Boulogne sur Gesse
Le cheval bleu
Une jeune fille qui se nommait Isabella vivait à Bucarest. Elle avait les yeux émeraude, les cheveux d’un brun chocolat et le teint mat. Un beau matin, alors qu’elle se promenait dans la forêt, elle aperçut au loin une maison délabrée. Elle alla frapper à la porte. Un vieil homme vint ouvrir. Ses cheveux blancs trahissaient son âge avancé ; sa peau rugueuse et son regard d’un noir sombre le rendaient intrigant.
– Que veux-tu jeune fille ? demanda l’homme.
– R… rien, bégaya Isabella. Je faisais un tour, j’ai vu cette vieille maisonnette et j’ai voulu rentrer, répondit-elle l’air gêné.
– Eh bien entre donc ! lui lança-t-il en l’entraînant à l’intérieur. Veux-tu goûter ?
– Oui je veux bien, dit-elle.
Ils entamèrent une conversation des plus naturelles si bien qu’au bout d’un moment le vieil homme l’interrogea :
– Aimes-tu les chevaux ?
– Oui j’adoooooore !
– J’allais oublier, comment t’appelles-tu ?
– Je m’appelle Isabella !
– As-tu déjà caressé un cheval ?
– Non, jamais, lui dit-elle.
– Eh bien suis-moi !
Il l’amena dans une écurie où il lui montra un jeune poulain bleu. Celui-ci voulut se mettre debout mais retomba aussitôt. Isabella s’approcha et le caressa. Son poil était doux et soyeux, ses yeux couleur de lave.
– Le veux-tu ? lui demanda-t-il.
– Avec plaisir ! Mais il faut que je demande l’autorisation de mes parents.
– C’est déjà fait ! dit le vieillard.
– Alors d’accord, reprit-elle toute enthousiaste sans poser de questions.
Il lui offrit un licol, un filet, une selle, un tapis et les brosses pour le nettoyer. Neuf mois plus tard alors qu’elle rendait visite au mystérieux vieillard, elle vit son cheval prêt à être monté.
– Henri ! cria-t-elle, où êtes-vous ?
Elle fit le tour de la maisonnette, traversa la cuisine, la chambre, le salon mais elle ne le trouva pas. Elle alla à l’écurie et le vit allongé dans la paille. Elle se précipita vers lui.
– Occupe-toi bien de ton cheval et de ma maison…
– Que vous est-il arrivé Henri ?
– Rien…
Et il rendit son dernier souffle. Tellement chagrinée, elle partit à cheval, loin de la maison de son ami. On ne sut jamais ce qui était arrivé au vieil homme.
Après son enterrement, Isabella se vit léguer la propriété d’Henri toute entière. Depuis ce jour, elle ne se sépara plus de son cheval bleu.
Elisa et Marine, 6°.
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Les martiens
Il était une fois, deux martiens qui vivaient sur la planète Mars. Ils possédaient un vaisseau d’un bleu ciel magnifique ! Ils voulaient partir en vacances sur la Terre, celle que l’on surnommait « la planète bleue ».
Un lundi, les deux compères commencèrent à partir et l’un des martiens dit : « Attends Jacki, j’ai besoin d’emporter un souvenir avant de partir ! » Et l’autre de lui répondre : « Vas-y, mais dépêche-toi ! ». Niko descendit du vaisseau et vit un engin se poser près de lui. Il s’en approcha et aperçut un être étrange qui ressemblait à un singe. Niko lui demanda : « Qui es-tu ? » et l’animal lui lança : « Ton pire cauchemaaaaaaar !!! » Le primate sortit alors son arme et appuya sur la gâchette ; et Niko se changea aussitôt en COR-NI-CHON !
Jacki entendit les hurlements horribles de son ami. Il accourut près de lui et dit à l’inconnu : « Que lui as-tu fait, vieille canaille et comment t’appelles- tu ? » Le méchant lui renvoya : « Je l’ai changé en légume et on me nomme Poco ! ». Jacki pleura en voyant ce qu’était devenu son compagnon mais le singe lui annonça qu’il y avait un moyen de le sauver : il devait participer au duel de Bombada. Alors Jacki se mit à réfléchir et fut heureux de voir qu’il y avait une solution à son problème.
