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textes des enfants en 2005
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École de Barbazan

École de Broca

École de Clarac

École de Lannemezan-Guérissa


École de Loures-Barousse

École les Izards - Luchon

Collège Jean Monet - Luchon

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École de Barbazan

Les abeilles

Toutes les sources du village de Van, un jour maudit d’août, cessèrent de couler. Elles avaient dû se perdre dans quelques gouffres de la falaise et les Nassir, faute d’eau pour leurs bêtes, furent forcés d’abandonner leur alpage. Avec moutons, mulets, sacs de son et même leurs lits, ils passèrent le col enneigé qui marque la frontière.
Mais à peine installés de l’autre côté de la montagne, on leur dit qu’ils avaient les yeux trop bridés, des cheveux trop clairs, qu’on ne les comprenait pas. Bref on les accusa de tout ce qui allait mal et ce fut la misère.
Heureusement ils n’avaient qu’un enfant à nourrir : Dji une fillette de treize ans, fragile mais vaillante et de bon caractère. Mais plus l’exil se prolongeait moins Dji parlait. Elle ne rêvait en secret que de leur ancien village, de l’autre côté de la frontière.
Un soir, elle s’était cachée pour pleurer quand elle entendit un grand bourdonnement. Des abeilles couraient sur sa robe. Elle secoua et se remit à pleurer de plus belle. Les abeilles ruisselaient sur son corsage alors que pas une larme ne mouillait ses joues.
Et Dji en se regardant dans la glace, s’aperçut avec effroi que de ses yeux ne coulaient plus des larmes mais des flots d’abeilles qui, au lieu de se poser sur les prés, filaient tout droit vers la frontière. Plus elle pleurait son village perdu, plus ces larmes étranges volaient vers lui. Que faire ?

Très vite ses parents découvrirent qu’à la place de ses larmes coulaient des abeilles. Ils lui dirent de ne pas pleurer, pour ne pas causer d’ennuis. Mais Dji continuait et de plus en plus d’abeilles partaient vers la frontière. Ses parents s’énervaient ! « Veux-tu arrêter de pleurer si tu veux que tout s’arrange ! » Mais Dji avait trop de chagrin et répétait sans arrêt : « Quand je vais chercher de l’eau, les autres enfants me disent des méchancetés, ils disent que je suis moche et pas belle. Ils disent qu’on n’est pas comme eux… » Ses parents lui dirent de ne pas les écouter. Dji continuait pourtant à pleurer…
Le lendemain alors qu’elle allait chercher de l’eau, un enfant lui fit peur et chanta en tournant autour d’elle : « Oh le vampire, oh le vampire !!! » Dji se mit à pleurer et aussitôt de grosses abeilles s’échappèrent de ses yeux. Le garçon fut effrayé, il partit à toutes jambes en criant : « Au secours ! C’est une sorcière. » Les villageois furent eux aussi terrorisés. Très vite ils voulurent la tuer. Mais les abeilles leur tournaient autour. Elles les encerclèrent et se jetèrent sur eux. Aussitôt ils furent pétrifiés. Les parents de Dji arrivèrent en courant. Ils étaient affolés en voyant tous ces gens qui ne pouvaient plus bouger et leur fille terrorisée au milieu. A ce moment-là un vieux paysan sortit d’une maison et dit :
« Il faut leur pardonner de vous avoir maltraité. Excusez-nous. Vous êtes comme nous. Vos yeux sont jolis et vos cheveux ressemblent au soleil. »
D’un seul coup, Dji s’arrêta de pleurer, les abeilles devinrent des gouttes d’eau et les paysans se mirent à bouger. Le vieux paysan leur raconta tout.
Plus tard, ils organisèrent un grand festin. Au milieu de la fête on entendit un grand bourdonnement. Quelques abeilles se mirent à parler : « Nous revenons de votre village, les autres abeilles se sont transformées en larmes et toute cette eau a refait couler les sources. »
Dji se mit à sautiller et dit « Youpi ! Je veux y retourner !! »
Les villageois s’excusèrent encore une fois et les Nassir repartirent dans leur village.

Zelda, Julien CE2, Chloé et Aloïs CE1.Ecole de Barbazan

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Les rats

Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se gavait des restes de foie gras et de langoustes alors que Razibus n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passaient comme une frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comme le malin Razibus se vengea : il se mit à grignoter les fils du téléphone de l’hôtel, qui n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit à corriger les vers du poète qui devint bientôt riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air d’être là pour toujours quand…

Razibus commença à avoir de la peine pour Ratapon qui était devenu pauvre. Il pensait à lui mais il se demandait s’il ne devait pas le laisser à cause de ce qu’il lui avait fait subir la moitié de sa vie. Un jour, c’est Ratapon qui traversa et lui dit : « Quand j’avais plein de nourriture je ne voulais pas t’en prêter je suis vraiment désolé mais Razibus, toi, brave, veux-tu m’en prêter ? » Razibus accepta aussitôt. Comme il était très gentil, il lui donna tous les jours du gigot d’agneau, des gambas, des huîtres ou des gros morceaux de fromage…
Un jour, les fils du restaurant furent réparés et les deux poubelles se remplirent très vite. Le lendemain Ratapon invita Razibus. Razibus s’attendait à faire un grand festin ! Mais le soir Ratapon lui donna une miette de pain et la moitié d’un os de poulet. Razibus se mit en colère : « Tu n’as pas changé ! Tu es toujours aussi égoïste ! » Ratapon lui répondit sèchement : « Va-t’en ! Je m’en fiche je n’ai plus besoin de toi. » Razibus était si furieux qu’il décida de se venger et alla de nouveau grignoter les fils du téléphone de l’hôtel.
Ratapon devint de plus en plus maigre et il supplia Razibus de lui donner de la nourriture. Razibus dit : « Je refuse. Moi non plus, je n’ai plus besoin de toi. »
La frontière était toujours là et Ratapon mourut.

Tom CE1, Gaëlle, Maxime et Sylvie CE2. École de Barbazan

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Zoulous et Maroufs

Personne n’était bien riche au HLM Les Oliviers pour ne pas dire que tous étaient pauvres. La bande des Zoulous vivait dans le bloc A. Les Maroufs dominaient le bloc B. Les jeunes des deux blocs ne se rencontraient jamais dans les escaliers mais s’ils se croisaient dans la cour c’était la bagarre.
Jusqu’au jour où leurs caïds se rencontrèrent solennellement pour essayer de faire une trêve, en se partageant la cour. On bomba sur le goudron une bande blanche que ni les Zoulous n’avaient le droit de franchir pour aller du côté Maroufs, ni l’inverse.
Le premier mois on pensa que tout allait s’arranger grâce à cette frontière quand, un jour on entendit un cri perçant…
C’était le cri du petit Valentin qui venait de faire un beau vol plané. Croyant que la bande blanche était en sucre glace, Valentin avait léché la frontière. Un de la bande des Zoulous l’avait attrapé et lui avait demandé : « Es-tu avec les Maroufs ? » « Oui ! » avait répondu le petit garçon. Alors le Zoulou l’avait lancé de l’autre coté de la frontière.
Il atterrit sur le caïd des Maroufs et cassa ses lunettes. Le petit garçon se mit à pleurer : « OUIN !!! » JE VEUX MAMAN !!! ». Molo le caïd des Maroufs ordonna aux autres de se bagarrer pendant qu’il allait s’acheter des lunettes DRAGONUS rouge, jaune et bleu avec des flammes. A son retour, il vit la cour déserte avec au milieu, seul, le petit Valentin serrant son ours dans ses bras. Molo lui demanda ce qui c’était passé. « Tout le monde s’est battu. J’ai vu un Zoulou avec deux coquards, d’autres se lançaient des pierres. Il y en a même un on aurait dit un samouraï. Molo cria : « Rassemblement !! » et tous les Maroufs se rassemblèrent dans la cour. Peu de temps après, les Zoulous arrivèrent et comme Zili leur chef se moqua des lunettes de Molo il y eut une autre bagarre. Molo lança ses lunettes sur Zili et lui donna un coup-de-poing sur le nez. Un Zoulou sortit de son sac des énormes cailloux, pour les lancer sur les Maroufs. Ils prirent tous des branches et des bouts de bois pour se battre. Avec leurs bouts de bois les Zoulous eurent des échardes. On entendit crier : « AIE !!!! » « OUILLE !!! » « Enlevez-moi ça !!! » Les Zoulous firent brûler les arbres. À la fin, un arbre tomba sur les Maroufs alors ils déclarèrent forfait mais étaient toujours très en colère.
Valentin proposa aux deux caïds de faire la paix. Molo dit à Valentin : « Dégage petit minus, j’ai perdu 200 euros à cause de toi, tu nous causes trop d’ennuis !!! » Valentin dit : « Non !!! Je refuse de partir ! » Alors Molo prit le nounours des mains de Valentin et le jeta très loin sur la route. Valentin hurla et courut pour rattraper son nounours et… se fit renverser par une voiture. Molo et Zili eurent très peur. Ensemble ils allèrent stopper les voitures. Un des Zoulous appela le SAMU, un autre la police, un petit des maroufs appela les pompiers en indiquant bien à Strasbourg Rue de la Fayette en face des HLM Les oliviers A et B. Tous les secours arrivèrent et s’occupèrent du petit. Les deux bandes se regardaient…
Le lendemain, les deux chefs, Zili et Molo allèrent ensemble à l’hôpital voir Valentin et lui offrirent un cadeau. C’était un nounours avec écrit dessus : la bande des Zouroufs. Molo ajouta en rigolant : « J’ai perdu 200 euros mais j’ai gagné des amis. » Zili lui offrit un pot de sucre glace… A son retour de l’hôpital Valentin effaça la bande blanche.

Bertrand, Rémy, Jean-Baptiste et Arthur CE2 École de Barbazan

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École de Broca

Les Rats

Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se gavait des restes de foie gras et de langouste alors que Razibus n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il se mit à grignoter les fils du téléphone de l’hôtel qui, n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit à corriger les vers du poète qui devint bientôt riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air d’être là pour toujours quand...

Un soir, quelqu’un frappa à la poubelle de Razibus. Il alla ouvrir et il vit un gros rat à moustaches, couvert de bijoux qui lui demanda : « excusez-moi de vous déranger, est-ce que je puis rester ici ce soir ? » Razibus se dit : « mais il se croit où celui-là ? »
Pendant que Razibus parlait, le gros rat entra et s’assit sur une peau de banane.
Razibus se retourna et le vit et lui lança : « Sortez de chez moi ! » et il lui claqua la porte au nez.
Un peu plus loin, le gros rat vit de la lumière et frappa chez Ratapon. Celui-ci lui ouvrit et lui dit : « Bonjour. Puis-je vous aider ? » Le gros rat lui répondit :
« – C’est gentil, j’ai été viré de l’autre poubelle.
– ça ne m’étonne pas, intervint Ratapon. Voulez-vous entrer ?
– C’est gentil. Avec plaisir !
– Faîtes comme chez vous. Désirez-vous un café ?
– Je veux bien, merci. Je ne vous cache pas que je suis contrarié car je pensais dormir à l’hôtel comme à mon habitude, mais visiblement, cela n'est plus possible...
– passez donc la nuit chez moi ! Je vais allumer la télévision un moment puis nous irons nous coucher. »
Après une bonne nuit, ils partirent ensemble sur la place du marché pour voir s’il y avait quelque chose à manger. Au bout d’une demi-heure, ils aperçurent au loin, Razibus et le poète. Le gros rat proposa alors : « Mmmm ! Allons piquer dans son panier bien garni ! »
Arrivés aux pieds du poète, ils grimpèrent dans le panier et commencèrent à prendre tout ce qu’ils pouvaient transporter. Alors qu’ils descendaient péniblement, Razibus les aperçut. À peine étaient-ils arrivés que Razibus frappait à leur porte. Ratapon ouvrit la porte et tenta de s’expliquer : « Écoute, je sais que tu m’as vu. Comprends-moi : c’est mon tour d’avoir faim. J’ai conscience d’avoir été égoïste autrefois, il faut que tu comprennes... » C’est à cet instant que le poète arriva et lorsqu’il aperçut les deux rats en pleine discussion, il dit : « Ah ! Mais tu ne m’avais pas dit que tu avais des amis, Razibus ! C’est super ! On les amène à la maison ! » Razibus resta bouche bée et se laissa embarqué par son maître avec Ratapon et le gros rat à ses côtés.
Une fois rentré chez lui, le poète posa la cage sur un meuble. Ratapon et le gros rat regardaient tout autour d’eux lorsque le poète leur proposa des grains de maïs. C’est à ce moment-là que la colère de Razibus éclata :
« – Je n’ai plus le choix à présent, mais si vous voulez sortir vivants de cette cage, il va falloir m’aider à écrire des poèmes !
– Mais c’est impossible ! répondit Ratapon, je fais de terribles fautes d’orthographe !
– Aucune importance, s’empressa d’ajouter le gros rat, je les corrigerai !
– Mais ce n’est pas tout : je n’ai jamais eu d’imagination ! Mon maître au conservatoire se moquait bien de moi quand je devais composer des morceaux. Il m’était plus facile de jouer les partitions de Mozart que...
– Comment ? le coupa Razibus, Tu sais jouer du Mozart ? !
– Ben...Oui...
– Mais moi, j’étais super-fort en chant !
– On pourrait peut-être former un groupe....
– ... qui s’appellerait « Le duo de la Mort » !!!
– Marché conclu l’ami ! Dès demain au marché, nous essayerons de jouer. Mais d’abord, il faut me trouver une guitare.
– J’en ai justement une dans mes bagages ! s’écria le gros rat.
– C’est parfait ! Allez, mettons-nous au travail et que vive notre amitié ! »
Et c’est ainsi que la frontière disparut à tout jamais entre Ratapon et Razibus et qu’ils devinrent les nouveaux Beatles des années 2005.

