mon valeureux destrier, sous mon poids respectable, peinait à grimper les pentes d’une verdoyante colline, je songeais avec nostalgie à ma bien aimée.
Tout me rappelait sa délicieuse personne :
Ici, sur un arbre, ces pommes d’un rouge cramoisi semblable à ses pommettes, où bien là, dans le champ, ces jolies citrouilles aussi rondes que sa tête…
Sans que je puisse la contrôler, ma main passait et repassait sur le cuir tanné de ma selle, comme si la douce peau de ma belle s’offrait à la caresse.
Chemin faisant j’arrivai au village de Pou-lès-Frites. L’odeur qui sortait d’une auberge ne me rappelait que trop le délicieux parfum de Cunégonde, et puis… J’avais faim. Je m’arrêtai.
Pendant que je dégustais les quatorze plats que j’avais commandés, je rêvais encore à ma promise et la vue d’une truie qui circulait entre les tables me rappela aussitôt les délicieuses rondeurs de ma bien-aimée.
De même lorsque je vis la servante passer sa serpillière sur le sol ruisselant de gras je ne pus m’empêcher de penser à la longue chevelure désordonnée de ma belle.
Une terrible pensée me traversa alors l’esprit : Et si l’horrible félon l’avait torturée, mise à la diète ? À cette idée, sans honte, je pleurai.
Empli de rage et d’énergie je décidai aussitôt de faire une sieste.

Une fois reposé, je me dirigeai vers la sortie du village où s’étendait devant moi, à perte de vue, un vaste marécage à l’odeur obsédante. Ce parfum m’enivrait tant il évoquait la savoureuse haleine de la baronne. Je reconnus alors dans le coassement des grenouilles comme un lointain écho de sa mélodieuse voix :
– Mac Doââ, Mac Doâââ. Elle m’appelait…

J’arrive ma mie, ma pâte, ma croûte, j’arrive… et toi, vil Buffalo, gare à tes os.

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Un noble cœur désespéré
Charles, 5e2

Le preux d’Avesnes, chevalier sans peur et sans reproche poursuivait sa quête. L’atteindrait-il un jour, lui qui errait depuis si longtemps ? En était-il digne seulement ?
Plus le temps passait plus je songeais à ma douce Blanche, restée seule, là-bas, au château.
Je la voyais partout…
Dans la lente ondulation de ces arbres sous la brise, qui me rappelait la finesse et la légèreté du corps de ma bien-aimée.
Dans cette mer de blé ployant sous le vent telle sa chevelure blonde.
À peine chassais-je de mon esprit ces pensées nostalgiques qu’elles y revenaient de plus belle. Elle était là ma douce, tout autour de moi et son visage me procurait un bien-être enivrant…
Ici, dans ce verger, ces délicieuses pêches à l’enveloppe aussi veloutée et douce que la peau du visage radieux de ma princesse et, plus loin, ces superbes cerises, rouges, fraîches et croquantes à la fois et qui me faisaient songer aux lèvres pulpeuses de ma belle : des lèvres de déesse !
Peu après, la route me mena au bord d’une falaise. Une falaise à l’arête aussi droite, fine et blanche que son nez ravissant.
Blanche, Blanche, encore toi…
Perdu dans mes pensées, je plongeai mon regard par-dessus l’à-pic vertigineux et, à perte de vue, c’est une mer immense, d’un bleu délicat, qui s’offrit à mes yeux. Le soleil s’y reflétait en des millions d’éclats.
Je ne pus m’empêcher à nouveau de la comparer au regard à la fois si doux et si passionné de ma mie, d’un bleu limpide pailleté d’or.
À deux pas un corbeau prit son vol. Corbeau… corbeau… aussi noir que tu es Blanche au corps beau… au corps si beau…
La fraîche brise qui se levait me tira de ma rêverie. Je frissonnai.
Allons, chevalier, reprends-toi ! La quête avant tout !
Désespéré mais résolu, je tournai bride et continuai mon chemin, le cœur lourd et triste.

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Une tragique chevauchée
Nelma et Fatima, 5e2

La valeureuse Dame Coyota parcourait Le Pays Des Mille Labyrinthes, en quête de l’amour absolu. Cela faisait des jours qu’elle n’avait pas vu la lumière, errant dans un tunnel sans fin…
Alors qu’elle commençait à perdre courage, notre cavalière, montée sur son fidèle Alphonse X, arriva enfin au bout du tunnel maléfique et c’est alors qu’un paysage extraordinaire s’offrit à elle : elle reconnut le jardin du roi Benoît le Maladroit qui s’étendait à perte de vue. Quel beau spectacle ! À cette vue notre amie se plongea dans une douce rêverie : ah ce tendre Chevalier Des Quatre-Fromages, le partenaire idéal, l’âme sœur ! Observant les brebis qui jouaient à saute-mouton elle ne put s’empêcher de voir son célèbre athlète, courant, les cheveux au vent… Ô ces cheveux ! Si bouclés ! Et aussi doux que le pelage d’un léopard…
S’approchant davantage elle put voir que les coquelicots qu’arrosait le jardinier du roi étaient aussi rouges que les pommettes de son cher et tendre, prêtes à être croquées. Et ce jardinier, vieil homme ridé,… que lui rappelait-il ? Elle chercha dans sa mémoire afin de faire naître un souvenir… cette peau ridée : c’étaient les orteils de son prince charmant !
Un peu plus loin elle aperçut de magnifiques roses qui lui firent penser au tee-shirt fétiche de son beau chevalier, un inimitable tee-shirt Barbie, et au sol, un stabilo jaune fluo sans doute égaré par le roi évoqua son pantalon en lycra si moulant…
Mais un bruit persistant, un ronflement de moteur la tira de sa rêverie : une voiture d’un jaune éclatant fonçait droit sur elle ; éblouie, elle eut à peine le temps de faire un écart à droite mais ne put éviter le choc. C’est alors qu’elle crut voir clignoter une sorte d’enseigne sur le capot avant de la voiture : SO… SODE… SODEBO… Paniqué le conducteur se précipita vers elle, et là quelle tragique ironie du sort… avant de perdre connaissance elle entrevit le doux visage de son doux aimé, le chevalier Des Quatre-Fromages ! De nombreuses images se mirent à défiler dans sa tête : adieu jardinier, moutons, tee-shirt Barbie, pantalon fluo… !

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Le fauteuil roulant Montagné
Gaëlle, Estelle, Théo, Yassine, 3e2

Un fauteuil à turbo comme jamais vous n’en verrez !
Une sensation à faire rêver !
Plus jamais vous ne vous arrêterez !