Ils s’affrontèrent de longues heures, à mains nues, jusqu’à ce que l’un des deux adversaires tomba à terre. Ce fut Poco le premier à toucher le sol. Tout en rendant son dernier souffle, il dit à Jacki d’aller à la montagne de Nopela pour récupérer l’antidote qui pourrait guérir Niko. Après que le vainqueur eut trouvé la fameuse « herbe bleue » indiquée, il la donna à son ami qui, aussitôt, reprit sa forme initiale.
Et c’est ainsi que les deux compagnons purent enfin s’envoler vers la Terre où de nouvelles aventures les attendaient…
Adrien et Vincent, 6°
L’envahisseur bleu
Il était une fois, trois jeunes soldats qui travaillaient à la base 51. Il y avait le soldat Smith, très courageux et téméraire ; le soldat Jackson, intelligent et fort ; et le soldat Rickflaire, sournois et discret. Leurs supérieurs leurs avaient confié une mission : mener des expériences sur des chats afin de trouver la recette de l’IN-VIN-CI-BI-LI-TE ! Pendant des jours et des jours, ils travaillèrent sur une fiole dont le produit devint bleu. Une fois la préparation terminée, ils l’injectèrent à un chat, mais le test n’aboutit à rien. Ils décidèrent alors de rentrer chez eux et d’aller se coucher.
À 3h05 du matin, le soldat Smith se réveilla en sursaut et se cogna au plafond. Il regarda par la fenêtre et vit qu’ils étaient dans l’espace : en effet il n’y avait autour de lui que la nuit noire et les étoiles scintillantes. Il voulut prévenir les autres mais se rendit compte qu’ils flottaient dans l’air, sans connaissance. Puis il entendit du bruit qui venait de l’extérieur.
Immédiatement, il prit son arme et alla inspecter les environs. Il s’étouffait à cause d’une fumée nauséabonde qui avait envahi l’atmosphère. Au milieu de ce brouillard, il lui sembla distinguer une silhouette, immense, mesurant au moins deux mètres de haut et surtout complètement BLEU MARINE. Alors il prit peur et commença à courir à toutes jambes. L’étrange créature, se mit à courir après lui, agitant une étrange lumière. Smith perdit l’équilibre et tomba. Impossible pour lui de se relever… La chose s’approchait de lui de plus en plus vite. Quand elle arriva près du soldat apeuré, elle dit :
– Tout va bien Monsieur ? Vous avez eu un accident : votre voiture est sortie de la route et a fait plusieurs tonneaux… Mais vous n’avez plus rien à craindre, je suis de la police !
Pablo, Jack et Bastien, 6
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La veste bleue
Je devais partir à une fête chez une amie. C’était la nuit : tout était sombre. En cachette, je pris la voiture de mon père. La route était noire. J’allumais les phares. Tout à coup, au loin, il me sembla apercevoir une silhouette… Je m’arrêtai et descendis du véhicule. Je m’avançai prudemment de cet être ; plus je m’approchais et mieux je distinguais les contours de cette créature. Enfin je vis clairement une veste bleue, un pantalon noir et à côté une lumière qui m’éblouit. Je pris mon courage à deux mains pour rentrer en contact avec cet étrange personnage…
Tout d’un coup, je sentis quelque chose me toucher, délicatement… la joue… Et là, j’entendis crier : « C’est l’heure de te lever Selma !!! ».
Le rêve bleu
la nuit devient bleu foncé
la lune brille de mille
éclats
c’est le moment où tous les enfants
commencent à dormir
et à sombrer dans le monde des rêves…
Selma, 6e
Un monde haut en couleurs
Il était une fois sur la planète bleue
une ville rose.
C’est dans une maison blanche,
que vivait Violette.
Elle faisait griller des marrons
et pelait des oranges,
quand elle aperçut une souris verte
qui courait… sur le tapis rouge ;
elle eut une peur bleue !
Marion, 6°
Invraisembla… bleu !
Il était une fois, dans un tout petit village, un garçon qui s’appelait Florian et sa petite sœur Laurie. Un soir, avec leurs parents, ils parlaient d’un monde bleu dont ils avaient vaguement entendu parler dans la cour de l’école. Puis ils allèrent se coucher.