Agnès – CM2. École du Brocas – Pointis de Rivière

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Les Rats

Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se gavait des restes de foie gras et de langouste alors que Razibus n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il se mit à grignoter les fils du téléphone de l’hôtel qui, n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit à corriger les vers du poète qui devint bientôt riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air d’être là pour toujours quand...

Un chat aussi affamé que Ratapon s’approcha sans bruit de ce dernier. Le rat tout occupé à trouver de quoi manger comprit que ses narines ne pouvaient le tromper. Affolé, il s’enfuit à toute allure, le chat à ses trousses. Ratapon, épuisé, le ventre vide n’arrivait pas à se défaire de ce chat quand il décida de franchir la frontière qui le séparait des poubelles de Razibus. Après tout, s’il le menait vers son ennemi, gras comme il l’était maintenant, le chat changerait vite de repas !
Razibus était justement en train de dîner quand il se retrouva renversé par Ratapon qui lui lança à la figure un « sauve qui peuuuuuuuuuuuut ! » terrifié. Lorsqu’il se releva sur ses deux pattes de derrière et qu’il vit le chat, Razibus se précipita à la suite de Ratapon. Ils rentrèrent tous les deux dans l’hôtel cinq étoiles au milieu des travaux qui devaient ramener la clientèle disparue. Les deux rats firent tomber les pots de peintures qui éclaboussèrent les murs les uns après les autres. Le chat, glissant de tous côtés, fit tomber les échelles, les escabeaux et les peintres de toutes les couleurs. Pour se rattraper, le félin attrapa les rideaux qui se déchirèrent et tombèrent sur les patrons de l’hôtel qui arrivaient en hurlant. Enfin sur ses quatre pattes, il suivit Ratapon et Razibus qui venaient de passer les portes de la cuisine. Ici aussi, tout se mit à voler : les casseroles, les fourchettes, les couteaux, les petits plats du chef. Le cuisinier, fou de rage, attrapa une immense poêle et se mit à courir derrière tous ces animaux. Bientôt, il réussit à coincer les deux rats et leva bien haut la poêle. Mais au moment où Ratapon et Razibus sentaient leur dernière seconde venue, le chat bondit sur eux. Baaang ! Le chat tomba raide mort sous le coup du chef cuisinier ! Ratapon et Razibus trouvèrent la force de s’enfuir par la porte de service.
Là, dehors, tous les deux, face à face, ils décidèrent d’oublier la frontière et de devenir amis car la vie est décidément trop courte !

Joé (CE2) Morgane, Jean-Pierre (CM1) École du Brocas – Pointis de Rivière

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Les Rats

Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se gavait des restes de foie gras et de langouste alors que Razibus n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il se mit à grignoter les fils du téléphone de l’hôtel qui, n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit à corriger les vers du poète qui devint bientôt riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air d’être là pour toujours quand...

On entendit un bruit horrible, un bruit métallique. Razibus regarda par la fenêtre : « Ah ! Au secours ! Sauve qui peut ! Un bulldozer ! » il sortit de l’hôtel en courant. Pendant ce temps Ratapon cherchait à manger dans la vieille poubelle quand lui aussi entendit évidemment le bruit. Il dit de sa petite voix : « Qu’est-ce qui se passe ? C’est énervant ! On ne peut jamais manger tranquillement ici ! » puis le bruit cessa. Alors il dit : « Ah ! Ca va mieux ! » puis un peu plus tard, il entendit une toute petite voix. « Ah non ! Ca ne va pas recommencer ! J’en ai marre à la fin ! » La petite voix reprit : « Mais c’est moi, ta cousine Ratapine. Tu ne vas pas me croire mais je viens de voir une grosse machine dans la rue qui était en train de détruire l’hôtel. » Ratapon reprit :
« Oui, c’est ça ! Tu penses que je vais te croire petite coquine ? Au lieu d’inventer des sottises, aide-moi plutôt à chercher à manger. » Ratapine dit :
« – Mais c’est vrai ce que je te dis petit idiot ! A ton avis, pourquoi tu ne trouves plus à manger ? C’est parce qu’il n’y a plus de client dans l’hôtel. Alors c’est pour ça qu’ils le détruisent. 
– Mais c’est que tu n’es pas bête, petite coquine !
– Cesse donc de parler et dépêche-toi de sortir avant que tout s’effondre !
– Oh ! C’est bon, c’est bon ! répliqua Ratapon. Laisse-moi finir de manger et j’arrive. »
La dernière bouchée avalée, ils se dépêchèrent de sortir de l’hôtel et Ratapon soupira en voyant sa maison disparaître sous les coups de bulldozer.
À cet instant, Ratapine montra du doigt un rat – Razibus ! – qui lui aussi regardait le triste spectacle.
« – Il y a là-bas un rat qui a l’air tout aussi malheureux que toi. Ne le connaîtrais-tu pas ?
– Je ne sais pas ! s’emporta Ratapon, je n’ai pas la tête à ça ! Aide-moi plutôt à trouver une autre maison.
– Regarde-le au moins, s’il te plaît !
– Bon, d’accord, mais c’est bien pour te faire plaisir ! »
À peine Ratapon eut-il posé les yeux sur Razibus qu’il devint tout rouge et s’écria :
« – Ah ça mais ! C’est Razibus, ce vaurien, cet incapable, ce fainéant ! Attends que j’aille lui dire deux mots !
– Non, non, non, non ! s’exclama Ratapine. Tu as assez de souci comme cela. Je vais moi, lui parler et je te promets que nous partons ensuite chercher une nouvelle maison !. »
Ratapon râla autant qu’il pût mais il accepta car il préférait la compagnie de sa cousine si débrouillarde pour se trouver un nouvel abri plutôt que de chercher seul.
Ratapine enjamba donc les gravats, se faufila entre les amas de briques et s’approcha de Razibus. Celui-ci regarda la petite rate à son tour et ils tombèrent sous le charme l’un de l’autre. Ils commencèrent à faire connaissance. Ratapine, en confiance, osa demander :
« –Connaîtriez-vous un endroit où loger mon cousin et moi car nous ne savons où aller désormais ?
– J’ai hélas moi aussi perdu ma poubelle dans cette destruction mais je pense que le poète pour lequel ne travaille accepterait volontiers mes nouveaux amis ! proposa Razibus.
– Quelle générosité de votre part Monsieur Razibus ! Mais je dois vous prévenir que mon cousin est un peu râleur et bien souvent de mauvaise humeur depuis qu’il a changé de vie. Je pense que vous le connaissez. Le voyez-vous de l’autre côté des gravats ? »
Razibus manqua tomber à la renverse en devinant la silhouette de Ratapon qui faisait les cent pas. « Ah, ça pour sûr, je le connais ! » s’exclama Razibus mais il avala ses derniers mots car la jeune rate Ratapine était bien trop aimable et jolie pour la laisser partir à cause de son imbécile de cousin.
Ils allèrent donc à la rencontre de Ratapon qui comprit bien vite lui aussi qu’il valait mieux ne rien dire.
Le poète accepta les nouveaux venus avec joie et le temps passa, chacun oubliant les guerres du passé pour profiter d’une nouvelle vie, au chaud et bien nourris !

Laure – Elodie (CM1) École du Brocas – Pointis de Rivière

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Les Rats

Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se gavait des restes de foie gras et de langouste alors que Razibus n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il se mit à grignoter les fils du téléphone de l’hôtel qui, n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit à corriger les vers du poète qui devint bientôt riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air d’être là pour toujours quand...
Ratapon apprit un beau matin alors qu’il cherchait désespérément de quoi se nourrir qu’il devait son malheur à Razibus. Fou de rage, il décida d’élaborer un plan avec l’aide de son complice le chat Oscar.
Pendant ce temps, Razibus profitait de la poubelle du riche poète mais volait en même temps des débris de nourriture qu’il trouvait de ci de-la car il n’avait pas perdu ses anciennes habitudes de fouineur.
De leur côté, les deux amis élaboraient leur plan. C’est Oscar qui, après de longs moments de discussion s’exclama :
« – J’ai une idée ! Je vais faire une peur bleue à Razibus puis je le poursuivrai jusqu’à ce qu’il soit épuisé !
– Je suis d’accord ! » s’exclama Ratapon, tout excité à l’idée de voir la tête de Razibus mort de peur. Le jeune rat fut interrompu par un claquement sourd.
« – Je crois que nous devrions rentrer à présent car la pluie commence à tomber et le vent souffle de plus en plus fort. » Oscar approuva son ami car il savait que le chemin était long pour retrouver leur quartier.
Les deux compères traversaient la ville sous un ciel de plus en plus noir. L’orage au loin tonnait, et Ratapon sentait l’eau lui caresser le ventre.
Quelques rues plus loin, Razibus, le ventre plein, dormait à poings fermés. Soudain, une violente bourrasque souleva le couvercle métallique d’une poubelle qui résonna dans l’obscurité. Razibus se réveilla en sursaut, complètement terrifié. Il aperçut des reflets à la fois gris et bleuâtres qui dansaient autour de son lit et sentit en un même temps l’eau qui s’infiltrait dans ses draps. Paniqué, le gros rat se leva et tomba dans l’eau. « Au secours ! Aidez-moi » hurla – t-il.
Tout près de là, Ratapon et Oscar avançaient péniblement dans la tempête lorsqu’ils entendirent les cris. Le chat prit aussitôt la direction de la voix mais Ratapon le retint : « N’y va pas, c’est Razibus ! Il n’a qu’à se débrouiller. D’ailleurs, nous n’avons pas le droit de franchir la frontière. Tant pis pour lui ! »
Oscar protesta : « Mais enfin Ratapon ! Toi, mon ami, toi qui autrefois m’as sauvé la vie alors que je me noyais, tu le laisserais se noyer à son tour ? » Ratapon n’arrivait pas à s’apitoyer sur le sort de son ennemi. Après tout, cette sale bête s’était bien moquée de savoir ce qui se passerait pour lui après la fermeture de l’hôtel ! Pourtant, Ratapon suivit machinalement Oscar qui entrait déjà dans la chambre inondée de Razibus. Celui-ci buvait la tasse à chaque fois qu’il tentait de monter sur son lit. Se retournant, il aperçut les deux yeux gris d’Oscar dans la pénombre. « Cette fois, c’est vraiment la fin ! » pensa-t-il la gorge nouée. Le chat se rua vers lui alors que Razibus fermait les yeux tout en récitant sa dernière prière. Au lieu de cette mort terrible qu’il avait imaginée, le gros rat sentit les dents d’Oscar le saisir délicatement et des pattes le hisser sur le dos du félin. Dans un rayon de lumière, Razibus eut juste le temps d’apercevoir Ratapon s’installer derrière lui.
Ils revinrent à l’hôtel et séchèrent Razibus qui était tout pâle et frigorifié. Ils le laissèrent ensuite se reposer sur un coussin.
Après toutes ces frayeurs, Ratapon avait bien réfléchi et il discutait avec Oscar lorsque Razibus se redressa. « Ratapon, j’ai une proposition à te faire. J’ai reçu aujourd’hui une belle leçon et il est temps pour moi d’oublier ma vengeance. Voudrais-tu partager avec moi une nouvelle poubelle ? Mon ami le poète n’aura guère de mal à nous nourrir tous les deux, j’en suis sûr. »
Ratapon accepta et les deux rats devinrent les meilleurs amis du monde, oubliant peu à peu cette triste histoire de frontière.

Chloë (CE2), Enora, Léa (CM1) École du Brocas – Pointis de Rivière

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Les Rats

Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se gavait des restes de foie gras et de langouste alors que Razibus n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il se mit à grignoter les fils du téléphone de l’hôtel qui, n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit à corriger les vers du poète qui devint bientôt riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air d’être là pour toujours quand...
Un jour, Ratapon décida de se venger. Il fit donc appel à son complice, son meilleur ami, le lapin Popi. Leur idée était de surprendre Razibus dans son sommeil et de lui faire une peur bleue.
Malheureusement, leur plan échoua car Popi glissa sur une bouteille qui se brisa et réveilla Razibus. Celui-ci se mit en colère et cria aux deux complices : « Si vous passez cette frontière une seconde fois, vous aurez affaire à moi ! »
Le lendemain, une grosse tempête de vent se leva et dévasta tout sur son passage. Les feuilles volaient, les arbres pliaient et se brisaient, les poubelles se renversaient et se mélangeaient, les voitures se cognaient, les maisons s’effondraient, tout le village se mélangeait, tout était détruit. Le désastre complet.
Ratapon et Razibus furent bien obligés de s’unir pour trouver d’autres maisons. Avec Popi, ils devinrent amis et construisirent un bel abri pour vivre ensemble.
Un jour, la sœur de Razibus vint leur rendre visite pour quelques jours. Dès que Razibus la vit, il lui sauta au cou et la présenta. Razatine fut accueillie dans la joie.
Comme l’anniversaire de Razatine était proche, Razibus proposa à ses amis de le fêter et de lui offrir un beau cadeau. Razatine souffla ses bougies et accepta le présent. Désormais, elle pourrait vivre avec eux et aller à l’école.
C’est ainsi qu’ils vécurent tous les quatre heureux tout en se promettant que plus aucune frontière ne les séparerait.