Maître corbeau, les jambes usées,
Était assis sur son fauteuil roulant incassable.
Maître renard qui lui aussi était fatigué,
Lui énonça ce discours aimable :
« Eh bonjour, monsieur du corbeau,
Que vous avez l’air mieux, que vous me semblez en forme sur ce turbo !
- En effet, cher ami, je suis moins courbaturé.
Cela est dû au confort des coussins sous mon fessier installés
Ainsi qu’à la rapidité du moteur et à sa vélocité
Qui me permet ainsi d’aller vite sans prendre le risque de me blesser !
Et j’allais oublier de le préciser :
Ce chef-d'œuvre médical est doté d’une ceinture de sécurité !
- Je n’en doute point. Sans mentir, si votre belle assise
Égale la vitesse de la nouvelle Ferrari grise,
Vous êtes le Schumacher des hôtes de ces bois. »
À ces mots le corbeau ne se sent pas de joie
Et pour montrer son immense adresse
Lève ses fesses, appuyant par inadvertance sur le levier de vitesse,
Le renard le propulse puis enfourche le terrible engin et lance :
« Apprenez que tout conducteur
Devrait surveiller son matériel lorsqu’il est en route.
Cette leçon vaut bien un fauteuil Montagné sans doute ?
Le renard, aveugle et pressé
Fonce à grande vitesse dans un cerisier,
Faute de ne pas avoir regardé…
Le fauteuil rebondit mais le renard y est resté.

N’oubliez pas,
Avec le fauteuil Montagné, pensez à mettre la ceinture de sécurité !
Sinon droit dans le fossé !!!

Ceci n’est pas écrit pour des handicapés se moquer
Mais pour critiquer la cruauté de la publicité
Qui mange à tous les râteliers.

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La Smart et la Ferrari
Laura, Audrey, Valentin, Yoan, 3e2

Rien ne sert d’avoir un bon moteur, il faut savoir en faire bon usage
La Smart et la Ferrari en sont un témoignage.

« Gageons », dit la tortue à bord de sa Smart
Au lièvre, propriétaire de la Ferrari, vif comme un renard,
« Que votre voiture n’est rien comparée à la mienne.
- Oh mais pour me gagner encore faudrait-il que vous soyez magicienne ! lui répondit le fier animal. »
Celui-ci laissa de l’avance à son adversaire,
Et patiente, écoutant sa chanson préférée « face à la mer ».
La tortue était sur le point de franchir la ligne d’arrivée
Sa Smart était en effet jolie, puissante, imbattable, et colorée…
Le lièvre en la voyant si près du but se mit à accélérer
Mais ses efforts furent vains, la voiture avait crevé !
Il eut ensuite beaucoup de peines et de regrets
Mais il ne perdit pas espoir !
Il sortit son matériel afin de la réparer
Quand la Smart franchit la ligne de la victoire.

Avec la Smart, appuyez sur Start
Ne soyez pas moqueur… vous aurez Game Over !

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Il transpire dans mes chaussures
Sydney, Justine, Alexis, Simon, 3e2

N’hésitez pas, enfilez SUEPA : anti-odeur, anti-sueur !
Chaussures maxi-absorbantes : Bon Dieu qu’elles sont grisantes !

Il transpire dans mes chaussures
Comme l’eau dégoulinant le long des murs.
Quelle est cette puanteur
Qui soulève mon cœur ?

Ô que de regrets et de soupirs
De ne pas avoir chaussé
SUEPA pour l’été,
Ô que cette odeur me fait souffrir !

Je transpire sans raison
Dans cette étroite habitation.
Quoi ! Nulle solution ?
Heureusement il y a SUEPA « Nouvelle Génération ! »

C’est bien la pire peine
De ne pouvoir enfiler,
Ces chaussures, Ô ces reines…
Elles seules assurent la liberté !

« SUEPA, la chaussure qui ne transpire pas !!! »


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Sensation
Gaëlle, Justine, Roxane, Amandine, 3e2

Apaisilex, vous ne pourrez plus vous en passer !
Des pansements à vous faire vibrer…

Par les soirs bleus d’été, je vais dans les sentiers,
Picoté par le gravier, irrité par le frottement de mes souliers :
Souffrant, je sens la douleur s’emparer de mes pieds,
Mais je dois laisser le mal tel qu’il est.

Je ne parle plus, je ne bouge guère :
Mais avec Apaisilex, mes pansements révolutionnaires qui désinfectent,
Je peux de nouveau aller loin, bien loin, tel un étalon,
Par le goudron, heureux comme avec un bonbon.

Avec Apaisilex, votre vie sera plus « flex » !

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Mon cauchemar journalier
Violette, Pauline, Tiphaine, Cindy, 3e2

Je fais souvent ce rêve étrange et prenant
De mes pieds qui exhalent une odeur de transpiration,
De cette moisissure qui reste au fond de mes chaussures…
Heureusement, j’ai découvert GEOX, LA CHAUSSURE SANS BAVURE !

Car elle me comprend et mes pieds elle libère
Grâce à elle, ils respirent et s’aèrent ;
Cette mission, elle seule peut l’accomplir,
Oui, elle seule sait les rafraîchir.

Elle est confortable, bon marché et si tendance ! Je l’affirme.
Son nom : GEOX… Je me souviens qu’il est doux et sonore
Comme le frottement des vagues sur la plage.


Après avoir essayé ces chaussures, votre regard ne sera plus le même !
Alors, avant de les juger, essayez-les !
GEOX, c’est du MATOX !

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Les chaussures Tryabana
Laura, Priscillia, Mathieu, Edward, 3e2

La Cigale ayant marché
Toute l’année,
Se trouva fort désespérée
Quand ses chaussures furent usées :
Pas un seul morceau de semelle
De lacet ou de talon !
Elle courut pieds nus
Chez la Fourmi sa voisine
La priant de lui prêter
Sa nouvelle paire de chaussures TRYABANA
Pour aller danser.
« Quoi ? s’indigna la petite bête,
Mes TRYABANA si souples
Si performantes, si confortables ?
Mais vous rêvez ma chère !
Que faisiez-vous de votre temps ?
– Je marchais !
– Eh bien, volez maintenant ! »

TRYABANA ne vous trahira pas !
Cette paire de chaussures,
De New York à la côte d’Azur,
C’est ce qu’il vous faut, c’est sûr !

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Envolée…
Estelle, 3e2

Emportez-moi loin de ce deuil qui perdure,
Dans un monde où la mort ne fait pas peur,
Dans un univers qui inspire le bonheur,
Et permettez-moi d’apaiser mes blessures.

Dans un village où il ne pleut jamais,
Dans un pays sans orage,
Dans un océan de larmes séchées,
Dans une vallée ensoleillée de visages.

Emportez-moi pour évaporer mes faiblesses,
Dans un doux repos qui ne cesse,
Sur la lune s’il le faut pour que rien ne me blesse,
Dans une rivière qui noie… ma tristesse.

Emportez-moi ou plutôt préservez-moi.

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Emportez-moi
Sydney, 3e2

Emportez-moi dans un néant de poussière,
Dans un immense et sombre gouffre,
Dans ce tourbillon d’indifférence, de colère,
Et de peur qui m’attire…

Dans la délicatesse d’un sommeil
Dans un lit drapé de miel,
Dans l’errance du temps,
Dans cette profondeur m’apaisant.

Emportez-moi sans me tuer, dans cette trompeuse chute,
Dans ces entrailles qui m’attirent une fois de plus,
Sur le coussin de la mort,
Dans les remparts de cette terrible émotion.

Emportez-moi ou plutôt sauvez-moi.

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Voyage
Gaëlle, 3e2

Emportez-moi dans une bulle,
Sur les ailes d’une confortable et rayonnante libellule,
Dans les nuages et dans le firmament,
Et les étoiles au gré des vents.