Au beau milieu de la nuit, un bruit les fit sursauter. Ils se levèrent et se précipitèrent à la fenêtre. Ils aperçurent leur chien qui aboyait après une forme étincelante, une lueur étrange…
Florian et sa sœur sortirent et s’approchèrent du halo de lumière. Là, ils furent aussitôt aspirés. Ils entrèrent alors dans un brouillard bleuâtre. Ce monde était un peu froid et leur inspirait une grande tristesse. Ils avancèrent difficilement à travers le nuage opaque jusqu’à sa disparition complète.
Là, ils découvrirent une ville de toutes les couleurs. Florian et Laurie étaient ébahis. Alors ils s’approchèrent. Quand ils entrèrent dans la cité, ils se rendirent compte qu’avait lieu une fête foraine. Laurie était toute joyeuse car elle adorait les attractions. Elle était prête à monter sur l’un des engins quand soudain un homme rond et barbu se présenta à eux :
– Bonjour comment vous appelez-vous ?
– Je m’appelle Florian et voici ma petite sœur Laurie.
– Bienvenue dans le monde enchanté de Bluetown ! Je suis content de faire votre connaissance. Je m’appelle Char… Aie !
– Que se passe-t-il ?
– C’est un escargorille qui vient de me mordre !
– Qu’est-ce que c’est ?
– Cette chose est minuscule. Vous ne pouvez pas la voir, même pas moi !
Cet homme avait un visage mystérieux et à sa façon de parler, il semblait être un bourgeois !
– Je dois vous laisser, je suis très occupé, je vous dis au revoir et bonne journée !
Il s’enfonça dans les allées et disparut. Florian dit à sa sœur :
– Laurie tu n’as pas envie d’aller faire un tour de manège ?
– Oh que si ! Justement je n’attendais que ça !
Mais ils sentirent une présence, des yeux qui les guettaient… Ils crurent voir une ombre qui les suivait. Faisant semblant de tourner à droite à l’angle d’une allée, ils se cachèrent derrière un stand de friandises. Là, ils aperçurent une jeune fille vêtue d’une très belle robe. Florian sortit de sa cachette et lui demanda :
– Eh toi ! Qu’est-ce que tu nous veux ?
– Bon… Bonjour, répondit-elle toute tremblante. Comment t’appelles-tu ?
– Je m’appelle Florian et toi ?
Je m’appelle Jul…
Et tout un coup il sentit une odeur de chocolat chaud lui chatouiller les narines.
– Réveille-toi mon chéri, c’est l’heure ! dit la mère de Florian.
Kénisé et Amélie, 6°
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Les extraterrestres bleus
Il était une fois, des extraterrestres bleus qui vivaient en harmonie sur une planète bleue dont la capitale était surnommée « Blue city ». Ils étaient tous amis entre eux. Les adultes et les enfants avaient trois antennes sur la tête. Les automobiles pouvaient voler et aller à la vitesse de la lumière (300000 km/h). Les maisons ressemblaient à celles de la Terre et l’eau était remplacée par un liquide visqueux nommé le « blue liquid ». Les nuages et le ciel étaient bleu marine. Les habitants faisaient leur jardin en plantant du sarrasin de couleur bleue, en semant du maïs de la même couleur que la céréale bleue et en plantant des tomates bleues. Tous les légumes et les fruits avaient la même forme et la même couleur bleue.
Or, un jour ensoleillé, un être maléfique nommé « Mr. Maboule » sortit des entrailles de la terre et commença à semer la terreur sur la ville. Les habitants se mirent à fuir la ville emportant avec eux le strict nécessaire. Mais très vite l’armée bleue de « Blue city » intervint et essaya de capturer l envahisseur à coups de flèches électriques. Au bout de la troisième tentative, l’adversaire tomba à terre. Mais juste avant de s’écrouler, le méchant appuya sur un bouton de la manette accrochée sur sa main gauche, qui servait à invoquer un robot géant. En expirant, il lança :
– Vous allez tous mouriiiiiiiir !!!
Mais le colonel de l’armée bleue ordonna à ses soldats d’attaquer le robot grâce à un rayon laser turquoise tiré d’un char blindé en disant :
– Que la puissance du bleu t’anéantisse, méchante créature ! Mais pour que tu ne meures pas complètement, tu seras métamorphosé en voiture !
Aussitôt, le robot se transforma en une automobile bleue, comme il se doit !
