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École de Barbazan
Les abeilles
Toutes les sources du village de Van, un jour maudit
d’août, cessèrent de couler. Elles avaient dû se
perdre dans quelques gouffres de la falaise et les Nassir, faute d’eau
pour leurs bêtes, furent forcés d’abandonner leur alpage.
Avec moutons, mulets, sacs de son et même leurs lits, ils
passèrent le col enneigé qui marque la frontière.
Mais à peine installés de l’autre côté de la
montagne, on leur dit qu’ils avaient les yeux trop bridés, des
cheveux trop clairs, qu’on ne les comprenait pas. Bref on les accusa de
tout ce qui allait mal et ce fut la misère.
Heureusement ils n’avaient qu’un enfant à nourrir : Dji une
fillette de treize ans, fragile mais vaillante et de bon
caractère. Mais plus l’exil se prolongeait moins Dji parlait.
Elle ne rêvait en secret que de leur ancien village, de l’autre
côté de la frontière.
Un soir, elle s’était cachée pour pleurer quand elle
entendit un grand bourdonnement. Des abeilles couraient sur sa robe.
Elle secoua et se remit à pleurer de plus belle. Les abeilles
ruisselaient sur son corsage alors que pas une larme ne mouillait ses
joues.
Et Dji en se regardant dans la glace, s’aperçut avec effroi que
de ses yeux ne coulaient plus des larmes mais des flots d’abeilles qui,
au lieu de se poser sur les prés, filaient tout droit vers la
frontière. Plus elle pleurait son village perdu, plus ces larmes
étranges volaient vers lui. Que faire ?
Très vite ses parents découvrirent qu’à
la place de ses larmes coulaient des abeilles. Ils lui dirent de ne pas
pleurer, pour ne pas causer d’ennuis. Mais Dji continuait et de plus en
plus d’abeilles partaient vers la frontière. Ses parents
s’énervaient ! « Veux-tu arrêter de pleurer si tu
veux que tout s’arrange ! » Mais Dji avait trop de chagrin et
répétait sans arrêt : « Quand je vais
chercher de l’eau, les autres enfants me disent des
méchancetés, ils disent que je suis moche et pas belle.
Ils disent qu’on n’est pas comme eux… » Ses parents lui dirent de
ne pas les écouter. Dji continuait pourtant à pleurer…
Le lendemain alors qu’elle allait chercher de l’eau, un enfant lui fit
peur et chanta en tournant autour d’elle : « Oh le vampire, oh le
vampire !!! » Dji se mit à pleurer et aussitôt
de grosses abeilles s’échappèrent de ses yeux. Le
garçon fut effrayé, il partit à toutes jambes en
criant : « Au secours ! C’est une sorcière. » Les
villageois furent eux aussi terrorisés. Très vite ils
voulurent la tuer. Mais les abeilles leur tournaient autour. Elles les
encerclèrent et se jetèrent sur eux. Aussitôt ils
furent pétrifiés. Les parents de Dji arrivèrent en
courant. Ils étaient affolés en voyant tous ces gens qui
ne pouvaient plus bouger et leur fille terrorisée au milieu. A
ce moment-là un vieux paysan sortit d’une maison et dit :
« Il faut leur pardonner de vous avoir maltraité.
Excusez-nous. Vous êtes comme nous. Vos yeux sont jolis et vos
cheveux ressemblent au soleil. »
D’un seul coup, Dji s’arrêta de pleurer, les abeilles devinrent
des gouttes d’eau et les paysans se mirent à bouger. Le vieux
paysan leur raconta tout.
Plus tard, ils organisèrent un grand festin. Au milieu de la
fête on entendit un grand bourdonnement. Quelques abeilles se
mirent à parler : « Nous revenons de votre village, les
autres abeilles se sont transformées en larmes et toute cette
eau a refait couler les sources. »
Dji se mit à sautiller et dit « Youpi ! Je veux y
retourner !! »
Les villageois s’excusèrent encore une fois et les Nassir
repartirent dans leur village.