Dans ce lâcher de ballons,
Dans une petite bille de savon,
Dans cette magnifique échappée,
Dans Vénus, l’étoile du berger.

Emportez-moi dans la félicité,
Dans ma bulle irisée,
Sur le chemin sidéral,
Dans cet infini galactique et spatial.

Emportez-moi, et de la corde du temps, détachez-moi.

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Envolez-moi
Audrey, 3e2

Emportez-moi sur les ailes d’un aigle pêcheur,
Dans un tourbillon, m’entraînant vers les profondeurs,
Dans cet essaim de poissons argentés,
Et plongez-moi dans cette multitude d’algues marines.

Dans ce lit de douces plumes,
Dans les effluves sauvages, de thym et de romarin,
Dans les failles sifflantes des calanques,
Dans les respirations chaudes des mouflons.

Emportez-moi sans me brûler les ailes,
Dans ces lumineuses îles sanguinaires,
Sur ce torse de beauté qui se gonfle,
Dans ces forces destructrices de la Vendetta.

Emportez-moi ou plutôt envolez-moi à Corsica.

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Blog de Léo
Les élèves de Monsieur Magne, collège de Luchon

Amis blogeurs, je sais que ce que je vais vous raconter vous paraîtra incroyable, mais je ne peux garder tout cela pour moi…

Je me prénomme Léo, et je suis âgé de onze ans. Je vis dans un petit village de montagne, perdu au milieu des forêts, seul avec mon père. Je viens de rentrer dans un collège, situé à une demi-douzaine de kilomètres dans la vallée. Pour moi, l’école est un lieu de tranquillité, de refuge, car, là-bas, personne ne me veut du mal, même si je suis trop timide pour répondre à mes enseignants, et trop réservé pour me faire des amis. D’ailleurs, j’ai trop honte de ce qui m’arrive…

Depuis le décès de ma mère, l’été dernier, d’un accident de voiture, duquel j’ai réchappé par miracle, avec juste une commotion cérébrale, mais au bout de sept jours de coma, mon père, qui conduisait et a été éjecté sans une égratignure, se juge responsable et, malheureusement, a sombré petit à petit dans l’alcool. Quand il est dans cet état-là, il lui arrive de devenir violent. Tout d’abord, il s’en prenait aux objets : il claquait les portes, donnait des coups de poings aux murs, cassait des verres et même des vitres ; puis, il s’est mis à bousculer notre chienne Myra, allant parfois jusqu’à la frapper !

Mais, depuis trois semaines, son agressivité se manifeste aussi contre moi. Quand il rentre de sa menuiserie, tard le soir, il s’enferme dans la cuisine et je l’entends ouvrir le réfrigérateur. J’ai bien compris ce qu’il s’apprête à faire et je n’ose descendre de ma chambre… Une heure s’écoule. Le bruit de son pas lourd résonne sur les marches en bois de l’escalier. Je commence à trembler…

La première fois je ne m’y attendais pas : je faisais mes devoirs sur mon bureau, face à la fenêtre donnant sur la forêt. Soudain, la porte qui s’ouvre avec fracas me fait sursauter ! Mon père, le visage rougi, dégoulinant de sueur, fonce sur moi, avec une bouteille vide dans la main, en hurlant des mots que je ne comprends absolument pas. Il se jette sur moi le bras levé… et brise la bouteille sur le rebord de la fenêtre, à quelques centimètres de ma tête avant de s’effondrer en larmes à mes pieds.

La semaine suivante, retenu par un professeur, j’ai manqué mon autobus et je n’ai pas eu le courage de téléphoner chez moi : je suis donc rentré en marchant, ce qui m’a pris près de deux heures. J’avais très peur de la réaction qui m’attendait à la maison. L’heure du repas étant passée, j’entre directement dans la cuisine. Dès qu’il m’aperçoit, mon père me lance mon assiette vide à la figure. J’ai juste le temps de me protéger la tête avec le bras lorsque je ressens une douleur aiguë au poignet. Je regarde mon avant-bras : un mince filet de sang s’écoule vers ma main. Le rebord ébréché du plat m’avait légèrement entaillé la peau !
Je m’enfuis dans ma chambre où je m’enferme à clef. Durant trois heures, je tremble à l’idée qu’il surgisse à nouveau et me frappe réellement… Soudain, un peu avant minuit, des coups violents à la porte me font bondir du lit ; sans réfléchir, je m’élance par la fenêtre, et je retombe sur le tas de sciure que mon père stockait là depuis sa dépression.

Sa voix qui retentit depuis l’étage me hurle des menaces terribles. La peur au ventre, je redouble d’énergie et m’extirpe péniblement de ce piège mouvant. Je me précipite alors vers la lisière du bois tout proche, dans l’espoir d’y trouver refuge. Après une course éperdue qui me semble durer une éternité, je me retrouve égaré, au milieu de nulle part, seul dans cette forêt inquiétante sans savoir quel chemin choisir. Je prends une direction au hasard. Il y a bien longtemps déjà que je n’aperçois plus aucune lumière, si ce n’est la pâle clarté de la lune, de plus en plus dissimulée par les hauts branchages…

Les arbres ressemblent maintenant à des êtres griffus qui semblent vouloir me frapper. La tête me tourne, et j’ai du mal à respirer. Au bord de l’évanouissement, je repère une ouverture sombre dans ce qui me paraît être un gigantesque rocher. Je pénètre là-dedans en titubant, je m’effondre aussitôt ; puis c’est le trou noir…

*

Au bout d’un temps dont je ne saurais définir la durée (une minute, une heure, une journée ?), je ressens un étrange picotement sur la nuque. Instinctivement, je porte la main vers mon cou et je touche quelque chose de pointu et d’acéré : une monstrueuse griffe est accrochée au col de mon pull ! Effrayé, je me relève d’un bond et me précipite, dans l’obscurité totale, vers l’inconnu… Dans la panique, je me heurte à toutes les aspérités des roches de la caverne, je me cogne aux stalactites qui me blessent le front, je trébuche sur les stalagmites, tout en essayant de me débarrasser de la présence dangereuse qui pèse sur mes épaules.

Soudain, j’entrevois, au fond de la grotte, une lueur, d’abord ténue, puis plus intense, au fur et à mesure que je m’en approche… Parvenu tout près de cette lumière, dans un dernier effort, je me jette à travers cette clarté aveuglante, comme un plongeur qui sauterait d’une immense falaise sans voir les vagues de l’océan… Une minute, une heure, une journée, une éternité ? Je ne puis dire combien dura ma chute.