Désormais, les habitants de la planète bleue vécurent en paix, ils purent profiter d’un taxi bleu qui sillonnait la ville à la recherche de clients.
Thomas, 6°
Allez les Bleus !
Zizou, Barthez,
Moi, j’ai ma thèse.
Les bleus vont gagner,
J’en suis persuadé !
À France/Italie,
J’étais là, dans mon lit,
À regarder les bleus,
J’étais très fier d’eux.
Les Bleus marquent un but,
Moi, je suis fou de joie.
Dans mon lit de bois brut,
Je suis fier de moi.
D’avoir supporté les bleus,
De les voir arriver jusque-là.
De brandir mon drapeau bleu, blanc, rouge,
Qui dans le vent bouge.
Dans leurs maillots bleus,
Ils rentrent au vestiaire,
Ils sont très fiers d’eux,
Et de leurs supporters.
Allan et Yoann, 6°
Loures Barousses
Le lac bleu
La jeune fille se retourna vers la toile vide qui gisait sur son support, puis, de trois ou quatre coups de pinceaux, elle dessina un lac, constitué de différents tons de bleu : Katrine avait réussi à faire transparaître les reflets, ce qui lui donnait l’air réel. La jeune fille, secouée par la fatigue, tomba sur son lit et s’endormit, puis elle rêva… Mais ce n’était pas un simple rêve comme on en fait tous les jours, Katrine se voyait devant sa toile, et tout à coup, elle basculait à l’intérieur. Mais là tout tournait au cauchemar, elle se voyait dans le tableau, prisonnière du lac… La jeune fille se réveilla, et, subitement, elle attrapa la toile. Elle aurait dû la jeter à terre, mais cela ne l’aurait pas débarrassée de toutes ces choses bleues qu’elle avait autour d’elle, de toutes ces choses qui lui faisaient si mal au cœur… Katrine eut soudain une idée, elle décida de faire passer ses choses bleues à l’intérieur du tableau. Elle attrapa un sac plastique et, avec quelques gestes vifs, elle mit toutes les affaires dont elle désirait se débarrasser. Elle eut bien sûr, à la fin, une bonne trentaine de sacs pleins à craquer, mais elle était décidée à se débarrasser de ces objets. Après une bonne réflexion et comme elle n’avait toujours pas changé d’avis, Katrine attrapa d’abord un sac et elle le jeta dans le tableau : vous savez, quand vous jetez un caillou dans l’eau, il y a plusieurs cercles concentriques qui se chevauchent l’un, l’autre et en créent de nouveaux. Ce fut la même réaction sur le lac du tableau, le même trajet fut suivi par tous les sacs contenant des soulagements conséquents. Puis la jeune fille s’allongea sur son lit…
En un sursaut Katrine se réveilla ; instinctivement, elle se tourna vers le tableau, elle poussa un cri de surprise quand elle vit que la toile était vide. Finalement soulagée, elle partit dans son jardin…
Mélanie Racaj, élève de 6°A
La planète bleue
Je me présente : Mat, mais on m’appelle plus souvent Monsieur Maths, je n’ai pas d’âge. J’écris cette histoire pour évacuer tout ce que j’ai dans la tête et qui ne peut plus y contenir. Quand mon histoire a-t-elle vraiment débuté ? Peut-être le jour où j’ai reçu de la pâte à modeler : trop classique pour moi. Je l’ai donc multipliée et créé des millions de couleurs. J’avais envie d’inventer mon univers…
J’ai commencé par fabriquer une sphère, puis une autre, et encore une autre jusqu’à en faire neuf de couleurs totalement différentes. Toutes avaient un point commun : deux passages qui les reliaient les unes aux autres. La première avait des couleurs très chaudes et était d’une luminosité extraordinaire telle une ampoule électrique. Certaines de ces sphères étaient solides, d’autres gazeuses. Personnellement, j’avais mon petit chouchou, c’est pourquoi j’ai fabriqué une bulle protectrice bleue autour de la boule ; j’ai ensuite rajouté de l’eau ainsi la couleur se reflétait dans le liquide – le bleu étant ma couleur favorite.