Karen, Marie-Sarah École du Brocas, Pointis de Rivière - CE2.

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École de Clarac

Deux amis à l’école

Il ouvrit son cartable. Il installa sa trousse et sortit son stylo pour écrire la date. Elle fit de même, juste à côté de lui. Il la regarda. Il fronça les sourcils. Avec son doigt, il traça une ligne imaginaire sur la table, entre elle et lui.
- C’est la frontière, dit-il. Tu n’as pas le droit de dépasser.
- D’accord, je ne dépasserai pas la limite, mais toi non plus ! lui répondit-elle.
Et ils commencèrent à travailler. Une heure après, ils sortirent en récréation. Lucie était un peu triste car Quentin ne voulait pas être son ami. Elle réfléchit et décida d’écrire une lettre pour lui demander de devenir son copain.

Cher Quentin,

Je voudrais mieux te connaître pour devenir ton amie, parce qu’
Avoir un
Meilleur ami, c’est très
Important car on peut
Travailler ensemble, jouer, s’
Inviter, partager des secrets
Et s’aider.

Veux-tu être mon ami ?

Lucie

Quentin lut la lettre et accepta d’être son copain. Il lui dit : « Je serai ton ami mais je veux qu’on respecte la limite parce qu’avoir une frontière ça ne veut pas forcément dire qu’on ne s’aime pas. »

Marie, Chloé D., Chloé T. et Estelle, CE1 de l’école de CLARAC.

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Quatre amis pour toujours

Dentelle, la petite chatte rousse, se promène. Elle voit Georges, le coq à la grosse voix. Elle court vers lui pour le saluer d’un ronron d’ami. Mais Georges trace une longue ligne sur le sol, avec son bec pointu.
- Ne passe pas ! dit-il avec sa grosse voix.
- Mais pourquoi ? demande Dentelle étonnée.
- C’est la frontière ! dit le coq, la frontière..!
- C’est quoi une frontière Georges ?
- C’est une limite qui nous sépare.
- Ah ! C’est ça une frontière mais pourquoi nous séparer ? dit-elle.
- Parce que !...
Dentelle va chercher Pioupiou le poussin et Arielle la tortue pour leur expliquer la situation. Ils décident d’écrire une lettre pour que Georges efface la frontière :
Notre ami Georges,
On ne comprend pas pourquoi tu veux nous séparer, on est ami depuis si longtemps ! Pour nous, avoir des
Frontières, c’est vivre tout seul, ce n’est pas
Raisonnable !
On ne comprend pas pourquoi tu veux
Nous séparer.
Tu es notre ami pourtant.
Imagine la vie sans amis :
Etre seul tout le temps, on s’ennuie, ce n’est pas
Rigolo !
Efface la frontière, s’il te plaît.
Tes amis pour toujours, Dentelle, Pioupiou et Arielle.
Après avoir lu la lettre, Georges se met à pleurer. Il efface alors la frontière qu’il avait tracée et ils font une grande fête.
« Adieu frontière !! » disent tous en chœur les animaux de la ferme…

Alicia, Emma, Ève et Anthony, CE1 de l’école de CLARAC.

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Louis et la potion magique

Ils avaient pour belle habitude de jouer tous ensemble. Leur musique n’était que rires et cris de joie. Mais un jour, il arriva d’on ne sait où. Peut-être était-il déjà là, endormi depuis bien longtemps. Le bruit du vent, la clarté de la lune, les ombres, les murmures, tout l’effrayait. Un matin, il planta nerveusement des piquets autour de sa maison. Il tendit un haut grillage surmonté de fil de fer barbelé. Il lâcha un gros chien agressif qui vint aboyer le jour et la nuit. Puis, il accrocha un panneau de bois sur lequel il écrivit en lettre rouge : “Interdit de passer”.
Seul le médecin du village avait le droit de rentrer. Il connaissait bien le propriétaire de cette maison. Il s’appelait Louis. Avant c’était quelqu’un de joyeux mais depuis que son chat avait été sauvagement assassiné il avait peur de tout.
Un jour, pour que Louis redevienne heureux, le docteur décida de fabriquer une potion magique dont la recette lui venait de son arrière-grand-mère. Il mit comme ingrédients : 4 bonbons à la bêtise, 3 gâteaux à la grimace, 1 nez rouge de clown, des notes de musique, des confettis, du lait de noix de coco, et quelques petites chatouilles.
Pendant une de ses visites, le médecin remplaça l’eau de la bouteille de Louis par la potion. Lorsqu’il finit de boire, il eut un grand sursaut. Il sortit alors de sa maison et enleva tous les piquets, le grillage et le panneau. Il partit à pied au village avec son chien, et sur le chemin il dit bonjour à toutes les personnes qu’il croisait. Il s’arrêta dans une animalerie où il acheta un nouveau chat puis il rentra chez lui et se mit à jouer dans son jardin avec son chien et son petit chaton.
Le médecin fut tout content de voir son ami à nouveau heureux…

Ludiwine, Manon F., Manon C., Quentin, Andréa et Virginie, Les CP de l’école de Clarac.

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Les rats

Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se gavait de restes de foie gras et de langoustes alors que Razibus n’avait hérité que de la poubelle de poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment Razibus se vengea : il se mit à grignoter des fils du téléphone de l’hôtel, qui n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit à corriger les vers du poète qui devint bientôt riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air d’être là pour toujours quand…

…Ratapon rencontra Razibus et lui demanda de lui prêter sa poubelle. En fait, il lui proposa cette solution car lui, n’avait plus rien à manger. Mais Razibus refusa. Ratapon était bien triste. Il était maintenant dans la même situation que Razibus.
Il partit alors dans les rues pour retrouver une poubelle bien garnie. Sur sa route, il entendit soudain une chanson sortir de la fenêtre du poète. Il ressentit une émotion très forte et eut envie d’essayer d’en inventer une à son tour pour Razibus. Il y travailla une semaine entière. Un beau matin, il courut vers l’hôtel du poète, retrouva Razibus et voici la chanson qu’il lui chanta :

Razibus mon petit eucalyptus
J’ai compris maintenant ce que c’est qu’avoir faim
Razibus entre nous il faudrait qu’il y ait un lien

Plus de grillage plus de barrage
Avec toi je veux être en voyage
Et surtout à la plage

Entre nous plus de frontière
Il ne faut plus continuer comme hier
Je serai fier de toi et tu seras fier de moi

Quand nous nous disputons
Il n’y a plus de chanson ni de saison
Il y a trop d’interdiction
Pourtant tu es mon fruit de la passion

Tu as toujours rêvé de liberté
Mais tu as toujours tout limité
Toi seul peux enlever la frontière
Tu as la plus grande des poubelles
Partageons-la et notre vie sera belle.

Houa ! C’est drôlement bien ! Après ce que j’ai entendu, on peut se prêter les poubelles.
J’ai une super-idée : on va se partager une grande poubelle, pour nous deux. On le dira au propriétaire et au poète qui nous l’achèteront.
Et depuis, ils se retrouvèrent tous les jours pour manger dans la grande poubelle.
En allant vider ses déchets, le propriétaire de l’hôtel, qui avait réparé son téléphone, fit la connaissance du poète qui maintenant partageait sa poubelle. Ce dernier lui proposa d’écrire les menus de son restaurant en acrostiches. En échange, il gagna une immense chambre dans l’hôtel.

Margot, Elsa, Lauréna, Coralie, Mélanie, Clélia, Abigaëlle, Laurie, Kassandra et Andy
École de Clarac- CM1- CM2

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La lettre dit « stop »

La guerre faisait rage entre les soldats allemands et français. Les militaires allemands voulaient la paix à tout prix car ils avaient trop de victimes dans leurs troupes. Pendant longtemps ils cherchèrent comment arrêter cette guerre.
Un jour, ils se rassemblèrent et eurent l’idée d’envoyer une lettre, en cachette de leur supérieur, pour informer le général français de leur décision : ils arrêtaient la guerre.
Ils envoyèrent une colombe portant la lettre attachée à sa patte et pour signifier qu’ils voulaient à nouveau la paix, ils lui mirent une branche d’olivier dans le bec.
Après un long voyage, la colombe arriva et laissa tomber la lettre et la branche d’olivier devant les pieds du général français. Il se baissa et attrapa la lettre. Il l’ouvrit et la lut.

Combattants allemands
Le 08/05/2059
Rue du Chevalier
NZ032 BOUCKIR
Allemagne

au Général étoilé de la ville de TOUCHON

Général étoilé,

Nous sommes les soldats allemands et nous arrêtons de nous battre. Nous en avons marre de voir toutes ces victimes autant civiles que combattantes. Nous vous envoyons cette lettre en cachette de notre Général Timere. Nous arrêtons de lutter.
Nous avons contacté vos militaires et nous sommes tous d’accord. Nous sommes même devenus amis avec certains. En se regroupant, nous avons décidé de réaliser des uniformes de paix en rassemblant les drapeaux allemands et français.
Pour information, nous avons retiré la « frontière. »
Nous repartons tous chercher nos familles et nous allons découvrir ensemble le monde de la paix.
Vous pouvez toujours vous battre entre vous deux, mais nous, nous ne serons plus là ! Votre char d’assaut tout neuf ne vous servira à rien.
Bonne bataille.

Les ex-combattants allemands

« Bigre, diantre et screugneugneu ! » pesta le Général étoilé sur son char d’assaut flambant neuf.
Ils ont effacé la frontière ! grogna-t-il en trépignant.
Ils ont même supprimé les drapeaux ! éructa-t-il les yeux exorbités.
Et maintenant, c’est couru, ils vont m’enlever les ennemis ! rugit-il au bord de la crise de nerf et commençant à manger sa casquette.
Le marchand de canon vint le rejoindre en grimpant sur le blindé.
Ils vont nous enlever la guerre ! cria t-il en arrachant sa perruque et en la jetant à terre de rage.
Ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre, en pleurs.

Cyril, Maxime, Johan, Fabien, Damien, Guillaume, Thibault, Marjolène, Wilfried, Emmanuelle, Anaïs et Dylan
École de Clarac CM1-CM2

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École de Lannemezan - Guérissa

zoulous et maroufs

Personne n’était bien riche au HLM Les Oliviers pour ne pas dire que tous étaient pauvres. La bande des Zoulous vivait dans le bloc A. Les Maroufs dominaient le bloc B. Les jeunes des deux blocs ne se rencontraient jamais dans les escaliers mais s’ils se croisaient dans la cour c’était la bagarre.
Jusqu’au jour où leurs caïds se rencontrèrent solennellement pour essayer de faire une trêve, en se partageant la cour. On bomba sur le goudron une bande blanche que ni les Zoulous n’avaient le droit de franchir pour aller du côté Maroufs, ni l’inverse.
Le premier mois on pensa que tout allait s’arranger grâce à cette frontière quand, un jour on entendit un cri perçant…
c’était une vieille femme méchante que tout le monde appelait la « sorcière ». Les Zoulous et les Maroufs qui essayaient de se réconcilier décident de la piéger ensemble. C’est un soir qu’ils vont mettre au point leur piège pour attraper « la vieille sorcière ». Elle fait tellement peur à tout le monde en rackettant les jeunes de la cité qu’ils soient Zoulous ou Maroufs ! Une fois capturée, ils l’obligent à faire le ménage des deux blocs pendant deux semaines ! Pendant ce temps, les jeunes essaient de vivre ensemble sans dispute.

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zoulous et maroufs

Personne n’était bien riche au HLM Les Oliviers pour ne pas dire que tous étaient pauvres. La bande des Zoulous vivait dans le bloc A. Les Maroufs dominaient le bloc B. Les jeunes des deux blocs ne se rencontraient jamais dans les escaliers mais s’ils se croisaient dans la cour c’était la bagarre.
Jusqu’au jour où leurs caïds se rencontrèrent solennellement pour essayer de faire une trêve, en se partageant la cour. On bomba sur le goudron une bande blanche que ni les Zoulous n’avaient le droit de franchir pour aller du côté Maroufs, ni l’inverse.
Le premier mois on pensa que tout allait s’arranger grâce à cette frontière quand, un jour on entendit un cri perçant… c’était un Zoulou qui se faisait assommer par un Marouf ! Alors que les Zoulous faisaient un match de foot et les Maroufs un tournoi de tennis, le ballon des Zoulous atterrit chez les Maroufs. En voulant récupérer son ballon, le joueur s’est fait attaquer par son ennemi ! Les caïds étaient désespérés ; c’est alors que l’un d’eux dit : » Allons demander conseil aux Dieux « ! Après réflexion, les Dieux répondirent : « Vous n’avez qu’à former un seul et unique groupe ! « Et c’est ainsi que les deux bandes formèrent un seul clan celui des « Zouloufs ». Ils échangèrent leur jeu et inventèrent le « téfoot » un mélange de tennis et de foot ! Il consiste à jouer avec une raquette, un ballon et une cage de foot.