Je me sens si léger, le poids de la bête a disparu, tout danger semble écarté, et je flotte mollement, comme si j’étais sur un nuage. D’ailleurs, je tâte en-dessous de moi et je perçois une texture cotonneuse, humide, presque fluide, douce et tiède à la fois. Ma vitesse ralentit, la blancheur qui m’enveloppe devient progressivement rose, parme, fuchsia, violette, et enfin pourpre. Le souffle d’un zéphyr parfumé caresse mes joues, et une odeur évoquant la tarte à la myrtille que me préparait ma maman vient titiller mes narines…

Tout est si merveilleux que j’oublie mes soucis et mes craintes. Mais, soudain, je passe au travers du nuage, et atterris brutalement sur les branches d’un arbre bleu au feuillage démesuré et velouté. Je descends de celui-ci en m’agrippant à son tronc. Arrivé en bas, je suis surpris par le premier contact avec le sol qui se révèle élastique : à chaque pas, je rebondis d’un mètre comme si, j’avais sauté sur un trampoline ! Chaque brin d’herbe rouge produit un son mélodieux dès que je l’effleure ; de gigantesques fleurs dépassant largement ma taille courent autour de moi en poussant de petits rires cristallins. Au loin, un troupeau d’animaux étranges broute paisiblement sur une colline. L’un d’entre eux relève la tête, se détache du groupe et se dirige lentement vers moi.

Au premier abord, je l’avais pris pour une girafe. Maintenant qu’il est devant moi, je constate qu’il n’en est rien, et pour cause ! Son long cou terminé par un bec est entouré de neuf tentacules ; il se dresse sur ses sept pattes au pelage vert pomme et sa fourrure rousse bouclée traîne jusqu’au sol, me faisant irrésistiblement penser à la chevelure de ma mère.

C’est alors que résonne dans ma tête une voix qui m’est familière : maman me parle ! Sous le coup de l’émotion, je chancelle, mais l’animal place son encolure derrière mon dos pour m’empêcher de tomber. Je remarque que ses trois yeux me fixent avec intensité. La voix maternelle retentit à nouveau à mes oreilles et me déclare ces paroles troublantes : « Ne crains rien : nous ne te voulons aucun mal. Pour communiquer avec toi, nous empruntons cette voix que nous avons trouvée dans ton cerveau et que tu sembles apprécier tout particulièrement. Nous sommes des Zorns, peuplade télépathe du territoire Karyas. Notre bien-aimée souveraine Wouna est malade depuis quatorze de vos siècles, ce qui ne représente que quatorze mois pour nous. Notre devin Drass nous a prédit l’arrivée d’un petit être étrange dans ton genre, qui tomberait d’un nuage et viendrait guérir notre reine malheureuse. Sa fille unique et héritière est décédée, et elle ne cesse depuis de pleurer ; elle a abandonné ses sujets et s’est enfermée dans une grotte de cette forêt. Drass nous a expliqué que quelqu’un irait la trouver et lui rendrait le sourire ! Nous comptons tous sur toi, et moi, Bruz, je suis chargé de t’accompagner vers cette caverne. Acceptes-tu ta mission ?

Éberlué, je secoue la tête en signe d’approbation, sans vraiment réaliser ce que l’on attend de moi. Soudain, Bruz s’aplatit au sol et m’invite à monter sur son cou. Je m’accroche à ses boucles soyeuses. D’un bond, il s’élance sur ses sept pattes et se précipite en direction du bois. Après quelques sauts, il stoppe net, abaisse la tête et me fait glisser à terre. Nous voici devant une grotte qui me rappelle étrangement celle où je m’étais endormi… mais en dix fois plus grand ! De la pointe de son bec, Bruz frappe sept coups contre le gros rocher qui bloque l’entrée. La pierre réagit bizarrement : elle semble s’enfoncer sous l’effet du choc, puis se reformer à l’identique, comme le ferait un tas de sciure après avoir avalé des cailloux qu’on lui aurait jetés. Bruz me pousse vers le seuil et repart rejoindre son peuple sur la colline.

Suivant ses instructions, je plonge le bras à l’intérieur de ce bloc dont le contact me paraît fluide et glacial. Il s’écarte brusquement, révélant une lumière pourprée. Je m’approche en tremblant comme une feuille. Je perçois d’abord un chuchotement que l’écho de la voûte élevée répercute à l’infini. Alors que des sanglots de plus en plus puissants retentissent maintenant, je continue d’avancer vers cette lueur qui devient rouge, puis orange au fur et à mesure que j’atteins le fond de l’antre. Un chant mélodieux prend la place des derniers pleurs et se transforme en cascade de rires cristallins : le rire de ma mère !

Des reflets dorés encadrent maintenant une forme qui se précise : d’une taille faisant presque le double de celle de Bruz, la créature, comme lui, possède sept pattes, une fourrure rousse ondulée et un long cou, mais la ressemblance s’arrête là… car la tête est bien différente : le pelage est davantage une chevelure, les deux yeux sont d’un bleu profond, un petit nez retroussé remplace le bec de l’animal, et des lèvres fines et roses s’ouvrent sur un sourire attendrissant que je reconnais entre mille : maman !

De cette bouche s’élève une voix affectueuse qui s’adresse directement à moi : « Enfin ! Cela faisait si longtemps que je t’attendais ! C’est toi dont Drass m’avait parlé. Toi seul peux m’aider. Comme tu le vois, je suis prisonnière de cette roche : mes cheveux se sont emmêlés aux stalactites tandis que les boucles du pelage vert pomme de mes pattes, sous l’effet de la quantité accumulée de mes larmes, se sont transformées en stalagmites, au contact des propriétés particulières des minéraux de notre territoire. Aucun Zorn n’a le pouvoir de me libérer. Seule, d’après Drass, une créature comme toi saura utiliser la hache de cristal qu’il a déposé derrière cette paroi pour me dégager. Mais il faudra pour cela qu’il ait dans son cœur une peine aussi immense que la mienne causée par la disparition d’un être particulièrement cher… »

À ces mots, je fonds en larmes, ému par le sort de Wouna et surtout par sa troublante ressemblance avec ma mère. À sa demande, je lui explique ce que je ressens au fond de moi. Elle me déclare que, si je suis dans cet état, c’est que je dois être prêt à manipuler la hache. Je la cherche autour de moi, mais ne la vois point. La reine me dit alors de fermer les yeux et de penser très fort à ma mère, puis de les rouvrir balayant du regard les murs de la caverne. C’est ce que je fais. Soudain, comme par transparence, je repère l’objet derrière un gros bloc ressemblant à du granit jaune, à gauche de la souveraine.

Comme précédemment, je passe la main au travers de cette roche, et m’empare facilement de la hache. Selon ses conseils, je m’attaque à la destruction systématique des stalagmites qui se dissolvent comme de la poussière aux premiers contacts avec l’objet magique de cristal. Peu à peu, Wouna dégage une, deux, trois… puis toutes ses pattes, me fait grimper sur son long cou, en me laissant m’accrocher à ses boucles rousses, dont certaines d’ailleurs se détachent et restent emmêlées à mes doigts. Sa chevelure, grâce à mon aide, se détache plus facilement encore ; en quelques minutes, la reine est totalement libérée !