J’ai injecté mon ADN à de petits soldats de plomb que j’ai ensuite envoyés sur cette bille de pâte à modeler. Évidemment, seulement des soldats, ce n’est pas l’idéal (en plus, les soldats en plomb se ressemblent tous). Ils ont déclenché des guerres de clans : j’ai donc pris la décision d’envoyer des hommes pour régler ces conflits. L’un d’entre eux a pris sa mission un peu trop au sérieux et s’est retrouvé cloué sur une croix de bois. Les autres se sont familiarisés avec les peuples et s’en sont sortis indemnes. Ils ont réussi à arrêter quelques guerres mais la situation ne s’arrangeait pas pour autant. Les petits bonshommes (je commençais à m’habituer à leurs bêtises) commencèrent à fabriquer des objets chimiques très dangereux qu’ils jetaient dans la nature sans se soucier de leur propre sort :
– en se larguant des bombes nucléaires sur le coin de la figure,
– en reversant des tonnes de pétrole dans les mers et les océans,
– en construisant des bâtiments qui rejettent des fumées toxiques – ça n’est pas étonnant que ma bulle soit noire et qu’ils attrapent des maladies en respirant,
– en envahissant la forêt d’Amazonie avec de monstrueuses machines pour couper tout le bois, tout ça pour faire des bâtiments (comme s’ils n’avaient pas assez de place autre part pour entasser leur béton).
Les productions toxiques commençaient à faire fondre la glace sous laquelle étaient cachés les deux passages de téléportation. Et s’ils les découvraient ? Et s’ils larguaient leurs déchets et détruisaient progressivement toutes mes autres créations ?
Et si je les stoppais d’une manière radicale… non… je ne pouvais pas détruire ma plus belle création… mais je ne pouvais pas les laisser commettre toutes ces horreurs.
Il fallait que je prenne une décision : je devais les détruire sans trop de souffrance… créer une implosion de la sphère. Mais comment m’y prendre ?
Après quelques jours de réflexion, je décidai de fabriquer un liquide certes inoffensif pour les humains mais si, par malheur, il rentrait en contact avec un seul de leurs produits chimiques, il exploserait.
Je déclencherais une pluie du liquide : il serait absorbé par la sphère et se mélangerait aux produits chimiques contenus dans le sol. Ainsi tout exploserait et tous les petits bonshommes périraient.
Évidemment, c’est horrible, mais je ne pouvais les laisser tout détruire et quand on y réfléchit, ils ont bien contribué à leur extermination…
Jason Mache, Paul Chaumont et Gilles-Eric Cabarrou, élèves de 6eA
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Sous le monde
Sous le monde… je n’ai pas trouvé mieux comme titre pour raconter l’histoire de mes deux filles. Nele et Naegue.
J’ai rencontré celui qui plus tard deviendra mon époux ici-même, à Hop Bay. Il y pêchait avec un harpon quand, tout à coup, il tomba à l’eau. Il ne semblait pas croire que je le sortais de l’eau. Pendant quelques semaines, je lui rendis visite tous les jours. Nous étions tout deux follement amoureux, il me demanda en mariage : j’acceptai. Quelques mois plus tard, je tombai enceinte. Et c’est là que commencèrent les disputes : moi, je voulais accoucher et élever mon enfant sous l’eau, mais lui voulait élever notre enfant sur terre. Il réussit à me convaincre d’accoucher sur terre mais je ne renonçai pas à élever mon enfant sous l’eau. Malheureusement, au moment où j’accouchai, il s’enfuit avec les deux nouveaux-nés (deux jumelles). Affaiblie par ce double accouchement, je n’ai pas pu le suivre. Et c’est ainsi que je n’ai plus eu de nouvelles de mes filles avant aujourd’hui.
Toute l’histoire commence dans un petit collège de campagne. Mes filles étudiaient là, elles étaient en cours de grec quand, dans le bureau de la secrétaire (Mme Perle), le téléphone sonna :
« Allo bonjour, ici le collège de Gargano, j’écoute oui… quoi oui oui… je les préviens tout de suite. »
Mme Perle, la secrétaire du collège, traversa la cour de récréation en direction du cours de grec.
Elle ouvrit la porte et ordonna :
– Nele, Naegue, venez.
– Elle nous veut quoi ? souffla Naegue à l’oreille de Nele.
– Je sais pas, mais regarde son expression, elle est bizarre.