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Texte 4

Ils avaient pour belle habitude de jouer tous ensembles. Leur musique n’était que rires et cris de joie. Mais un jour, il arriva d’on ne sait où. Peut-être était-il déjà là, endormi depuis bien longtemps.
Le bruit du vent, la clarté de la lune, les ombres, les murmures, tout l’effrayait.
Un matin, il planta nerveusement des piquets autour de sa maison. Il tendit un haut grillage surmonté de fil de fer barbelé. Il lâcha un gros chien agressif qui vint aboyer le jour et la nuit.
Puis, il accrocha un panneau de bois sur lequel il écrivit en lettre rouge : « interdit de passer ».

Tout le monde était triste ; personne ne pouvait écouter de la musique ; personne ne pouvait crier de joie.
Un jour, un ballon passa par-dessus le grillage et le garçon qui l’avait lancé ne l’a jamais revu ! Il entendit un chien et le ballon qui se crevait. L’enfant pleura, déménagea et ne revint plus jamais. Le temps passa et tous les enfants qui venaient habiter par là, perdaient leur ballon, pleuraient et déménageaient ! Le père d’un enfant l’obligea à racheter tous les ballons perdus. Il le fit, vendit son chien, arracha le panneau de bois et partit prendre le train. Plus personne en France ne le revit... 

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Dentelle et la frontière

Dentelle, la petite chatte rousse, se promène. Elle voit Georges, le coq à la grosse voix. Elle court vers lui pour le saluer d’un ronron d’ami. Mais Georges trace une longue ligne sur le sol, avec son bec pointu.
« Ne passe pas ! dit-il avec sa grosse voix. 
Mais pourquoi ? demande Dentelle étonnée. 
C’est la frontière ! dit le coq, la frontière… !
La poule se demanda pourquoi ? Quelques minutes plus tard, elle rentra chez elle et téléphona à Georges. Elle voulait savoir pourquoi cette frontière était là ! Il lui répondit en criant : « Je ne veux plus te voir « ! Elle alla se promener pour réfléchir. Soudain, elle vit une gomme. Elle se dirigea vers la frontière qu’elle effaça. En même temps, cela changea les souvenirs de Georges. Elle retourna le voir, Georges la demanda en mariage ! Elle répondit « oui » et ils se firent un gros bisou plein d’amour !

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Les rats

Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se gavait des restes de foie gras et de langoustes alors que Razibus n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passaient comme une frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comme le malin Razibus se vengea : il se mit à grignoter les fils du téléphone de l’hôtel, qui n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit à corriger les vers du poète qui devint bientôt riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air d’être là pour toujours quand…
suite à la ruse du pauvre rat, Ratapon essaya toutes les idées qui lui passaient par la tête. Soudain il eut une idée fantastique...il prit une éponge et alla chez le poète. Il effaça tous les vers que le poète avait faits et écrivit des bêtises à la place ! Le pauvre poète arriva et quand il vit toutes les bêtises de Ratapon, il prit une éponge magique et effaça tout...la rue devint une piscine ! Ratapon ne savait pas nager, Razibus, lui, avait pris des cours car c’est lui qui avait tout manigancé !

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Les rats

Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se gavait des restes de foie gras et de langoustes alors que Razibus n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passaient comme une frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comme le malin Razibus se vengea : il se mit à grignoter les fils du téléphone de l’hôtel, qui n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit à corriger les vers du poète qui devint bientôt riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air d’être là pour toujours quand…
le poète, qui se nommait Dylan, surprit un jour Razibus qui corrigeait ses vers. Heureux, il prit Razibus dans ses mains et alla lui acheter un cadeau au magasin du coin : c’était des chaussures particulières ! Elles avaient des lacets en spaghettis, des semelles en steack, le côté en nougat et le dessus en pâte d’amande...trois bonbons au caramel les décoraient !
« Quelle chance » se dit Razibus. Dylan déposa au passage le rat devant sa poubelle quand il vit Ratapon.
« Quel gros rat » se dit Dylan. Mais Ratapon lisait dans les pensées et avait tout compris mais il avait aussi plein d’autres secrets. Savez-vous pourquoi il était si gros ? Parce qu’il a un chapeau magique que lui avait donné son grand-père et qui lui donnait tout ce qu’il désirait manger !
Quelques jours plus tard, Dylan revint chercher Razibus ; il avait une surprise pour lui : il voulait l’adopter. Razibus accepta tout de suite.
Dylan racheta l’hôtel car il était devenu très riche. Dylan et Razibus engagèrent Ratapon pour finir les restes du restaurant.

Les élèves du CM1-CM2

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École de Loures-Barousse

La journée des frontières

Il ouvrit son cartable. Il installa sa trousse et sortit son stylo pour écrire la date. Elle fit de même, juste à côté de lui. Il la regarda. Il fronça les sourcils. Avec son doigt, il traça une ligne imaginaire sur la table, entre elle et lui.
- C’est la frontière, dit-il. Tu n’as pas le droit de la dépasser.

Cathy le regarda bizarrement et dit :
- Mais de quelle frontière tu parles ?
- Celle que j’ai tracée avec mon doigt ! répondit David.
Cathy murmura :
- Mais qu’est-ce que tu as encore inventé ?
- Si tu dépasses cette frontière, tu auras de sérieux problèmes !
Juste à ce moment, la cloche retentit, les élèves sortirent.
Dans la cour, les garçons tracèrent une frontière avec une craie pour séparer les filles d’un côté, et les garçons de l’autre. À la fin de la récréation, les élèves rentrèrent en classe. C’était le cours de géographie où l’on parlait justement de frontière.
- Qu’est-ce qu’une frontière ? demanda la maîtresse.
David répondit :
- C’est une ligne imaginaire qui sépare les pays.
- Décidément, c’est la journée des frontières, chuchota Cathy.
- Oui, et n’oublie pas que toi, tu ne dois pas dépasser celle-là ! répondit David en montrant le milieu de la table.
- Celle-là ? répondit Cathy en la touchant. 
C’est alors que la table se coupa en deux. La maîtresse cria :
- Mais qu’est-ce que tu as encore fait, David ! ! !
- C’est pas moi, c’est Cathy !
- Je ne veux pas savoir ! Vous serez punis tous les deux !
Le soir même, la maîtresse convoqua les parents de Cathy et de David. Les deux enfants durent s’expliquer : David avoua qu’il avait tout préparé à l’avance. Il avait coupé la table par le dessous, elle ne tenait que par un fil : il savait que, dès que sa voisine allait toucher la frontière, la table se casserait en deux.
- Maintenant, à toi Cathy ! dit la maîtresse.
Elle expliqua qu’elle n’était pour rien dans cette histoire. Alors, la maîtresse donna une punition à David. Depuis ce jour, les deux enfants ne se mirent plus jamais à côté.

Cindy, Mickaël, Rodolphe, Vanessa, CM2 Loures-Barousse

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Les Zoulous et les Maroufs.

Personne n’était bien riche au H.L.M Les Oliviers pour ne pas dire que tous étaient pauvres. La bande des Zoulous vivait dans le bloc A, les Maroufs dominaient le bloc B. Les deux jeunes des deux blocs ne se rencontraient jamais dans les escaliers mais s’ils se croisaient dans la cour, c’était la bagarre.
Jusqu’au jour où leurs caïds se rencontrèrent solennellement pour essayer de faire une trêve, en se partageant la cour. On bomba sur le goudron une bande blanche que ni les Zoulous n’avaient le droit de franchir pour aller du côté des Maroufs, ni l’inverse.
Le premier mois, on pensa que tout allait s’arranger grâce à cette frontière quand, un jour on entendit un cri perçant….

C’était un Zoulou qui s’amusait dans la cour et qui venait de s’apercevoir que la frontière avait disparu. Le Zoulou croyait que c’était un Marouf qui l’avait effacée alors que c’était la pluie qui l’avait enlevée. Donc un Zoulou alla prévenir le maire de la cité.
Celui-ci leur demanda deux jours pour refaire la frontière car il n’y avait plus de peinture. Le 1er jour les Zoulous commencèrent une partie de foot mais il leur manquait un gardien de but. La seule solution c’était de demander à un Marouf. Au bout de dix minutes de réflexion un Marouf se décida et ils jouèrent ensemble. Tout se passa bien et ils décidèrent de recommencer le lendemain. Quand le maire arriva avec un seau de peinture le lendemain tous ensemble, les deux clans le virent et ils dirent en coeur :
« Nous ne voulons plus de frontière nous nous sommes réconciliés ».

Alex Florian Julien. L Gwendoline et Émilie Loures-Barousse CM1

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Les rats

Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et gras se nommait Ratapon et l’autre dont on voyait les côtes tant il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se gavait des restes de foie gras et de langouste alors que Razibus n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il se mit à grignoter les fils du téléphone de l’hôtel, qui n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit à corriger les vers du poète qui devint bientôt riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air d’être là pour toujours quand…

Un matin Razibus vit le pif de Ratapon sortir de sa poubelle et il dit :
« - Que faisais-tu dans ma poubelle ?
- ça ne te regarde pas dit Ratapon.- J’exige que tu me le dises ! »
Ratapon ne lui répondit pas.
Le lendemain une famille arriva dans l’hôtel 5 étoiles. Le temps que les parents s’installent, les enfants allèrent jouer dehors vers les poubelles et tout à coup ils entendirent parler et ils s’approchèrent des poubelles. Ils virent des rats. La plus petite fille dit :
« - Moi je m’appelle Laura, John c’est mon frère, Marie c’est ma sœur, et Jeanne c’est ma cousine. Ça vous dit d’aller jouer dans ma chambre ?
- OUI. »
À la fin de la soirée Razibus dit :
« - On s’est fait des amis mais ça ne m’explique toujours pas, pourquoi tu étais dans ma poubelle ?
- J’étais dans ta poubelle car il n’y avait plus personne dans l’Hôtel donc il n’y avait pas de quoi manger.
- Maintenant que tu es allé dans ma poubelle et que moi je suis allé dans la tienne, la frontière n’existe plus. »

Julien. M, Axelle, Emma, Glawdys. Loures-Barousse CM1

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Une frontière : une dispute !

Dentelle, la petite chatte rousse, se promène. Elle voit Georges, le coq à la grosse voix. Elle court vers lui pour le saluer d’un ronron d’ami. Mais Georges trace une longue ligne sur le sol, avec son bec pointu.
- Ne passe pas ! dit-il avec sa grosse voix.
- Mais pourquoi ? demande Dentelle étonnée.
- C’est la frontière ! dit le coq, la frontière..!

- Pourquoi cette frontière ?
- Je refais ma maison et ceci, c’est le plan du fossé.
- Ah ! Alors, si tu es en plein travail, je ne te dérange pas plus longtemps. 
Le lendemain, elle revint chez Georges.
- On va jouer dans le grenier ? dit Dentelle.
- Non, tu vois bien que j’ai du travail ! !
- J’EN AI ASSEZ ! CONTINUE TA FRONTIÈRE, MAIS NE M’ADRESSE PLUS LA PAROLE ! ! ! hurla Dentelle, puis elle partit dans la direction opposée.
- Dentelle, ne pars pas... bégaya Georges qui ne s’attendait pas à une pareille réaction. 
Le jour d’après, ce fut Georges qui prit le chemin de la maison de la chatte.
- Dentelle, commença Georges, excuse-moi, je finirai mes travaux plus tard ! pleura-t-il.
- D’accord, je te pardonne, mais ne me reprends plus à rebrousse-poil. Maintenant, ne parle plus jamais de frontière ! ordonna Dentelle.
- Oublions cette histoire et allons jouer dans ton grenier !
Georges et Dentelle montèrent dans le grenier.
- Eh bien ! ricana Georges, c’est encore plus mal rangé que mon poulailler, regarde-moi ce plancher, plein de trous, il faut arranger ça : faisons des travaux !
Les poils roux de Dentelle se hérissèrent et elle cria :
- OH ! NON, PAS DE TRAVAUX, FILE D’ICI ET NE REVIENS PLUS JAMAIS !
Georges, effrayé quitta la maison de Dentelle à tire d’aile.
- C’en est assez ! Je dois quitter cet endroit-là ! Je n’embêterai personne si je vais à Bourg-Goulville, pleura Georges.
Le lendemain, Georges partit de Nahalbeuk pour aller à Bourg-Goulville. Douze kilomètres plus tard, il s’arrêta. Après un bivouac d’une heure, dont trente minutes nécessaire au coq pour repeigner sa crête, il reprit la route vers Bourg-Goulville. Enfin, il arriva à Valtordu.
Après un copieux repas bien arrosé à la taverne de Michemin, notre héros trouva le sommeil dans la douceur d’une paillasse infestée de puces. Il reprit la route au matin coupant par la forêt de Chilipack. Soudain, Georges entendit un craquement de bois.
- Qui est là ? bégaya-t-il.
- C’est moi, Dentelle ! dit la chatte qui l’avait suivi depuis Nahalbeuk.
- Dentelle ?
- Oui, c’est moi.
- Mais je croyais que tu ne voulais plus me revoir ! dit Georges
- J’ai été trop injuste envers toi, maintenant je comprends que tu voulais m’aider, mais j’étais nerveuse. Repartons à Nahalbeuk et remettons le compteur à zéro ! proposa Dentelle.
- D’accord, accepta le coq. 
Ils se mirent donc en route. Une fois arrivé à Nahalbeuk, Georges annula la frontière autour de sa maison en remplissant le fossé d’eau. Et, par une expérience la plus folle, ils vécurent heureux et eurent plein de petits « cocochats ». Aussi étrange que cela puisse paraître, ce conte finit bien.