Elle se couche alors à mes pieds et m’invite télépathiquement à me blottir contre ses flancs. Je sens alors la température de sa peau augmenter progressivement. À nouveau sa voix chaleureuse s’élève vers moi : « Jamais je ne te remercierai assez ! Mais je suis trop faible encore pour te ramener directement d’où tu viens. Tu peux y arriver tout seul en pensant très fort à ce qui te rattache le plus à ton univers d’origine, et je pense parvenir à te permettre de franchir le passage mental qui relie nos deux mondes… Ferme les yeux, replie ton corps contre moi et reçois tout mon amour et ma reconnaissance éternelle pour ton secours ! »

L’image de ma mère s’impose tout de suite à mon esprit et se superpose à celle de Wouna, dont la chaleur, de plus en plus intense, irradie tout mon corps et me procure une étrange torpeur… Je plonge dans les abîmes du sommeil. Des flashs de lumière noire, d’abord extrêmement rapides, puis dont la vitesse décroît sensiblement, m’aveuglent bizarrement, tandis qu’un sifflement suraigu m’emplit les oreilles jusqu’à l’assourdissement. Ce maelström lumineux et sonore m’étourdit complètement et je sombre dans l’inconscience…
*

Une goutte d’eau, puis deux s’écrasent sur mon visage… Le contact humide de l’herbe et de la boue dans lesquelles mes mains sont plongées me rafraîchit et me réveille définitivement : Je suis à moitié étendu dans un fossé, en contrebas d’une route qui me rappelle vaguement quelque chose. Soudain, la mémoire me revient comme un coup de massue ! Je sais maintenant où je suis ! La mémoire de ces instants terribles qui m’avait quitté lors du coma consécutif à mon accident de voiture de l’été dernier me submerge violemment et je revois tous les détails du drame…

Mes mains se crispent davantage sur le sol sur lequel précisément se trouvait la tête de ma mère qui dépassait de la voiture renversée. Je me revois ce jour-là caressant sa belle chevelure rousse ondulée, quelques instants seulement avant de m’être évanoui et d’être évacué par hélicoptère. Je me relève péniblement et regarde mes doigts : mêlées à la boue séchée, des boucles de cheveux roux tachés de sang sont collées à mes phalanges…

Comme un zombie, je marche le long de la route et manque plusieurs fois de retomber dans le fossé, ou d’être fauché par les véhicules qui me frôlent. Un fourgon de police me dépasse, puis freine quelques mètres plus loin. La porte s’ouvre. Un agent sort et a juste le temps de s’avancer vers moi pour me recueillir lorsque je m’effondre de fatigue dans ses bras…

*

Lorsque je me réveille à l’hôpital, mon père est auprès de moi, en larmes. Il me jure que depuis les sept jours qu’a duré ma disparition, il a totalement arrêté de boire et qu’il s’en veut terriblement de m’avoir menacé et effrayé à ce point. En effet, dans les jours qui ont suivi, il s’est montré d’une gentillesse et d’une douceur incroyables envers moi, comme du vivant de ma mère.

J’ai retrouvé ma place au collège et me suis fait de nouveaux amis. Je n’ai plus peur des autres, ni même des professeurs qui me punissent souvent pour bavardage ! Mais, tout bavard que je sois devenu, il y a une chose que, jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais dite à qui que ce soit (et surtout pas à mon père !) : j’ai toujours, à l’intérieur de mon médaillon, une petite mèche de cheveux roux dont je ne saurai jamais s’ils appartenaient à la reine des Zorns, ou bien à ma mère, la reine de mon cœur…

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•••

Pauline Sarrato, 4e3

Je pars. L’air est encore froid.
Dans le ballet des phares et des klaxons
Des fantômes matinaux cheminent, sans voix.
Aucun chat dehors : ils se pelotonnent
Entre les draps froissés des lits désertés.
Ah l’odeur du doux pain chaud et du bon café !
Les grilles s’ouvrent, les vitrines s’illuminent.
Le bruit de mes pas lourds me berce et me fascine.
Et derrière cette porte,
Des visages de toutes sortes.

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Clément Abella, 4e3
Dans le voyage de ma vie,
Tous les gens et les culbutes
Ne m’ont pas toujours permis
De gagner toutes mes luttes.

Se battre pour exister,
Voici mon lot quotidien.
Les injures et les huées,
Ceci est ma vie de chien.

Les chimères, je les laisse
Aux gais et aux bienheureux ;
Mais pour ceux que la vie blesse,
Nulle flamme devant eux..

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Nikita Dos Santos, 4e3
Une longue traversée nous attend,
Vers un pays merveilleux.
Les nuages y sont si blancs
Qu’ils éblouiraient tes yeux.

Arrivée là-bas, ivre de bonheur,
Je te serrerai très fort,
Pour sentir battre ton cœur.
Notre vie n’aura plus aucune fin,
Allez, viens, suis-moi sur le long chemin
Qui nous mène au paradis.

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Jonathan Roche, 4e3
Un bel oiseau,
Tout haletant,
De son voyage
Au bord du Nil
Revint.

Les pieds dans l’eau,
Tranquillement,
Sans voir l’image du crocodile,
Il geint.

Ce bel oiseau,
Qui sous la dent
Craque et enrage,
Cet imbécile,
S’éteint.

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Si je devais…
Joris Saint-Martin, 4e3

Si un jour je devais partir,
Je partirai très loin d’ici.
Je larguerai tous mes soucis,
Et je me mettrai à courir.

Et si je devais prendre l’air,
Je volerai une montgolfière,
Tel un albatros jaillissant
Droit vers le ciel éblouissant.

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Le Chemin
Estelle Gimeno, 4e3

En route pour l’avenir,
Je me suis égarée,
Si loin des souvenirs
Que j’avais oubliés.

J’ai voulu repartir
Dans ce pays lointain,
Mais j’ai failli mourir,
En prenant le chemin.

Arrivée en ce lieu,
Je me suis rappelé
La lumière de tes yeux,
Qui m’a fait tant rêver ?

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Quentin Gandillon, 4e3

Au milieu d’un sentier,
Je marche et puis je pense,
L’esprit tout égayé
Par une joie immense.

Les gens sont si pressés.
Je ne les comprends pas
De ne pas profiter
Des bonheurs d’ici-bas.

Je préfère m’arrêter,
Et prendre tout mon temps,
Et tout bien observer,
Partir tranquillement.

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Julia Drougard, 4e3

Je vois au fond de tes yeux
Le reflet de la mer bleue
Qui m’emporte dans ton cœur
Vers un horizon de bonheur.

Je vois dans le creux de tes mains
Une ombre sur un long chemin
Qui me suit et marche dans mes pas.
Cette ombre, il me semble que c’est toi.

v

Mon Cheval
Estelle Fareng, 4e3

Quand je trotte sur les sentiers,
Et que sur mon front je sens l’air frais,
Quand tu commences à galoper,
Alors je me mets à frissonner.

J’espère un jour t’avoir à moi,
Alors je ne veux rien que toi.
Nous irons sur les chemins,
Et je me sentirai bien.

Je ne pense pas t’avoir un jour,
Même si j’en rêverai toujours.
Toutes les nuits je rêve de toi.
Je n’envisage ma vie sans toi.

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Rémi Licciardi, 4e3

Je volerai comme un oiseau en déroute,
Esquivant de la pluie les gouttes cruelles,
Fuyant les assauts glacés de vent rebelle,
Et rien ne me détournera de ma route.

Quand je ne pourrais plus avancer,
Que le froid me glacera les ailes,
Je m’échouerai dans l’herbe, épuisé,
Vacillant comme une chandelle.

Ce sera peut-être la fin du voyage.
Fini le défilé des beaux paysages.
Mais si soudain un rayon de soleil luit,
Je repartirai pour découvrir la vie.