Zelda, Julien CE2, Chloé et
Aloïs CE1.Ecole de Barbazan
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Les rats
Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et
gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant
il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la
poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se
gavait des restes de foie gras et de langoustes alors que Razibus
n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il
ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi
ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passaient comme une
frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et
Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comme le malin Razibus se vengea : il se mit à
grignoter les fils du téléphone de l’hôtel, qui
n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit
à corriger les vers du poète qui devint bientôt
riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air
d’être là pour toujours quand…
Razibus commença à avoir de la peine pour Ratapon qui
était devenu pauvre. Il pensait à lui mais il se
demandait s’il ne devait pas le laisser à cause de ce qu’il lui
avait fait subir la moitié de sa vie. Un jour, c’est Ratapon qui
traversa et lui dit : « Quand j’avais plein de nourriture je ne
voulais pas t’en prêter je suis vraiment désolé
mais Razibus, toi, brave, veux-tu m’en prêter ? » Razibus
accepta aussitôt. Comme il était très gentil, il
lui donna tous les jours du gigot d’agneau, des gambas, des
huîtres ou des gros morceaux de fromage…
Un jour, les fils du restaurant furent réparés et les
deux poubelles se remplirent très vite. Le lendemain Ratapon
invita Razibus. Razibus s’attendait à faire un grand festin !
Mais le soir Ratapon lui donna une miette de pain et la moitié
d’un os de poulet. Razibus se mit en colère : « Tu n’as
pas changé ! Tu es toujours aussi égoïste ! »
Ratapon lui répondit sèchement : « Va-t’en ! Je
m’en fiche je n’ai plus besoin de toi. » Razibus était si
furieux qu’il décida de se venger et alla de nouveau grignoter
les fils du téléphone de l’hôtel.
Ratapon devint de plus en plus maigre et il supplia Razibus de lui
donner de la nourriture. Razibus dit : « Je refuse. Moi non plus,
je n’ai plus besoin de toi. »
La frontière était toujours là et Ratapon mourut.
Tom CE1, Gaëlle, Maxime et Sylvie CE2.
École de Barbazan
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Zoulous et Maroufs
Personne n’était bien riche au HLM Les Oliviers
pour ne pas dire que tous étaient pauvres. La bande des Zoulous
vivait dans le bloc A. Les Maroufs dominaient le bloc B. Les jeunes des
deux blocs ne se rencontraient jamais dans les escaliers mais s’ils se
croisaient dans la cour c’était la bagarre.
Jusqu’au jour où leurs caïds se
rencontrèrent solennellement pour essayer de faire une
trêve, en se partageant la cour. On bomba sur le goudron une
bande blanche que ni les Zoulous n’avaient le droit de franchir pour
aller du côté Maroufs, ni l’inverse.
Le premier mois on pensa que tout allait s’arranger
grâce à cette frontière quand, un jour on entendit
un cri perçant…
C’était le cri du petit Valentin qui venait de faire
un beau vol plané. Croyant que la bande blanche était en
sucre glace, Valentin avait léché la frontière. Un
de la bande des Zoulous l’avait attrapé et lui avait
demandé : « Es-tu avec les Maroufs ? » « Oui !
» avait répondu le petit garçon. Alors le Zoulou
l’avait lancé de l’autre coté de la frontière.
Il atterrit sur le caïd des Maroufs et cassa ses lunettes. Le
petit garçon se mit à pleurer : « OUIN
!!! » JE VEUX MAMAN !!! ». Molo le caïd des
Maroufs ordonna aux autres de se bagarrer pendant qu’il allait
s’acheter des lunettes DRAGONUS rouge, jaune et bleu avec des flammes.
A son retour, il vit la cour déserte avec au milieu, seul, le
petit Valentin serrant son ours dans ses bras. Molo lui demanda ce qui
c’était passé. « Tout le monde s’est battu. J’ai vu
un Zoulou avec deux coquards, d’autres se lançaient des pierres.