Émilie, Julien P, Soukayna, Titouan, CM2 Loures-Barousse

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Dentelle

Dentelle, la petite chatte rousse, se promène. Elle voit Georges, le coq à la grosse voix. Elle court vers lui pour le saluer d’un ronron d’ami. Mais Georges trace une longue ligne sur le sol, avec son bec pointu.
« - Ne passe pas ! dit-il avec sa grosse voix
- Mais pourquoi ? demande Dentelle étonnée.
- C’est la frontière ! dit le coq, la frontière. !
- Mais c’est quoi une frontière ?
- ça ne te regarde pas.
- Mais pourquoi ? dit Dentelle.
- Parce que c’est mon secret. Tu n’as qu’à rentrer chez toi, aller dans la chambre de ta maîtresse et prendre le dictionnaire. Il est déjà tard il faut que tu rentres ou alors tout le monde va s’inquiéter.
- À demain le coq. »
Pendant toute la nuit Dentelle cherche la signification du mot étrange qu’elle vient d’entendre. Le lendemain matin elle se promène et dépasse la frontière. Elle se fait prendre dans un piège placé là par le coq : c’est un filet qui l’empêche de s’en aller. Le coq arrive :
« - Pourquoi as-tu dépassé cette frontière ? Je t’avais pourtant prévenue dit le coq.
- Fais-moi sortir de ce filet » dit Dentelle
Le coq passe sous le filet et il dit : « Maintenant ta punition est que je te donne plein de coups de bec. »
Dentelle dit : Ne fais pas ça, on est meilleurs amis. Elle a mal, elle lui demande d’arrêter, mais non. Elle miaule : miaou, miaou, miaou !!! pour que quelqu’un l’entende. Et la maîtresse de Dentelle entend quelque chose. Alors elle visite tout le quartier. Elle arrive devant la maison du coq et elle voit un chat dans un filet. Mais elle ne reconnaît pas Dentelle (car sur le trottoir il y a une flaque de boue et Dentelle y a glissé dedans.) Elle dit : Oh ! Tu es bien excité mon pauvre petit chat, je vais te sortir de là et appeler la fourrière. » Quelques minutes plus tard la fourrière et là et l’emmène. Ils la mettent dans une cage. Quand Marie, la maîtresse rentre à la maison elle s’aperçoit que Dentelle n’est plus là ; alors elle décide d’aller à la fourrière et elle trouve Dentelle. Le soir Dentelle voit Georges et il se réconcilie.

Clémence, Anaïs P, Manon, Fanny Loures-Barousse CM1

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La roue Carillon

Proposition illustrée anonyme du xxe siècle

Dans une petite cage en fer, un rat, qui se nommait Rachid, s’ennuyait car les frontières de son pays étaient des barres en fer très rapprochées. Sa seule évasion était la roue Carillon qui tournait au milieu de la cage. Tous les jours, il y rentrait, faisait des kilomètres et avait l’impression de traverser les frontières de la cage. Mais jamais il ne les dépassait.
Un jour, autour de la cage, vint un rat qui se nommait Sami. Ils papotèrent : Rachid demanda à Sami de le délivrer. Sami conduisit Rachid chez lui, dans la ville voisine. Au bout d’une semaine, Sami, qui avait l’habitude de vivre seul, s’énerva contre Rachid, ils s’envoyèrent des paroles en l’air. Puis, Sami provoqua Rachid qui s’énerva et le pinça très fort : aussitôt, Sami poussa un cri aigu et déclara la guerre à Rachid qui partit dans les rues de la ville. Chaque fois qu’ils se rencontraient, ils se battaient…
Au bout de quelques jours, Rachid, qui en avait assez de se battre, décida de revenir dans sa cage : « Je vais peut-être m’ennuyer, se dit-il, mais au moins, j’aurai la paix ! »
La porte de la cage était restée ouverte. Il entra, s’y installa définitivement et n’en franchit plus jamais les frontières.

Alain, Céline, Julien S, Mélanie, CM2 Loures-Barousse

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Les abeilles

Toutes les sources du village de Van un jour maudit d’août cessèrent de couler. Elles avaient dû se perdre dans quelque gouffre de la falaise et les Nassir, faute d’eau pour leurs bêtes furent forcés d’abandonner leur alpage. Avec moutons, mulets, sacs de sel et même leurs lits, ils passèrent le col enneigé qui marque la frontière.
Mais à peine installés de l’autre côté de la montagne, on leur dit qu’ils avaient les yeux trop bridés, des cheveux trop clairs, et qu’on ne les comprenait pas. Bref on les accusa de tout ce qui allait mal et ce fut la misère.
Heureusement ils n’avaient qu’un enfant à nourrir : Dji, une fillette de treize ans, fragile mais vaillante et de bon caractère. Mais plus l’exil se prolongeait, moins Dji parlait. Elle ne rêvait en secret que de leur ancien village, de l’autre côté de la frontière.
Un soir, elle s’était cachée pour pleurer quand elle entendit un grand bourdonnement. Des abeilles couraient sur sa robe. Elle la secoua et se remit à pleurer de plus belle. Les abeilles ruisselaient sur son corsage alors que pas une larme ne mouillait ses joues. Et Dji en se regardant dans la glace, s’aperçut avec effroi que de ses yeux ne coulaient plus des larmes mais des flots d’abeilles qui, au lieu de se poser sur les prés, filaient tout droit vers la frontière. Plus elle pleurait son village perdu, plus ces larmes étranges volaient vers lui. Que faire ?
La reine des abeilles lui dit « il faut que tu nous suives pour retrouver ton ancien village ». La petite fille dit « attendez je vais chercher un cheval ». Quelques instants plus tard elles partirent. Elles commencèrent à traverser la forêt ; Alors qu’elles avançaient tranquillement un loup affamé surgit, tout à coup et mordit le cheval. Dji saisit une torche et fit partir le loup mais elle fut triste car son cheval était mort. Pourtant, elle dut continuer à pied. La fillette arriva au village et fut surprise de voir la tribu des Vikings, elle bondit et dit « partez de notre village ! » Dji fut capturée et les abeilles piquèrent les Vikings puis l’enfant partit en courant annoncer la nouvelle à sa tribu. Elle grimpa en haut de la montagne enneigée et franchit la frontière. Elle descendit en courant, et déclencha une énorme avalanche. Quelques instants plus tard elle arriva au village et dit au chef de la tribu : « La source est revenue, tous au village !!». Les villageois se précipitèrent à la frontière. Mais l’un d’entre eux leur dit « oui mais le problème de l’ancien village n’est pas résolu » les villageois se regardèrent puis dirent « faisons un village qui va de ce village à l’ancien village. Ils partirent enlever la frontière.

Rémy, Edwige, Roxanne, Alexandra Loures-Barousse CM1.

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L’île des amandes

Proposition illustrée de Christian Louis

Dans une petite île nommée « l’île des amandes », vivaient deux tribus qui se détestaient et se faisaient souvent la guerre. L’une s’appelait « Poulet aux amandes » et l’autre « Amandes colorées ». D’un commun accord, elles décidèrent de tracer une frontière, pour ne plus se voir. Les deux tribus commencèrent à tracer des croix sur les arbres pour savoir lesquels il fallait abattre. Une fois le marquage des arbres fini, les hommes se mirent à les couper. Puis, ils construisirent une machine pour fabriquer les frontières. Après une dure journée, ils se couchèrent. Le lendemain, ils reprirent le travail. La moitié des hommes tirait la machine traceuse de frontière et les autres tournaient la manivelle permettant de retourner la terre. Cette tache dura environ une semaine.
Un beau jour, alors qu’ils étaient en plein travail, un garde en hélicoptère vit la drôle de machine. Il lança l’alerte, appela les militaires qui vinrent sur le champ :
« - Que faites-vous avec cette machine, et à quoi sert-elle ? demandèrent-ils.
- Elle nous sert à tracer une frontière, répondirent les hommes.
- Et pourquoi cette frontière ? demandèrent les militaires.
- On se disputait tout le temps, donc on a décidé de vivre chacun de notre côté.
- C’est une bonne idée, dirent les militaires, nous allons rentrer chez nous, mais avant, donnez-nous le plan de la machine traceuse de frontières. »
Bien contentes d’être débarrassées des militaires, les deux tribus donnèrent le plan de leur machine et poursuivirent leur travail. Quand elles eurent fini, les deux tribus signèrent un pacte : ne jamais franchir la frontière, sous aucun prétexte. Depuis ce jour-là, elles vécurent en paix sur l’île des amandes, chacune de leur côté.
Les militaires se mirent alors à tracer des frontières dans le monde entier. Ils pensaient ainsi régler tous les conflits de la planète et pouvoir se reposer. Mais, malheureusement, les frontières provoquèrent encore plus de problèmes et alimentèrent les guerres.

Alice, Chloé, Guillaume, Kihyan, CM2 Loures-Barousse

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La gomme magique

Il étala sa gigantesque carte. Il posa une longue règle sur les déserts, les villages et les villes, les fleuves et les forêts, les plaines et les montagnes dessinés en couleur. Il traça des pointillés dans tous les sens. Quelque temps après, dans un village oublié aux portes de la forêt on vint parler aux habitants.
- Vous ne pouvez plus aller dans les bois ! Ce n’est plus votre pays !
Avec sa carte, sa règle et son crayon, il venait d’inventer l’étranger. Mais il ne savait pas que dans ce village, le plus sage des vieillards gardait cachée dans le creux d’une statuette de bois, une véritable gomme magique.
Elle pouvait effacer les frontières, et on ne pouvait plus les retracer au même endroit.
L’une des femmes du village s’adressa à celui qui avait tracé la frontière :
« - Tu ne peux pas nous interdire le passage vers ce bois !
- C’est dans la rivière qui le traverse que nous puisons l’eau dont nous avons besoin ! ajouta une autre femme.
- Et c’est aussi là que nous chassons pour manger, enchaîna un homme. »
Les villageois se mirent à la poursuite du garçon qui détenait la carte pour pouvoir effacer la frontière avec la gomme magique. Le garçon prit son bateau et partit en mer. Les villageois sautèrent sur leurs pirogues et se lancèrent à sa poursuite.
Pendant la nuit, la tempête se leva et le garçon échoua sur une île déserte. Il eut l’idée d’enterrer la carte dans le sable, espérant ainsi que personne ne la retrouverait jamais. Puis, avec les débris de son bateau, il construisit un radeau et repartit chez lui.
Quelques jours plus tard, les villageois échouèrent à leur tour sur l’île, mais leurs pirogues étaient complètement détruites, donc ils restèrent coincés là.
Ils passèrent plusieurs jours sur l’île. Un matin, alors que les enfants du village cherchaient de quoi manger dans le sable, ils trouvèrent la carte. Alors, les villageois décidèrent de construire un grand radeau avec des troncs de palmiers et ils rentrèrent au village. Ils donnèrent la carte au plus sage des vieillards du village qui aussitôt effaça la frontière avec la gomme magique.
Depuis ce jour-là, ils se méfièrent des étrangers et vécurent heureux dans leur village sans frontière.

Faustine, Joséphine, Julien B, Robin, CM2 Loures-Barousse

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Le don de Pierre l’écrivain (la roue carillon)

Il était une fois un jeune homme prénommé Pierre ; il écrivait des romans avec des lettres en forme de rat. Tous les jours, Pierre traversait une frontière pour aller travailler dans un pays étranger ; à chaque fois que Pierre allait travailler les lettres de ses romans s’animaient et faisaient la fête. Un jour la lettre « P » s’éloigna du village et traversa la frontière pour se rendre au village où habitaient les ennemis du jeune homme. En se promenant, elle rencontra « une roue carillon * »
*c’est une roue avec des petites cloches dessus.
La roue lui dit :
« - Que fais-tu là ?
- Je me promène lui dit la lettre.
- Mais tu viens du village voisin ? lui demanda la roue.
- Oui, j’avais envie de me promener dit la lettre.
- Alors si tu viens du village voisin, je suis obligée de te capturer dit la roue carillon. »
Alors la lettre se fit capturer et mettre en prison.
Le soir, quand Pierre rentra du travail il s’aperçut que la lettre « P » avait disparu.
Il la chercha dans tout le village et s’arrêta devant la frontière et se dit :
- « Allez courage, j’y vais !! »
Il traversa la frontière et chercha partout ; en cherchant il réveilla la roue, qui réveilla le chef, qui emprisonna Pierre, qui retrouva la lettre « P ».
Pierre demanda à « la roue carillon » une feuille et un crayon. La roue accepta.
Il dessina une clef et se libéra de la prison.
Doucement il traversa le village et en passant sur la frontière, il pensa qu’il pourrait l’effacer puisqu’il avait le don de rendre les choses magiques, il pourrait dessiner une gomme spéciale et ainsi effacer toutes les frontières du monde, pour réconcilier les pays, les villes et les villages et réconcilier tout le monde.
À 70 ans, il vit heureux, en paix ; Il écrit toujours des livres avec des lettres magiques en forme de rat.