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Sam tombe à l’eau
Matthieu Saccourtade, 4e3

Sam erre dans la plaine,
Ne sachant pas où aller.
Le cœur rempli de haine,
Il doit se défouler.

Tout à coup il dérape
Juste au bord d’un ruisseau.
Personne ne le rattrape,
Et voilà Sam à l’eau.

Et en se relevant
Il se met à jurer.
Voilà que maintenant
Sa haine a empiré.

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Anaëlle Sétau, 4e3

Il existe une voie
Dont les bords sont étroits,
Un chemin mystérieux
Où on allait tous les deux.

Aujourd’hui c’est fini.
Sans un mot, sans un bruit,
Très loin tu es parti,
Me laissant seule ici.
Alors sur le sentier,
J’attends toute figée,
Je pense à toi tout bas,
À l’affût de tes pas.

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Ascension
Quentin Dedouche, 4e3

Au sortir de la vallée sombre,
Je gravis les marches dans l’ombre.
Il ne faudra pas que je flanche,
Pour toucher la montagne blanche.

La neige est glissante et dure.
À traverser, tel un mur,
Le vent glacé qui vient du nord,
Se déchaîne comme la mort.

Et le soleil, perçant le ciel
De ses rayons de miel,
Me permettra d’aller tout voir.
Je suis venu trouver l’espoir.

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Malika Madaci, 4e3

Je pars sur un chemin
Qui n’a aucune fin.
Et seulement la mort
Décidera de mon sort.
Un ange sur ma route
Anéantit mes doutes.
Le vent balaie mes larmes.
Je ne vois que la flamme.

Je repars et, en chemin,
Fais face à mon destin.
Les yeux rivés sur le ciel,
Dans un battement d’ailes,
De mon chagrin secret
J’admire l’envolée.
Personne ne m’attend,
Alors je prends mon temps.

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Matthieu Emportes, 4e3


J’y ai beaucoup songé,
Au trajet de la vie.
Jusqu’où faut-il aller
Pour que ce soit fini ?

Car après ces années,
Peut-être y aura-t-il,
Après toutes ces plaies,
Une vie plus facile.

J’y ai beaucoup songé,
Mais pour l’instant, ici,
Mon immense trajet
Est loin d’être fini.

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Solange Tabary, 4e3

Tu as pris un autre chemin,
Alors je continue le mien.
Comment réussir, marcher droit,
Quand je sais que tu n’es plus là ?
Un ange veille-t-il sur moi ?
Dans ce cas je ne le vois pas.
Je vais parcourir ton chemin,
Le chemin qui nous emmène loin,
Vers l’au-delà ou dans tes bras.

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Paul Perrin, 4e3

Il passe tout doucement
Sur les frontières.
Il file au gré des vents,
Très loin des guerres.

Mais quand le vent change de camp,
C’est l’ouragan.
Comme ce sont deux camarades,
Leur amitié survivra bien à une tornade.

Les hommes ont des chemins tracés ;
Lui a sa liberté.
Ami du vent, ami de l’eau,
C’est le bateau.

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Matthieu Emportes, 4e3

Quand tu pars en voyage, n’oublie pas d’observer,
Dans ces beaux paysages, les trésors bien cachés.

La furtive belette, le cerf plutôt discret,
Ne détourne la tête que lorsqu’ils sont passés.
Que ce soit en voiture ou bien à dos d’oiseau,
Un parfum d’aventure te souffle dans le dos.
Mais si tu t’en vas à pied, tu es bien courageux,
Et pour ne pas te lasser, mieux vaut partir à deux.

Quand tu pars en voyage, n’oublie pas d’observer.
Et quelque soit ton âge, tu vas t’émerveiller.


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Laure Dulon, 4e3

Sur le chemin j’ai rencontré
Des amoureux à l’air rêveur,
Qui dans les coins vont s’embrasser,
Collés, serrés, cœur contre cœur.

Sur le chemin j’ai rencontré
Quelques promeneurs solitaires
Au regard si désespéré
Qu’ils semblaient tout seuls sur la terre.

Mais parmi tous ces nostalgiques
J’ai croisé quatre musiciens
Qui, jouant avec tant d’entrain,

S’adonnant à leur musique
Avec un élan sans pareil,
Firent de ce jour un soleil.

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Guillaume Sanson, 4e3
Sur
Un chemin je
Trouvai un petit
Oiseau très très malade. Je le recueillis.
Comme il chantonnait, je le mis
Dans un nid, et lui
Donnai des
Mies
Plein
De
Mies de pain
.

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Sablier
Mélanie Azam, 4e3

Naissance
Mon berceau rose
Au bout des bras balancent
Des pas d’enfants qui dansent.
C’est mon premier amour, il faut que j’ose.
        C’est le grand jour où je dis oui.
         Beau moment, il voit le jour,
     La famille s’agrandit.
     Changement,
Sur mon chemin un hôpital
Sur mon lit blanc ma mine pâle
Attriste les miens, tout larmoyants
Mon avenir est devenu passé, destin fatal.
La belle vie que j’avais est derrière moi
Dur moment pour ceux qui m’aiment.
Quant à moi, je me vois
Mourir.


Ensages
Dedouche Quentin, Roche Jonathan,
Sacourtade Mathieu, 4e3


En ua maison, jo que vedi ua carrèra a travès era frinèsta. Jo contunhi era mia rota e vedi hums d’ausèths en parcórrer eth lor camin.
Mes luènh ena carrèra que i a eth men Avénguer, era mia carrèra e davant jo corren camins dangeroses.
Ua letra apareish davant jo ara virada d’un camin… benlèu era clau que me condutz decap eth camin dera libertat…


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Azam Mélanie, Parodi Anaïs, Sarrato Pauline, 4e3

Ena descobèrta d’un monde navèth

    En caminar decap un avénguer mes bèth
        En parlar de causas que deven estar provadas
            En aimar era Natura sauvatja e abandonada
                En pagerar eth Amor e er’enveja de partir
                    En acabar per un desir d’avénguer…
                    Adiu, monde meravilhós.
                Retorn, non pas gaujós,
            En retrobar era anciana vita.
        En ignorar eth bonur e er’enveja
    Viatjar ei jà eth passat
En esprovar un desir deths grans.


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De Abreu nelson, Dulon Laure,
Gimeno Estelle, Sanson Camille, 4e1 et 4e3


Era lua nera,
Rebat en miralh
Pren eth camin dera vita
E aneràs ath Paradís


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En camin
Bertin Florian, Emportes Mathieu,
Escole Simon, Licciardi Rémi, 4e1 et 4e3.


Camini e darrèr jo caminan estèlas,
Decap lendomans d’estèlas,
Eth secret, era Mòrt, tot çò que naish e eth flaquèr
hèn morir eths mens pas, hèn víver era mia sang.

Eth men camin non a pas començat,
Nat jaç ei en vista.
Camini decap jo medish
E decap tot çò que veng
Camini e darrèr jo caminan estèlas.