En effet, le regard que Mme Perle posait sur les jeunes filles était rempli de dégoût. Cela ne pouvait pas venir d’une laideur quelconque car elles étaient magnifiques : Nele avait de longs cheveux noirs nuit et la peau bleu pâle ; Naegue, elle, était comme sa sœur mais ses cheveux étaient un dégradé de bleu.
Mme Perle les accompagna jusqu’au taxi.
– Où on va ? demanda Nele à sa sœur.
– Je sais pas, mais on va bientôt le découvrir.
Mes filles se rendirent à un joli hôpital près de la mer, où mon mari était hospitalisé. Et c’est ainsi que mon mari leur raconta la vérité sur leur origine, il leur dit aussi que tous les jours j’attendais leur retour à Hop Bay en terre de Graham. Elles sortirent de l’hôpital complètement, retournées par cette nouvelle. De plus, un médecin leur avait certifié qu’il ne passerait pas la nuit.
"Viens, dit Nele à sa sœur, sortons un moment."
Dehors, des médecins les attendaient. L’un d’entre eux attrapa le bras de Naegue et leur intima de les suivre.
– Pourquoi ? demanda Naegue sur la défensive.
– La science a besoin de vous, vous n’êtes que des objets de science, lança un des médecins.
– Pourquoi ce serait nous qui serions différentes et pas vous ?, répliqua Nele.
Les jeunes filles comprirent avec horreur que leur appartenance au peuple de la mer faisait d 'elles, aux yeux de la science, des objets juste bons à être observés, à être disséqués. Ces médecins allaient leur voler leur droit d’existence. D’une torsion de buste, Naegue se dégagea ; déjà Nele courait vers la mer, sa sœur la suivit, elles plongèrent dans l’eau pour se cacher. Leur chute fut longue mais elles atterrirent sans douleur.
– Tu penses qu’ils nous voient ?, demanda Nele à Naegue. Elles étaient toutes deux appuyées contre une falaise.
– Qu’est-ce qu’on fait ? demanda Nele.
– Ca me semble évident…
– Retrouver notre mère ! compléta Nele.
– C’est ce que j’allais dire, enchaîna Naegue.
– Hop Bay, nous voillà !!!
Elles plongèrent à l’unisson et se mirent à nager. Leurs corps étaient habitués à l’eau, elles n’avaient aucun mal à nager dans l’océan glacé. La nature les avait dotées d’un système respiratoire capable de filtrer l’eau et d’en "récolter" l’oxygène. Vers la fin de l’après-midi, elles arrivèrent aux limites des glaces flottantes : épuisées et affamées, elles s’écroulèrent sur un iceberg. Elles avaient trouvé quelques algues à manger. Elles les dévorèrent et tombèrent d’épuisement. Elles dormirent longtemps, elles devaient reprendre des forces, pour atteindre leur but. Le soleil se leva et elles firent de même. Elles se remirent en route vers Hop Bay mais quatre heures plus tard, elles parvinrent aux limites moyennes des glaces flottantes. Une nouvelle journée s’écoula sans qu’elles ne trouvent autre chose à manger que des petites algues marines. Elles s’endormirent sur un iceberg à nouveau épuisées…
Le lendemain matin, Hop bay était en vue ainsi qu’une frêle silhouette à la peau bleue et aux cheveux rouges !
Voilà comment se termine l’histoire de mes deux filles. Je pense que vous aurez compris… c’était moi qui les attendait…
Félicie Hazard et Laëtitia Allegrini-Casta, élèves de 6eA
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Lycée professionel de Faa'a (Tahiti)
En ce qui me concerne, j’adore le bleu. Le bleu est la couleur que je préfère aux autres car cette couleur est magnifique., à tel point que j’en suis amoureuse.
Le bleu me fait ressentir le bonheur et la joie de vivre, comme un oiseau libre qui vole dans les airs. Cette couleur est comme la fraîcheur de l’eau ou comme la douceur du vent que je sens quand elle vient sur moi. Elle montre la beauté du ciel et de la mer comme une éclosion d’une magnifique fleur.
Le bleu est vivant comme un mouvement.
Eileen
J’aime le bleu parce que c’est une belle couleur. Je la porte souvent : très froide, elle repousse les rayons du soleil. Elle permet d’avoir moins chaud.