Camille, Anaïs. M, Fabienne et Maxime CM1 Loures-Barousse

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Les rats

Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle d’un hôtel cinq étoiles.
C’est dire qu’il se gavait des restes de foie gras et de langouste alors que Razibus n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il se mit à grignoter les fils du téléphone de l’hôtel, qui n’ayant plus de client ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit à corriger les vers du poète qui devint bientôt riche et célèbre. La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air d’être là pour toujours quand…

Un jour Razibus demanda à son voisin :
- Bonjour, comment vas-tu ?
- Je vais mal. Dans ma poubelle, il n’y a plus de nourriture…
- Comment ça ? répliqua Razibus, faisant l’étonné…
- Je ne sais pas, il n’y a plus de client à l’hôtel, je me demande bien pourquoi.
- En effet, c’est bizarre…

Ratapon demanda à Razibus :
- Puis-je prendre un peu de nourriture dans ta poubelle ?
- Non ! Il n’en est pas question ! Quand tu avais à manger, toi, tu ne me donnais rien ! s’exclama Razibus, et ils se disputèrent violemment.
Quelque temps plus tard, le chat du poète vint voir son vieil ami Ratapon pour essayer d’arranger la situation. Après une longue discussion, le chat partit trouver Razibus et lui dit que Ratapon voulait bien redevenir son ami. Mais Razibus s’énerva :
- Je voudrais bien être son ami, mais lui, quand il avait beaucoup de nourriture et moi non, il ne me donnait rien, alors moi, je fais pareil !
Le chat décida donc d’organiser un rendez-vous entre les deux rats pour qu’ils se réconcilient et qu’ils partagent leur nourriture.
Razibus et Ratapon se retrouvèrent devant la frontière. Razibus prit la parole :
- Sais-tu pourquoi j’ai coupé les fils du téléphone ?…
- Pourquoi, c’était toi ?
- Oui, avoua Razibus d’un air désolé.
- Mais pourquoi as-tu fait ça ?
- Je l’ai fait pour te faire comprendre que, quand je mourais de faim, tu ne me donnais pas de nourriture, voilà pourquoi : tu étais égoïste !!
- Moi égoïste, non !.. Bon, un petit peu, c’est vrai, je l’avoue, mais maintenant je vais te proposer quelque chose : désormais, nous mangerons ensemble et nous dormirons ensemble. Es-tu d’accord ?
Razibus accepta. Ils devinrent amis pour toujours et vécurent heureux en se partageant les restes de l’hôtel, car il y en avait largement assez pour deux.

Anaïs, Axel, Jérôme, Léa, CM2 Loures-Barousse

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Quatre enfants et un adulte

Un matin, il planta nerveusement des piquets autour de sa maison. Il tendit un haut grillage surmonté de fil de fer barbelé. Il lâcha un gros chien agressif qui vint aboyer le jour et la nuit. Puis il accrocha un panneau de bois sur lequel il écrivit en lettre rouge « interdit de passer ».
Car le monsieur en effet n’aimait pas du tout la musique et les enfants. Un matin, furieux, il dépassa le grillage pour dire aux enfants d’arrêter de faire du bruit mais les enfants refusèrent d’écouter. Pendant toute la journée il dut accepter le bruit. Le lendemain il en eut assez. Il lâcha son chien Brutus qui fut coincé dans le portail et le monsieur qui avait une très longue barbe la coinça aussi en essayant de dégager Brutus. Furieux, il tira et s’arracha la moitié de la barbe ; Le lendemain, les enfants décidèrent de dépasser la « frontière « pour s’excuser auprès du monsieur ; il s’excusa lui aussi et ils finirent par devenir amis. Ils démontèrent tous ensemble la frontière.

Charlotte, Mathilde, Loïc, Kévin. Loures-Barousse CM1

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Traversons les frontières !

En France, les ours laissent des traces.
En Roumanie, les oiseaux ne dorment pas dans les nids
En Ouganda, Zelda fait du dada.
Au Népal, une personne s’occupe d’un cheval.
En Thaïlande, les vaches sont laides.
En Italie, les gens dorment sous les lits.
En Espagne, les cambrioleurs finissent au bagne.
En Russie, les enfants ont inventé la scie.
En Égypte, les enfants portent des lunettes.
En Suisse, les enfants ne vont pas en classe.

Cécile, Gilles, Eric, Paul - Loures-Barousse (CE1)

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BON VOYAGE !

En France, on se lance !
En Roumanie, mamie prépare des paninis.
En Oman, les habitants lisent des romans.
Au Nicaragua, le chien aboie.
Au Tibet, il y a beaucoup de bébés.
En Irlande, on regarde les matchs de Hand.
En Espagne, on se baigne.
En Russie, aussi !
En Égypte, on mange des frites.
En Sibérie, on mange du riz.

Chloé, Sylvain D, Yona - Loures-Barousse (CE1)

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Les vacances

En France, les vacances commencent.
En Russie, le car prend des raccourcis.
En Oman, l’avion ramène les Allemands.
En Niger, les Nigériens gèrent.
Au Tibet, il y a beaucoup de bébés.
En Irlande, les femmes sont grandes.
En Égypte, on boit beaucoup de menthe.
En Roumanie, les oiseaux sont dans leur nid.
En Espagne, on épargne.
En Suisse, les vacances finissent.

Allan, Félicie, Kévin - Loures-Barousse (CE1)

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Les pays

En France, Florence se balance pendant les vacances.
En Roumanie, les oiseaux ont vite fini leurs nids.
En Ouganda, on peut trouver beaucoup de pandas.
En Norvège, il y avait un super-manège.
En Thaïlande, on a été malade heureusement on a vite trouvé de l’aide.
En Italie, on dort dans des lits.
En Espagne, on a escaladé la montagne avec nos compagnes.
En Russie, il n’y a pas beaucoup de personnes qui s’appellent Lucie.
En Écosse, on trouve des trésors dans des caisses.
En Suisse, on a acheté de la réglisse.

Jason, Maëva, Marvin - Loures-Barousse (CE1)

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Voyage dans les rimes

En France, on avance avec prudence.
En Roumanie, on danse avec mamie.
En Oman, on lit beaucoup de romans.
Au Nicaragua, le roi boit.
Au Tibet, les bébés boivent du lait.
En Italie, on va au lit.
En Espagne, on mange des lasagnes.
Au Royaume-Uni, il y a des oiseaux dans les nids.
Aux États-Unis, les devoirs sont finis.
En Sibérie, on a du bon riz.

Lætitia, Sylvain P, Théo - Loures-Barousse (CE1)

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La terre

En France, on se pèse sur une balance.
En Roumanie, les enfants sont punis.
En Oman, on trouve des éléphants.
En Norvège, il y a plein de neige.
En Thaïlande, les lionnes sont laides.
En Italie, les enfants dorment dans un lit.
En Espagne, le chien grogne.
Au Royaume-Uni, les enfants ont de mauvaises manies.
Aux États-Unis, les oiseaux font leur nid.
Au Sénégal, les adultes ont la gale.

Jennifer, Roberto, Solène - Loures-Barousse (CE1)

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École  les Izards - Luchon

Les rats

Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un gros et gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se gavait des restes de foie gras et de langouste alors que Razibus n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il se mit à grignoter les fils du téléphone de l’hôtel, qui n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit à corriger les vers du poète qui devint bientôt riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air d’être là pour toujours quand…

L’hôtelier se retrouva sans travail, car l’hôtel appartenait à sa mère qui déposa bilan. Elle lui dit : « Je suis maintenant trop âgée pour me battre à essayer de garder cet hôtel».
Alors Ratapon n’eut plus rien à manger. Razibus trouvait maintenant tout ce qu’il voulait dans la poubelle du poète riche. Quand il vit Ratapon tout maigre, il eut des remords car il pensa à sa vie d’autrefois et il lui dit :
« Je suis vraiment désolé et pour me faire pardonner je t‘invite à venir manger plein de bonnes choses chez moi. »
Mais la frontière entre les deux poubelles existait toujours, l’hôtelier et le poète ne se parlaient jamais et cela peinait les rats.
Quelques années plus tard, la mère de l’hôtelier mourut d’une maladie grave. L’hôtelier alla chercher un peu de soutien auprès du poète. Il frappa à sa porte et l’autre lui dit : « Bonsoir mon cher, qu’est-ce qui vous emmène ici ?
- Ma mère est morte d’une maladie grave, alors je pense trouver un peu de soutien auprès de vous. 
- Venez, entrez, voulez-vous passer la nuit ici ?
- Oui, je veux bien passer la nuit avec vous. Merci beaucoup pour ce soutien. »
Entre les deux rats, comme entre les deux voisins, il n’y eut plus de frontière parce qu’ils sont devenus amis. L’hôtelier et le poète vécurent ensemble et tous les quatre vécurent très heureux.

Maxime, Julie, Axelle, Morgane CM1 École publique « Les Isards » de Luchon

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Hoda et Grégory

Il ouvrit son cartable. Il installa sa trousse et sortit son stylo pour écrire la date. Elle fit de même, juste à côté de lui. Il la regarda. Il fronça les sourcils. Avec son doigt, il traça une ligne imaginaire sur la table, entre elle et lui.
« C’est la frontière, dit-il. Tu n’as pas le droit de dépasser. »

Mais Hoda prétendit que la table appartenait à eux deux et qu’il n‘y avait pas de frontière. Grégory eut alors une idée et alla chercher son classeur pour matérialiser la frontière. Il dit : « C’est ici ta limite. Maintenant tu sais où elle est, la frontière ! »
Alors elle fit tomber le classeur. Grégory lui prit tout ce qui dépassait dans la partie qui était de son côté. Elle fit dépasser son cahier et il lui prit. Pendant la récréation la classe sortit. Hoda alla voir ses copines qui l’aidèrent à trouver une solution. Grégory alla lui aussi voir ses copains pour trouver une solution. Mais c’était bien difficile, car chacun voulait avoir raison. La cloche sonna et tout le monde rentra en classe. En voyant tous les élèves en fureur, la maîtresse demanda ce qui se passait. Hoda et Grégory lui expliquèrent leur désaccord. Elle leur dit de régler çà entre eux sinon ils seraient punis. Puis il fallut faire un exercice. Comme Hoda n’avait plus son cahier, elle prit une feuille. Mais quand elle rendit son travail à la maîtresse, celle-ci se fâcha : « Je ne veux pas de ça, j’exige un cahier propre et bien présenté !
- Ce n’est pas ma faute, dit Hoda, Grégory m’a pris mon cahier parce qu’il dépassait de son côté !
- Puisque c’est comme ça, vous ne pourrez pas jouer pendant les récréations jusqu’à ce que vous soyez d’accord, répondit la maîtresse »
Quand vint le moment de jouer, ils restèrent punis tous les deux. Après plusieurs minutes, Grégory alla lentement et la tête basse trouver sa voisine pour lui rendre son cahier et enlever la frontière. Sans rancune Hoda lui proposa de devenir son amie et depuis, ils jouent ensemble pendant toutes les récréations.

Waffa, Laury, Maxime CM1 École publique « Les Isards » de Luchon

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Le roi du monde et le vieillard

Le roi du monde se mit au travail. Il étala sa gigantesque carte. Il posa une longue règle sur les déserts, les villages et les villes, les fleuves et les forêts, les plaines et les montagnes dessinés en couleur. Il traça des pointillés dans tous les sens.
Quelques temps après, dans un village oublié aux portes de la forêt, on vint parler aux habitants.
- Vous ne pouvez plus aller dans les bois ! Ce n’est plus votre pays !
Avec sa carte, sa règle et son crayon, il venait d’inventer l’étranger. Mais il ne savait pas que dans ce village, le plus sage des vieillards gardait cachée dans le creux d’une statuette de bois, une véritable gomme magique…

qui pouvait effacer les frontières de la carte, même à distance. Le vieillard gomma les lignes qui ne l’intéressaient pas. Le roi du monde n’était pas d’accord, il voyait disparaître son travail. Alors il entreprit de retracer toutes les frontières. Mais cela ne plaisait pas du tout au vieillard qui décida d’aller rencontrer le roi du monde et de parler avec lui. Il lui dit :
« Nous sommes des nomades, nous ne pouvons pas rester à l’intérieur de vos frontières car nous suivons les tribus d’animaux pour nous nourrir.
- Vous n’avez qu’à élever des bœufs et cultiver la terre, vous aurez de quoi vivre ! »
Ils essayèrent mais les bœufs mouraient et les cultures se desséchaient. Le vieillard, qui était aussi sorcier, se mit alors à effacer les frontières tracées par le roi du monde puis il dessina rapidement d’autres traits plus serrés qui enfermaient ce roi dans une toute petite zone. Puis il lança un sort qui empêcha ce roi cruel de sortir des limites de son territoire.
Depuis ce temps, le peuple nomade se déplace librement dans le monde tandis que le roi du monde, très fier d’être roi, impose sa loi dans son petit pays.