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Dos Santos nikita, Drougard Julia,
Lespinasse Manon, Madaci Malika, 4e1 et 4e3


Ena vila de Paris, que i a eths Champs Elysées
En aqueths Champs Elysées, que i a eth Arc de Triomphe,
En aqueth Arc de Triomphe qui a un teulat,
En aqueth teulat, que i a un carreton
En aqueth carreton, que i a un nenon,
En aqueth nenon que i a un còr,
En aqueth còr, que i a un mot,
En aqueth mot que i a « qu’aimi »…

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•••

Fournet Ariane, Peret Nadège, 4°1 et 4°3

En ua vila de Martinica, que i a ua carrèra,
En aquera carrèra, que i a ua bòrda,
En aquera bòrda, que i a un salon,
En aqueth salon, que ia un libe,
En aqueth libe, que ia un conte,
En aqueth conte, que i a un rei,
En aqueth rei, que i a un esperit,
En aqueth esperit, que i a ua amna.

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Er’auruga

Burgalat Violette, Escalas Amandine, Lac Fournier Pauline, Fernandes Anthony et Mathieu, Francino Parramon Oscar, Frechou Laure, Peyet Guillaume, 3e 2 et 4e.

I avié un còp, ua auruga verda que se passejave sus un caminòt boscatèr. Que hè beròi. Ena sua passejada, vei abelhas sus eras hlors, eras hormigas dab minjar sus er’esquia e que le passan davant.

Qu’ei cansada e decideish de se repausar. Que se met ar’ombra devath ua huèlha que’s hè eth son nis e, pauc apuèi, que s’adrom.

Obreish eths uèlhs e ua tempèsta se lhèva. Era huèlha on ei er’aurauga, se destaca. Que s’envòla. Vei arbes eths lapins eths ausèths e eths dròlles que se passejan en camin. Vei eras hormigas en camin que’s pareishen a grans de beutat sus un braç.

Eth vent que s’arrèsta, ezra huèlha que cad. Er’auruga que’s retròba per tèrra que se desrevelha qu’avié saunejat deth son tapís volent. Era que s’espia, tristòta en ua gota d’aiga…
Que se vei dab granas alas plen de colors en sua esquia : quina jòia !!!
Que viatjarà peths sons quites mejans.

Cric cric eth men conte ei finit,
Cric crac eth men conte ei acabat.

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••••••••••••

Section européenne (12 élèves)
Collège Jean Monnet
2 boulevard Charles de Gaulles
31110 Luchon

Por el camino
de
Santiago


Voy a contarles la historia fabulosa que nos tocó vivir a nosotros, un grupo de jóvenes españoles, que decidimos un día hacer el camino de Santiago saliendo de la frontera francesa : Saint-Jean Pied de Port para recorrer todo el « camino francés », hasta la ciudad gallega de Santiago.
Esta es nuestra historia…


CAPITULO 1
vistiéndose
Como la tradición lo exigíá, teníamos que vestir el hábito de peregrino. Un anciano, que se pasaba el tiempo dando de comer a las palomas en la pequeña plaza de Saint-Jean-Pied-de-Port, nos dijo dónde podríamos comprar el típico vestido de peregrino.
Entramos en una tienda muy vieja, sucia y extraña… Allí una anciana de aspecto raro, nos esperaba ya. Nos preguntó lo que queríamos. Después de decírselo, se fue y nos trajo lo que habíamos pedido.
Nos dio una capa muy larga que serviría para protegernos y escondernos en caso de peligro. El color era oscuro para pasar desapercibidos.
Asimismo nos dio un sombrero redondo en el que, a la vuelta, colocaríamos una concha, testimonio de nuestra peregrinación.
El zurrón era muy pequeño, en él sólo podíamos poner un bocadillo y una botella de agua. Nos dijo que lo más importante no eran los alimentos para subsistir sino la fe en nosotros mismos.
Al darnos el bordón, nos dijo que nos serviría para defendernos de los lobos y también de los ladrones que seguían muy numerosos en la zona.
Al despedirnos, nos comentó que el bordón era mágico y que nos permitiría andar mucho más rápidamente por el camino.
Nos deseó una buena suerte y emprendimos el camino hacia Santiago.


CAPITULO 2
los lobos

Después de vestirnos como verdaderos peregrinos y gracias al bordón mágico, pudimos llegar a Puente la Reina en sólo unas horas.
Visitamos la ciudad e intentamos encontrar un hotel o una casa rural para pasar la noche. Pero fue imposible encontrar algo para alojarse porque había muchos peregrinos en ese momento en la ciudad.
Entonces dormimos al raso en un bosque que estaba muy cerca de la ciudad. Nos instalamos debajo de un árbol y de súbito oímos el aullido de unos lobos que estaban muy cerca de nosotros. Nos dieron mucho miedo y tras un largo momento decidimos marcharnos de nuevo o encontrar otro sitio para dormir.
El problema era que nos habían rodeado y no podíamos salir del bosque. Luchamos con nuestro bordón mágico y con toda nuestra fuerza pero eran muchos.
Decidimos entonces encender un fuego para alejarlos y protegernos para poder dormir un poco. Los lobos por fin se fueron y nos dejaron en paz.

CAPITULO 3
los mendigos

Tras nuestra aventura con los lobos, y sin pegar el ojo de toda la noche, reemprendimos nuestro camino rumbo a Santiago, siendo todos muy agotados ya.
Después de caminar una hora con el bordón mágico llegamos cerca de León y allí decidimos comer a orillas de un bosque en el que estábamos solos.
Descansamos un rato y dorminos cerca de una fuente antes de caminar de nuevo. De repente oímos un ruido que nos detuvo.
El ruido era extraño, venía del bosque. Se oían ramas que se rompían, y pasos perdidos. También pudimos oír unas voces que cuchicheaban a lo lejos.
Sentíamos mucho miedo y estábamos asustados al pensar que mendigos, que solían estar en el camino, podían robarnos lo poco que teníamos. Entonces, nos escondimos en los matorrales y vimos a cuatro mendigos que se paseaban y que se sentaron para comer un bocadillo. Esperamos en silencio y sin movernos. Como no nos vieron, al poco rato se marcharon. Estábamos muy contentos de no haber utilizado nuestra fuerza o el bordón como en el episodio de los lobos porque los hombres suelen ser peores que los animales….
Gracias al bordón mágico caminamos muy rápidamente y llegamos unos días después a la catedral de Santiago. Allí nos dieron la famosa concha que pusimos en nuestro sombrero como prueba de nuestra peregrinación.

Estábamos cansados pero muy contentos por haber vivido tantas aventuras mágicas en tan poco tiempo en el famoso camino de Santiago de Compostela.

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Vuelve
Gaelle Dupouey et Estelle Andres, 3e2.

Andaba los ojos cerrados,
Estaba esperando una cosita
Que podrìa ayudarme
A acordarme de tu mirada.

He creìdo percibir una sombra
Entonces la esperanza ha venido a visitarme,
Pero no eras tù, era un lobo.
Entonces seguìa andando.

Después, he cruzado un lago,
He recorrido una montaña,
Estaba lista para darle la vuelta al mundo
Para verte una ùltima vez

Vuelve...

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Un viaje tan largo
Sydney Ajates, Laura Augsburger, 3e2

Ando clavada en mis pensamientos,
Pero nada puede detenerme,
El frìo va invadiéndome
Pero no puedo abandonar.