Le bleu me fait penser à la mer et au ciel. Il est partout dans le monde et c’est pour cela qu’on appelle la terre la « planète bleue ». Le bleu est dominant.
Certaines personnes apprécient particulièrement le bleu roi. Cela signifie la puissance de tous les éléments, ainsi que la force de la nature avec les profondeurs des océans qui nous entourent e l’immense voie lactée.
Nous sommes sur une île où le bleu nous encercle. Ce bleu change, plus on s’éloigne de la plage. À l’intérieur de lagon, il est très clair. Au-delà de la barrière de corail, le bleu s’assombrit. Plus on va vers le large, plus le bleu devient profond comme un immense gouffre qui semble ne jamais s’arrêter.
Le bleu est sombre, il est infini.
Le bleu est autour de nous.
Toanuimarama Gobrait
Le bleu est une couleur que je n’aime pas. Mais j’en porte.
Pourquoi ?
Cela me permet de varier les couleurs de mes vêtements.
Pourtant, chaque bleu exprime un sentiment, le bleu ciel pour moi, exprime la douceur, le repos, la joie. Déjà le fait de se lever en voyant que le ciel est bleu, tu as le sourire qui brille sur ton visage. Pour les gens normaux bien sûr.
Le bleu marine est une couleur sombre qui se rapproche du noir. Il ne me plaît pas du tout. C’est une couleur assez froide au regard mais qui est très utilisée dans les îles, et même sur Tahiti pour faire des jupes, des pantalons, surtout pour ceux qui font partie des réunions religieuses.
Le bleu de la mer, ce bleu-là est incomparable. Sur Tahiti, le bleu se dégrade de plus foncé au plus clair, et chez moi, à Rapa, le bleu ne se dégrade pas car il n’y a pas de récif.
Le bleu turquoise est le bleu que je trouve le plus beau, dès que je vois cette couleur, ça m’attire, ça me donne le sourire. Il exprime la joie, la tendresse, l’harmonie, l’amour.
… le bleu a sa beauté.
Diana Riaria
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Le bleu est la Polynésie Française
Le bleu ninamu no te ona.
E ninamu hoi no te here i ni’a i to tatou fenua
Le bleu de couleur étincelante représente,
Le bleu océan :
Le bleu du ciel
Le bleu de profondeur représente,
Le bleu de tristesse.
Il y a aussi les bleus d’émotion, comme la joie,
La paix, la liberté,
Le savoir faire, la sagesse
Ainsi que l’amour, le danger l’abri et le besoin d’alimentation.
Un bleu de puissance
De puissance no te rave
Le bleu du lagon
Du bleu, il y en a partout,
La preuve nous sommes entourés d’un grand bleu « moana ».
Les Polynésiens savent profiter du lagon :
Les pêcheurs y trouvent leur gagne-pain.
Pour ma part, c’est un bleu qui me fait peur,
Pourquoi ?
Lorsque je vais ramer toute seule, j’ai l’impression d’être suivie par les « monstres » marins.
Du bleu partout dans le monde,
Les touristes sont attirés par notre « moana »
Pourquoi notre bleu ?
Je pense que notre bleu est un magnifique lagon qui sans doute n’a pas le même aspect que dans les autres pays.
Du bleu tous les jours,
Il y a du bleu clair, du foncé
Personnellement j’adore le bleu clair,
Tout simplement.
Raina
Le bleu dans la mer
Je vois que le ciel est gris
Je pars vers la plage
Et je te vois perdre ta seule et unique couleur
Tu t’agites comme une malade
La mer n’a plus sa couleur vive
Le bleu clair a disparu
Mon cœur s’éteint doucement
Puis meurt
Je suis triste et je pleure
Je suis paralysée et fatiguée
Je m’agite à mon tour et crie
Pourquoi ? Pourquoi tu n’es plus là ?
Ne me laisse pas seule !!
Un beau jour ensoleillé
Tu m’as appris
Qu’une fille ne vaut rien
Sans sa mère.
Je te l’ai déjà dit,
Tu peux te confier, mer
À mon bras comme reine
À mon cœur comme reine.
Heitui
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Le bleu dans le lagon
Si tu cherches une couleur
Je te conseille le bleu ninamu
Il fait référence au bleu lagon
Si tu cherches une robe de soirée
Je te conseille le bleu
Il symbolise le lagon
Si tu as des soucis
Je te conseille simplement :
Ressource-toi dans le bleu du lagon.