Cyril, Nicolas, Aurélien CM1 École publique « Les Isard » de Luchon

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Dispute à la ferme

Dentelle, la petite chatte rousse, se promène. Elle voit Georges, le coq à la grosse voix. Elle court vers lui pour le saluer d’un ronron d’ami. Mais Georges trace une longue ligne sur le sol, avec son bec pointu.
- Ne passe pas ! dit-il avec sa grosse voix.
- Mais pourquoi ? demande Dentelle étonnée.
- C'est la frontière ! dit le coq, la frontière. !

Dentelle repartie fâchée. Elle alla chercher trois amis : Nouky la chienne, Merfi le chien, Pipo le chiot. Eux aussi, ils n’étaient pas d’accord. Les trois chiens et la chatte repartirent et dressèrent un plan : la nuit tombée, ils effacèrent la frontière et ils dormirent près du coq. Au matin ils se réveillèrent puis ils réveillèrent Georges. Celui-ci leur dit, pas content du tout :
« Vous avez dépassé la frontière !
- Non, il n’y a plus de frontière, nous n’en voulons pas !
- Ah si, nous allons bien voir ! »
Puis il traça un autre trait encore plus épais.
Dentelle repartit avec ses trois amis, déçue. Le lendemain matin la chatte fit un gâteau qui sentait très bon. Georges, très gourmand, s’approcha et dit :
« Tu me donnes un bout de gâteau ?
- Je ne peux pas franchir la frontière, souviens-toi ! »
Les quatre amis se mirent à déguster leur festin sans s’occuper de Georges. Celui-ci était bien ennuyé car il ne voulait pas reconnaître que sa frontière était une bêtise. Finalement il se fit moins fier et il demanda :
« Si j’efface la frontière, je peux manger avec vous ?
- Si tu promets de ne plus jamais inventer de pareilles sottises ! »
Ils se mirent d’accord : Georges effaça la frontière et la chatte lui donna un bout de gâteau. Le lendemain la chatte organisa une fête pour célébrer leur nouvelle amitié. Ils mangèrent encore du gâteau qu’avait fait la chatte, ils se régalèrent et burent du lait. Et tout le monde fut heureux.

Cynthia, Claire et Guillaume CM1 École publique « Les Isards » de Luchon

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Les abeilles

Toutes les sources du village de Van, un jour maudit d’août, cessèrent de couler. Elles avaient dû se perdre dans quelque gouffre de la falaise et les Nassir, faute d’eau pour leurs bêtes, furent forcés d’abandonner leur alpage. Avec moutons, mulets, sacs de sel et même leurs lits, ils passèrent le col enneigé qui marque la frontière.
Mais à peine installés de l’autre côté de la montagne, on leur dit qu’ils avaient les yeux trop bridés, des cheveux trop clairs, et qu’on ne les comprenait pas. Bref on les accusa de tout ce qui allait mal et ce fut la misère.
Heureusement, ils n’avaient qu’un enfant à nourrir : Dji, une fillette de treize ans, fragile mais vaillante et de bon caractère. Mais plus l’exil se prolongeait, moins Dji parlait. Elle ne rêvait en secret que de leur ancien village, de l’autre côté de la frontière.
Un soir, elle s’était cachée pour pleurer quand elle entendit un grand bourdonnement. Des abeilles couraient sur sa robe. Elle la secoua et se remit à pleurer de plus belle. Les abeilles ruisselaient sur son corsage alors que pas une larme ne mouillait ses joues. Et Dji en se regardant dans la glace, s’aperçut avec effroi que de ses yeux ne coulaient plus des larmes mais des flots d’abeilles qui, au lieu de se poser sur les prés, filaient tout droit vers la frontière. Plus elle pleurait son village perdu, plus ces larmes étranges volaient vers lui. Que faire ?

Dji se demanda pourquoi les abeilles allaient vers son village. Elle eut une idée. Elle décida de les suivre. Il était très tard, alors elle fit attention de ne pas se faire voir. Elle arriva au village après une nuit de marche. Le matin, elle vit de l ‘eau dans les rigoles. Elle fut surprise. Elle regarda dans toutes les maisons du village pour voir s’il y avait quelqu’un qui faisait cela. Le village était en couleur ; les légumes, les plantes poussaient, les animaux revenaient y vivre. Tout à coup, elle vit les abeilles qui se transformaient en eau, alors elle comprit tout. Elle retourna vite auprès des siens. Elle courut, courut, courut le plus vite possible. Elle leur dit que tout était revenu comme avant au village, que les abeilles l’avaient prévenue à leur façon, mais ils ne la croyaient pas. Elle se remit alors à pleurer des abeilles qui se transformèrent en eau à ses pieds. Voyant cela, d’un seul coup, ils la crurent. Ils prirent leurs tentes, prirent leurs affaires, détachèrent les animaux. Ils partirent très tôt le matin et ils arrivèrent au village le soir et firent une grande fête.

Cantin, Arthur et Saoussane, CM1 École publique « Les Isards » de Luchon

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La frontière effacée

Ils avaient pour belle habitude de jouer tous ensemble. Leur musique n’était que rires et cris de joie. Mais un jour, il arriva d’on ne sait où. Peut-être était-il déjà là, endormi depuis bien longtemps.
Le bruit du vent, la clarté de la lune, les ombres, les murmures, tout l’effrayait.
Un matin, il planta nerveusement des piquets autour de sa maison. Il tendit un haut grillage surmonté de fil de fer barbelé. Il lâcha un gros chien agressif qui vint aboyer le jour et la nuit.
Puis, il accrocha un panneau de bois sur lequel il écrivit en lettre rouge : “Interdit de passer”.

Le soir, il s’en alla au lit puis il s’endormit. Il s’agita dans tous les sens, il était en train de faire un cauchemar. Ce cauchemar était un affreux rêve où sa maison était détruite par un tank. Il n’en restait que des cendres. Il se réveilla vivant, mais seul. Le lendemain il construisit une maison en acier parce qu’il avait peur. Mais il tournait en rond dans la maison, il s’ennuyait beaucoup. Il alluma la télévision mais elle ne marchait pas à cause de l’acier. Alors il essaya de surmonter sa peur en sortant de chez lui, pour rencontrer des gens. Pour se protéger, il fabriqua un scaphandre qu’il enfila. Il sortit et les gens eurent peur et s’enfuirent en criant : « Ahhh ! ». Le soir il s’endormit de nouveau et se réveilla en sursaut ; il était encore en train de rêver à des catastrophes. Il décida de changer. Il déjeuna puis sortit chercher une pince, une pelle, et un poste à souder et il démonta le grillage. Malgré sa peur il rasa les piquets avec une tronçonneuse. Il libéra le chien et il prit tout le grillage. Tous les voisins l’observaient. Il rentra chez lui et ressortit avec des Monopolys, des batailles navales…

Marina, Rémy et Quentin, CM1 École publique « Les Isards » de Luchon

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La maison barbelée

Deux pays vivaient tranquilles, mais un jour un Général étoilé et un marchand d’armes dirent à leurs soldats que « les autres » allaient voler des armes pour leur faire la guerre. Alors ils déclarèrent la guerre les premiers et allèrent déposer des drapeaux. La guerre éclata et ils attaquèrent. Les canons tiraient de partout. Les autres ne comprirent pas et voulurent se défendre, et la guerre se déclencha vraiment. Mais des gens qui n’aimaient pas se battre voulurent arrêter le massacre. Ils levèrent le drapeau blanc et essayèrent de convaincre leurs ennemis d’arrêter. Le général refusa et dit : « Je n’arrêterai jamais la guerre ! ». Alors ils supprimèrent la frontière et les drapeaux, et tout dégringola. Les fusils, les canons tirèrent n’importe où, même sur la boutique du marchand d’armes ! Il n’eut plus rien dans sa boutique. Il ne pouvait plus vendre d’armes au Général.
« Ils ont supprimé les armes… !
“Bigre, diantre et screugneugneu ! pesta le Général étoilé sur son char d’assaut flambant neuf.
- Ils ont effacé la frontière ! grogna-t-il en trépignant.
- Ils ont même supprimé les drapeaux ! éructa-t-il les yeux exorbités.
- Et maintenant, c’est couru, ils vont m’enlever les ennemis ! rugit-il au bord de la crise de nerf et commençant à manger sa casquette. Le marchand de canon vint le rejoindre en grimpant sur le blindé.
- Ils vont nous enlever la guerre ! cria-t-il horrifié en arrachant sa perruque et en la jetant à terre de rage. Ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre, en pleurs.

Pierre, Rémi et Anibal, CM1 École publique « Les Isards » de Luchon

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Zoulous et Maroufs

Personne n’était bien riche aux HLM Les Oliviers pour ne pas dire que tous étaient pauvres. La bande des Zoulous vivait dans le bloc A. Les Maroufs dominaient le bloc B. Les jeunes des deux blocs ne se rencontraient jamais dans les escaliers mais s’ils se croisaient dans la cour c’était la bagarre.
Jusqu’au jour où leurs caïds se rencontrèrent solennellement pour essayer de faire une trêve, en se partageant la cour. On bomba sur le goudron une bande blanche que ni les Zoulous n’avaient le droit de franchir pour aller du côté Maroufs, ni l’inverse.
Le premier mois on pensa que tout allait s’arranger grâce à cette frontière quand, un jour on entendit un cri perçant…

Soudain une créature venue d’ailleurs surgit dans la cour, affreusement méchante, verte, rouge, bleue, immense ! De ses yeux, du sang dégoulinait. Les deux clans se sentaient bien petits face à ce monstre, il fallait trouver une solution.
Le caïd des Zoulous décida d’appeler le caïd des Maroufs et lui dit :
« - Je sais qu’on ne devrait pas se parler mais je me demandais si on pouvait s’aider sans se bagarrer, pour une fois ?
- On a besoin d’aide ! crièrent les Maroufs.
- Nous aussi on a besoin d’aide ! » disaient les Zoulous.
Les deux caïds se dirent : « On n’a qu’à s’unir pour vaincre cette créature et qu’elle disparaisse au plus vite ! » Les deux caïds appelèrent leurs troupes et crièrent tous ensemble : « Aààààààà l’attaque !! » Bing ! Bang ! Boum ! Et un dernier boum ! Et la créature s’en alla, vaincue. Un caïd dit : « Je pense que cette frontière ne servait à rien ! Ensemble, on est plus forts ! » L’autre caïd répondit affirmativement. Depuis la cour est tranquille, ils ne se disputent plus et ils n’ont plus besoin de frontière. Les blocs A et B ont effacé la frontière bombée sur le sol et ils sont restés amis pour la vie.

Laureen, Marine, Min-tan, CM1 École publique « Les Isards » de Luchon

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Collège Jean Monet - Luchon

Une Vie de chat

Dans un petit village des Pyrénées, une vielle femme de 68 ans nommée Josette consacrait sa vie à ses chats. Elle dormait avec eux et les considérait comme ses enfants, car elle était sans famille.
Josette avait une maladie de peau. Elle n’aimait pas les gens, parce qu’ils se moquaient d’elle à cause des boutons qu’elle avait sur la figure. Malheureusement, le docteur ne savait pas ce qu’était cette maladie et ne parvenait pas à la soigner.
Alors, pour ne plus entendre les railleries des autres, elle décida de rester enfermée chez elle, avec ses chats. Pour manger, elle avait un petit jardin dans lequel elle cultivait sa nourriture, ce qui lui évitait de sortir.
De jour en jour, sa maladie s’aggravait : sa peau se boursouflait, se recouvrait de plaques rouges et de poils. Un soir, elle remarqua même une chose étrange : elle voyait tout dans le noir, comme un chat. Et puis, quand elle parlait à ses compagnons, elle avait envie de miauler pour les imiter.
Un beau matin, elle se réveilla et se lécha la patte.
« Une patte ? !! », songea-t-elle avec stupéfaction.
Or, elle n’en avait pas qu’une, mais quatre. Elle sauta au pied du lit et constata qu’elle avait considérablement rétréci. En passant devant le miroir, ce n’est plus un corps rouge et bouffi qu’elle vit, mais un magnifique chat roux aux yeux brillants.
Elle s’adressa un sourire de chat et bondit sur le rebord de la fenêtre, prête à sauter dans sa nouvelle vie.

Johanna Dargassies, Laetitia et Aurélie Soulans, Maëliss Gravier, Benjamin Ger (6°3 du collège Jean Monnet, à Luchon).