Mi nueva vida no està muy lejos
Mientras que mi pena se refleja en mì.
La desesperaciòn, la tristeza y el malestar
Por dejar detràs de mì a los que
Me dan tanta alegrìa.
¿Podré yo un dìa ser feliz?
Dos paìses donde mi corazòn se destroza.
No conseguì vivir : ¿mi felicidad o la suya?
No lo sé... A lo mejor juntos, podemos ser felices.
Sì, juntos por el camino, podemos ser felices.
Pero... Qué viaje tan largo...

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Quiero
Laura Gouaze, Simon Martinez, Cindy Rous, 3e2

Quiero salir
Dejar esta sociedad

Quiero salir
Encerrarme en un mundo de paz

Quiero salir
Descubrir nuevos horizontes

Quiero salir
Para vivir plenamente mi pasiòn

Quiero salir
Olvidar esta contaminaciòn

Quiero salir
Para vivir . . .

Quiero exilarme
Para no volver màs . . .

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El camino de mi vida...
Gaelle Arditte, Justine Delort et
Roxane Dos-Santos, 3°2.


El camino de mi vida
Soy yo quien lo he escogido
A pesar de las dificultades
Y de algunos disgustos que me permiten seguir...
El camino acabará un día
Pero espero que sea lo más lejos posible...


Un camino de sueño

Prescillia Robart, 3°2

Ando sobre el camino,
Sola en mis pensamientos
Miro la naturaleza,
Siento el buen olor de las flores
En un pequeño rincòn de hierba.

Me tumbo y miro el cielo,
De repente, me hundo
En un sueño profundo...
Sueño con un camino con àrboles
Lleno de frutas que nadie no puede tocar y comer,
Salvo yo.

Me despierto con cuidado,
Y veo que la noche està llegando...
Vuelvo a hacer el camino atràs
Hasta llegar a mi casa.

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COLLEGE de SAINT-BEAT

Rencontre inesperat

Carras Jean, Feixa Amandine,
Martin Kévin, Navarro Sandy,
Rives Laura, Rumeau Estelle, 5e


Nosauts que vos vam contar er’istòria d’un encontre entre un òme e eth ors.
Aqueth òme que s’apèra Pèir. Eth part en montanha tara descobrir pr’amor qu’ei dera vila.
Mès, tot d’un còp, eth enten un brut que comença d’aver paur, puèi ua bèstia que sorteish mès eth ère solatjat pr’amor qu’ère ua craba. En camin, Pèir encontra ua gojata que s’apèra Maria, acaban era lora passejada amassa.

Puèi, tot d’un còp veden ua bèstia encara, alavetz, coma Pèir ei curiós, que s’apressan. Se retròban cap a un ors e eths sons petits. Eth ors que’s lhèva sus eras duas patas e comança deth atacar… que’s meten a córrer mès Maria cad e un orsòt de pè era vòu granfinhar.
Marai eth balha un bonbon e eth orsòt s’apasimèc.
Fin finala Maria aths anave visitar cada dia e devenguèren amics…

Cric crac eth men conte ei acabat.

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Lycée professionnel de Tahiti



En chemin, on ferme la porte
Sylvie

En chemin, en chemin, disait l’impatient.
En chemin, oui mais lequel, répliquait l’indécis…
Sur la route ! Proposait l’audacieux, peut-être même la rue rajoutait-il.
D’accord, grommelait le raisonneur, pour la rue il faut des trottoirs, il n’y en a pas. C’est bien difficile de marcher.
Galié, on ferme la porte, on ouvre le reste.
On tasse les bagages dans la voiture, avec Christine, Doriane et moi. Au premier arrêt Éloi monte, direction Paris. Sur une aire d’autoroute parisienne, Doriane descend ; elle prend une correspondance pour la Mongolie. Elle n’oublie pas de changer quelques pièces contre des bonbons. C’est un système particulier que l’on rencontre parfois, surtout en voyage. Éloi arrivé chez lui, se repose un instant avant d’affronter un séjour linguistique anglais. Reviendra-t-il imprégné ?
Christine est présente.
Et moi ? en chemin j’ai retrouvé des amies de toujours.
Direction Roissy : « Avez-vous des objets dangereux à déclarer ? » « Un laguiole ? » « ??? » « C’est une blague. » L’avion est un Boeing 777. Durant une dizaine d’heures, je reste assise à contempler le défilé kilométrique. C’est long. Heureusement, une pause pipi est prévue à Los Angeles. Tout le monde est très gentil avec les passagers et veille même à nous éviter les phlébites : pour que nous nous dégourdissions les jambes, nous marchons à travers différents longs couloirs, montons puis redescendons de nouvelles passerelles et pour terminer, ils n’hésitent pas à nous demander de nous déchausser. Que d’attentions. Afin de tromper la monotonie du voyage, nous changeons d’avion, voici maintenant un Airbus… Encore une petite dizaine d’heures de vol. C’est la première fois que j’entends parler tahitien.


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Moea, 2nde comptabilité

En chemin, j’ai rencontré l’âme sœur dont je rêvais tous les jours. Je le voyais jouer au football. Je me suis promenée et en chemin, on s’est dit bonjour. Les autres fois, je ne le voyais plus, pour moi, se promener, c’est terminé.

Marianne, 2nde comptabilité
...
En chemin, je me suis cognée la tête contre la branche d’un arbre. Très dure. J’ai imaginé que j’étais dans un conte de fées et que je chantais en flottant.
Le vent me poussait vers le destin lorsque je ramassais de jolies fleurs roses. C’est alors que je me retrouvais au pied d’un arbre magnifique, alors, je me suis réveillée et je suis allée au magasin pour faire des courses.


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Herenui et Milenka 2nde comptabilité

Une ancienne copine, qui était une sainte, est devenue en chemin une ivrogne qui me rappelait sans cesse que l’alcool n’est pas bon. Elle m’a agressée avec un bâton et j’ai pu voir dans ses yeux de la peur et de la haine. Je lui ai rappelé qui j’étais et elle a couru très loin.
Je pense qu’elle s’est souvenue de mon visage.


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Moea, 2nde comptabilité

En chemin tu es là
En chemin tout a basculé
En chemin tu es parti
En chemin ma vie a commencé
En chemin mes larmes ont coulé.


 
Teruhia Monoarii

En chemin, je me suis souvenu d’une chose, que ma mère me disait à propos de l’école. Elle disait que l’école était très importante, et que c’était le seul moyen d’être un jeune homme intelligent. Ensuite j’ai travaillé comme un fou pour arriver au lycée, c’était mon objectif d’intégrer au moins des classes secondaires et des études à l’étranger.

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Bellais Teragihei

 Près du lycée, j’ai croisé une Porsche, c’est une des voitures que j’ai souvent rêvé d’avoir, je me suis toujours vu dans une Porsche et passant avec fierté devant mes amis avec ma voiture pour les impressionner, et puis, un jour, en chemin vers l’aéroport de Faaa j’ai vu un grave accident sur la route et ça m’a fait vraiment peur. Les trois voitures étaient vachement défigurées et à partir de ce jour-là, je crains de rouler en voiture maintenant après avoir vu ce drame, mais je rêve toujours d’avoir une Porsche.

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