Aimes-tu le bleu ?
Oui, j’aime le bleu de la mer moana.
Aimes-tu le lagon ?
Oui, j’aime le lagon rempli de poissons.
Aimes-tu le bleu du lagon ?
Mais bien sûr que oui,
Car il nous donne la joie de vivre.
Quelle question bête !!
Ena
Les bleus du lagon
Pour moi l’océan est un lieu magnifique et immense. Il est présent dans mon quotidien, je dois le traverser pour rejoindre mon île natale, Moorea
À chaque traversée, j’ai l’impression de passer les étapes de la vie.
Elle commence dès que je quitte le quai. Le sentiment de renaître à nouveau m’envahit
Un lagon bleu clair, calme et merveilleux, comme un nouveau né joufflu. Parfois en pleurs, réclamant amour, nourriture et protection. C’est cela qui donne au bleu clair une coulée marron quand il pleut.
Puis, le large s’approche, le jeune adolescent arrive. Un être turbulent, ainsi le bleu marine du large, au fond immense et profond, là où aucun rayon de lumière ne perce la nuit et où nul homme ne pourrait vivre.
Le bateau balance de gauche à droite, et d’arrière en avant, ce qui donne aux passagers des maux de tête et d’estomac. Comme l’adolescent avec sa famille. Je n’ai qu’une seule envie : quitter ce monde de fous.
De la fenêtre, je commence par voir la transformation de ce bleu marine en un bleu pétrole. C’est la transformation de l’adolescent en un jeune adulte. Un être sage et responsable.
J’aime ce moment de la traversée. Elle est plus calme et reposante. Tout le monde reprend ses esprits.
Les montagnes de l’île se reflètent très bien à la surface de l’océan et je croirais retrouver le ciel à mes pieds.
Grâce à tout cela, les traversées sont un moment de plaisir au goût amer… qui passe assez bien. Je souhaite simplement retrouver mon île.
Heirani.
Le lagon bleu
Lorsque j’aperçois le lagon, j’ai envie de me baigner
Une envie de défoulement,
Une envie d’évasion.
Lorsque je voyage en mer, ou en l’air
Je ressens une envie de me lâcher.
Une envie d’évasion.
Lors d’un embouteillage,
Je regarde le bleu du lagon.
Comme il est beau notre lagon.
Comme il te sourit.
Le lagon est une espérance pour nous.
Notre deuxième chance de vivre.
Notre mère porteuse.
C’est elle qui nous donne de la nourriture
Et tout cela, elle le fait avec amour.
Neilla
Le bleu du lagon
Quand le soleil est haut dans le ciel que ses rayons caressent et traversent le lagon, on voit se dessiner un magnifique tableau de différentes couleurs bleues.
On peut alors monter un sentiment de joie et de gaîté.
Ou encore, que l’on soit dans L’embouteillage et que cela nous stresse, un seul regard en direction du lagon et l’on voit ce beau paysage. Un bleu splendide sur lequel le soleil se reflète. Notre stress disparaît à la surface de l’eau, laissant place à une impression de liberté.
On a envie d’une seule chose, sortir de notre cocon quotidien, aller à la plage, se baigner et entendre les enfants crier de joie.
Ou tout simplement, admirer le spectacle qui s’offre à nous.
Que l’on soit en famille, entre amis ou en couple.
Telle est la magie des merveilles du lagon du Pacifique.
Par contre, quand le temps est mauvais, que les nuages cachent le soleil et font se lever le vent et la pluie, on a une seule envie : rester chez soi et dormir,
Car le lagon ne sera plus d’un bleu éclatant de joie, mais d’un bleu gris sombre et ce sera la tristesse.
Mahana
Je viens de Tahiti, une île magnifique.
Au milieu de l’Océan, elle est perdue.
C’est une île bordée de bleu
Une île bénie des Dieux
Où j’ai fait mes vœux
Où le ciel et la mer se marient.
Tous les jours, chaque jour et chaque nuit
Ainsi va la vie à Tahiti
Et la nuit qui s’achève
Alors que le jour se lève
Un dernier regard en arrière
Jamais je n’oublierai ce bleu
C’est un plaisir de le revoir
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