Les Mots perdus

Cela fait trois mois que Pierre étudie l’espagnol à Figueras, petite ville de Catalogne. Il est passionné par cette langue, si bien qu’il envisage de s’installer définitivement de ce côté de la frontière. Il n’a même plus envie de retourner en France, y compris pour y rendre visite à sa famille.
Ici, il se sent chez lui. Il devient la personne qu’il a toujours rêvé d’être : un Méditerranéen bronzé, indépendant et sympathique. Tout le monde l’aime et l’appelle Pedro, variante espagnole de son prénom français.
Un soir, alors qu’il étudie ses leçons, il reçoit un appel téléphonique de ses parents. Pedro comprend ce que sa mère lui dit, mais les réponses lui viennent en espagnol et il n’arrive plus à trouver ses mots en français. Il est obligé de raccrocher.
Sa mère, choquée par les difficultés que son fils a à lui parler, décide de passer la frontière et de venir le rejoindre à Figueras.
Pedro est heureux et surpris de la voir quand il ouvre la porte. Ils se sourient et s’embrassent. Elle a un cadeau pour lui : c’est un livre de quand il était petit. Quand il l’ouvre, tout lui revient : son enfance, sa vie, sa maison. Comme par magie, il retrouve tous ses mots perdus.

Matthieu Barès, Lénaïc Beau, Estelle Gimeno, Ninon Sartori, Margaux Pradère et Laure Vidale (6°3 du collège Jean Monnet, à Luchon).

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Jipcie et la vache

Jipcie s’embarque un beau jour sur son vaisseau et part à la recherche d’un endroit paisible et inédit pour passer ses vacances. Il arrive en vue d’une toute petite planète bleue qu’il ne connaît pas. Il pose son vaisseau près d’un grand bâtiment odorant entouré de vastes espaces verts.
À peine a-t-il posé un pied sur le sol qu’il aperçoit un hideux bipède sans fourrure et sans antennes. Jipcie tente de l’approcher, mais celui-ci pousse un cri strident et s’enfuit.
« Cet individu n’est pas très accueillant », songe l’extraterrestre.
Il se laisse alors glisser jusqu’à une barrière et a la bonne surprise de voir gambader vers lui un magnifique quadrupède cornu, blanc taché de noir, avec un nez humide et un ventre rebondi. La créature l’observe en ruminant paisiblement. Elle a l’air de réfléchir. Jipcie pense qu’il a affaire à une espèce intelligente et tente de prendre contact :
« iu ates ut ? »

« ues qait ut ? »
« Mmmeuh ! »
Jipcie, ravi d’avoir obtenu une réponse, fait vibrer ses antennes.
Enfin, après quelques heures merveilleuses passées en compagnie de cet être surprenant, il remonte dans son vaisseau, emportant de précieux souvenirs : de la paille, de l’herbe à mâcher et du lait. Il adresse un signe d’adieu à sa nouvelle amie et se réjouit en son for intérieur :
« Elle est vachement bien cette planète. »

Nelson De Abreu, Jonathan Roche, Paul Perrin, Mathieu Lansalot, Maxime Petit et Karl Svarvas (6°3 du collège Jean Monnet, à Luchon).

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De l’autre côté du mur…

« Cela ne peut plus durer ! », explose M. Delacour.
De l’autre côté du mur, les cris et les rires redoublent.
« Tu as raison, il faut trouver une solution. Peut-être devrions-nous déménager… »
M. Delacour prend sa pantoufle et tape sur le mur. Mais cela reste sans effet. Depuis que la famille Marabou s’est installée à côté, leur vie est devenue un enfer. Du matin au soir, ils entendent les cris des enfants, le bruit des tam-tams, les coups sur les murs.
À bout de nerfs, le vieil homme est prêt à se laisser convaincre de partir. Sa femme lui tend un verre d’eau pour qu’il prenne son somnifère. Puis tous deux vont se coucher.
Le lendemain matin, M. et Mme Delacour se lèvent et s’étonnent de n’entendre aucun bruit. Ce silence leur paraît étrange. D’habitude le vacarme de leurs voisins les dérange dès le saut du lit.
Surpris, mais contents, ils profitent du calme de leur appartement : plus besoin de sortir pour fuir les bruits incessants des voisins ! Mais, dès le deuxième jour, ils commencent à s’interroger : plus de rires, plus de cris, plus de tam-tam… Que se passe-t-il ?
Finalement, M. Delacour en arrive à écouter aux murs pour tenter de capter un petit signe de vie et de joie. Et c’est sa femme qui lui donne la solution du mystère en rentrant un matin du marché. Elle lui apprend qu’un des enfants Marabou, la petite Jamila, est décédé.
M. Delacour pâlit soudain. Les murs de l’appartement semblent s’écrouler autour de lui. Il regarde sa femme. Tous deux se souviennent de la petite fille qu’ils ont perdue trente ans auparavant.
A quatre heures ce jour-là, ils vont sonner à la porte des Marabou. Mme Delacour a un gâteau au chocolat dans les mains et M. Delacour, un sourire plein de bonté sur le visage.

Anaëlle Sétau, Manon Brindel, Nadège Péret et Pauline Canut (6°3 du collège Jean Monnet, à Luchon).

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L’étrange Métamorphose de Madame Minime

Affalé sur ma chaise, j’écoute avec ennui le cours d’histoire de Mlle Minime. Le temps passe si lentement que les aiguilles de l’horloge semblent vouloir faire marche arrière.
« Adrien, espèce de petit avorton, tiens-toi correctement ! »
Je sursaute. Mlle Minime crie souvent et ne peut s’adresser à un élève sans l’insulter. Je suis sûr qu’elle déteste les enfants. Je la vois s’approcher de moi avec un air menaçant.
Soudain elle trébuche et disparaît sous les tables. Une de ses chaussures tourbillonne dans les airs avant de retomber. Je me redresse en écarquillant les yeux. Mais déjà mes camarades éclatent de rire, tandis qu’elle se relève avec colère. Un phénomène extraordinaire se produit alors : sa voix mue et devient si fluette qu’on croirait entendre une petite fille. Elle nous accuse de l’avoir fait trop crier et veut reprendre le cours.
Mais brusquement son pantalon tombe à ses pieds. Effrayés, nous la regardons rétrécir à vue d’œil. Ses cheveux blancs se colorent, ses rides disparaissent, son visage devient rose et joufflu. Ce n’est plus un professeur sévère que nous avons devant nous, mais une enfant de notre âge. La surprise passée, nous ne pouvons nous empêcher de rire. La petite fille se met à pleurer. Je m’approche d’elle et lui tends la main :
« Tu viens jouer ? »
Alors elle sèche ses larmes et me suit dans la cour de récréation.

Mathieu Sacourtade, Jean Carras, Damien Grand, Coralie Cottegnies et Adrien Saint-Martin (6°3 du collège Jean Monnet, à Luchon).

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École de Martres-Tolosane

Les rats

Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les cotes tant il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se gavait de reste de reste de foie gras et de langouste alors que Razibus n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une frontière, que Razibus trouvait bien sur injuste et Ratapon tout à fait normale. Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il se mit à grignoter les fils du téléphone de l’hôtel, qui n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puits il se mit à corriger les vers du poète qui devient bientôt riche et célèbre. La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air d’être là pour toujours quand…

Un chat se nommant « Félix l’Impitoyable » arrive sur le territoire des deux rats. Ce chat aux griffes acérées de 5,8 cm et aux dents pointues et bien aiguisées, attrapa Ratapon. Razibus, grâce à son agilité, grimpa sur le toit et poussa une tuile qui atterrit sur la tête du chat. Le chat assommé lâcha sa prise. Les deux rats se réconcilièrent jusqu’au jour où… Ratapon fut attiré par une pierre précieuse qui brillait à côté d’une des poubelles. Mais Razibus qui était plus maigre courut plus vite que Ratapon. Ils se disputèrent à tel point que la pierre tomba dans les égouts. Après être rentrés dans les égouts et avoir accompli beaucoup d’effort, ils aperçurent Solaris le blaireau en possession de la pierre précieuse. Les deux rats se lancèrent à la poursuite du blaireau qui tenait entre ses griffes acérées la pierre. Razibus et Ratapon coururent de toutes leurs jambes avant d’arriver dans un tunnel bien étrange. Les deux rats y pénétrèrent et trouvèrent Solaris, qui en deux trois mouvements attrapa Razibus. Le blaireau dit à Ratapon :
- Si tu ne me laisses pas m’enfuir avec la pierre, je tue ton ami.
Après un long moment d’hésitation, Ratapon choisit l’amitié à la richesse. Le blaireau s’enfuit avec la pierre et les deux repartirent en ami. Du coup, pour se remercier ils se partagèrent toutes les poubelles du quartier, sans qu’aucune frontière ne les sépare.

École de Martres-Tolosane classe de CM1-CM2 Kévy, Jonathan, Julie & Loreleï

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Les rats

Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les cotes tant il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se gavait de reste de reste de foie gras et de langouste alors que Razibus n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une frontière, que Razibus trouvait bien sur injuste et Ratapon tout à fait normale. Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il se mit à grignoter les fils du téléphone de l’hôtel, qui n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puits il se mit à corriger les vers du poète qui devient bientôt riche et célèbre. La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air d’être là pour toujours quand…
Quand un jour, Razibus partit avec le poète pour l’aider à vendre ses poèmes. Ratapon profita de son absence pour aller fouiller sa poubelle. Quand Razibus revint, il vit Ratapon dans sa poubelle et dit :
- Que fais-tu dans ma poubelle ?
Ratapon répondit :
- Comprend moi, je n’ai plus de nourriture dans ma poubelle. Veux-tu me donner quelques restes ?
- Oui, mais on n’aura pas assez de nourriture pour nous deux.
- Il faudrait gagner de l’argent.
- Et si on montait un groupe de rock ? On aurait peut-être du succès en chantant les poèmes de mon ami le poète dit Razibus.
Alors ils s’entraînèrent à chanter. Six mois plus tard, ils étaient sur scène. Grâce à leur succès ils devinrent riches et achetèrent une fromagerie. Ils vécurent heureux et on n‘entendit plus parler de frontière.

École de Martres-Tolosane classe de CM1-CM2 Lucile, Élodée, Andréa, David, Hamza, Lysiane, Jean Baptiste, Cyriella, Alexis, Letitia.

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Sans titre

Ils avaient pour belle habitude de jouer tous ensembles. Leur musique n’était que rires et cris de joie. Mais un jour, il arriva d’on ne sait où. Peut-être était-il déjà là, endormi depuis bien longtemps. Le bruit du vent, la clarté de la lune, les ombres, les murmures, tout l’effrayait. Un matin, il planta nerveusement des piquets autour de sa maison. Il tendit un haut grillage surmonté de fil de fer barbelé. Il lâcha un gros chien agressif qui vint aboyer le jour et la nuit. Puis, il accrocha un panneau de bois sur lequel il écrivit en lettre rouge : “Interdit de passer”.
Le garçon qui avait planté les piquets de bois ne voulait plus voir ses amis. Car l’un de ses copains avait cassé un vase important qui était un héritage de sa mère. Il décida de ne plus aller à l’école et il perdit tous ses amis. Une nuit, le gros chien aboya plus fort que d’habitude. Le garçon sortit et vit une silhouette dans l’ombre de la nuit. C’était celui qui avait cassé le vase. Les deux garçons se battirent. Celui qui avait planté les piquets tomba dans un trou plein de boue. L’autre sauta alors dans le trou, ils continuèrent à se battre. Puis, ils sortirent du trou. Le garçon au chien pardonna à celui qui avait cassé le vase car il en avait assez de ne plus avoir d’amis. Ils se serrèrent la main et redevinrent amis. Ils enlevèrent les piquets de bois, le chien arrêta d’aboyer et tout redevint comme avant.

École de Martres-Tolosane classe de CM1-CM2 Clément, Jérémy

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Zoulous et Maroufs

Personne n’était bien riche au HLM Les Oliviers pour ne pas dire que tous étaient pauvres. La bande des Zoulous vivait dans le bloc A Les Maroufs dominaient le bloc B. Les jeunes des deux blocs ne se rencontraient jamais dans les escaliers mais s’ils se croisaient dans la cour c’était la bagarre.
Jusqu’au jour où leurs caïds se rencontrèrent solennellement pour essayer de faire une trêve, en se partageant la cour. On bomba sur le goudron une bande blanche que ni les Zoulous n’avaient le droit de franchir pour aller du côté Maroufs, ni l’inverse. Le premier mois on pensa que tout allait s’arranger grâce à cette frontière quand, un jour on entendit un cri perçant…

C’était un Marouf qui avait crié car un Zoulou était passé de l’autre côté de la frontière. Le chef Marouf s’en aperçut et donna l’ordre de le capturer. Les autres membres de la bande ne voulaient pas se laisser faire. Ils décidèrent d’aller délivrer leur ami mais les Maroufs le surveillaient. Ils se battirent quand tout à coup, l’un des Maroufs remarqua qu’il n’y avait plus de frontière : elle avait été effacée durant la bataille. Surpris, les adversaires arrêtèrent de se battre et le chef des Maroufs dit :
- Cette limite ne sert à rien, si nous signions un traité de paix ?
- D’accord, dit le chef des Zoulous. Les Zoulous demandèrent alors aux Maroufs s’ils voulaient s’appeler les « Marzoulouroufs ». Les Maroufs acceptèrent et on n’entendit plus parler de frontière.

École de Martres-Tolosane classe de CM1-CM2 Christopher, Adrien, Guillaume, Élodie, Quentin, Loïc

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