Il y en a même un on aurait dit un samouraï. Molo cria :
« Rassemblement !! » et tous les Maroufs se
rassemblèrent dans la cour. Peu de temps après, les
Zoulous arrivèrent et comme Zili leur chef se moqua des lunettes
de Molo il y eut une autre bagarre. Molo lança ses lunettes sur
Zili et lui donna un coup-de-poing sur le nez. Un Zoulou sortit de son
sac des énormes cailloux, pour les lancer sur les Maroufs. Ils
prirent tous des branches et des bouts de bois pour se battre. Avec
leurs bouts de bois les Zoulous eurent des échardes. On entendit
crier : « AIE !!!! » « OUILLE
!!! » « Enlevez-moi ça
!!! » Les Zoulous firent brûler les arbres. À
la fin, un arbre tomba sur les Maroufs alors ils
déclarèrent forfait mais étaient toujours
très en colère.
Valentin proposa aux deux caïds de faire la paix. Molo dit
à Valentin : « Dégage petit minus, j’ai perdu 200
euros à cause de toi, tu nous causes trop d’ennuis
!!! » Valentin dit : « Non !!! Je refuse de
partir ! » Alors Molo prit le nounours des mains de Valentin et
le jeta très loin sur la route. Valentin hurla et courut pour
rattraper son nounours et… se fit renverser par une voiture. Molo et
Zili eurent très peur. Ensemble ils allèrent stopper les
voitures. Un des Zoulous appela le SAMU, un autre la police, un petit
des maroufs appela les pompiers en indiquant bien à Strasbourg
Rue de la Fayette en face des HLM Les oliviers A et B. Tous les secours
arrivèrent et s’occupèrent du petit. Les deux bandes se
regardaient…
Le lendemain, les deux chefs, Zili et Molo allèrent ensemble
à l’hôpital voir Valentin et lui offrirent un cadeau.
C’était un nounours avec écrit dessus : la bande des
Zouroufs. Molo ajouta en rigolant : « J’ai perdu 200 euros mais
j’ai gagné des amis. » Zili lui offrit un pot de sucre
glace… A son retour de l’hôpital Valentin effaça la bande
blanche.
Bertrand, Rémy, Jean-Baptiste et Arthur
CE2 École de Barbazan
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École
de Broca
Les Rats
Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et
gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant
il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la
poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se
gavait des restes de foie gras et de langouste alors que Razibus
n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il
ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi
ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une
frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et
Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il se mit à
grignoter les fils du téléphone de l’hôtel qui,
n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit
à corriger les vers du poète qui devint bientôt
riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air
d’être là pour toujours quand...
Un soir, quelqu’un frappa à la poubelle de Razibus. Il alla
ouvrir et il vit un gros rat à moustaches, couvert de bijoux qui
lui demanda : « excusez-moi de vous déranger, est-ce que
je puis rester ici ce soir ? » Razibus se dit : « mais il
se croit où celui-là ? »
Pendant que Razibus parlait, le gros rat entra et s’assit sur une peau
de banane.
Razibus se retourna et le vit et lui lança : « Sortez de
chez moi ! » et il lui claqua la porte au nez.
Un peu plus loin, le gros rat vit de la lumière et frappa chez
Ratapon. Celui-ci lui ouvrit et lui dit : « Bonjour. Puis-je vous
aider ? » Le gros rat lui répondit :
« – C’est gentil, j’ai été viré de l’autre
poubelle.
– ça ne m’étonne pas, intervint Ratapon. Voulez-vous
entrer ?
– C’est gentil. Avec plaisir !
– Faîtes comme chez vous. Désirez-vous un café ?
– Je veux bien, merci. Je ne vous cache pas que je suis
contrarié car je pensais dormir à l’hôtel comme
à mon habitude, mais visiblement, cela n'est plus possible...
– passez donc la nuit chez moi ! Je vais allumer la
télévision un moment puis nous irons nous coucher. »
Après une bonne nuit, ils partirent ensemble sur la place du
marché pour voir s’il y avait quelque chose à manger. Au
bout d’une demi-heure, ils aperçurent au loin, Razibus et le
poète. Le gros rat proposa alors : « Mmmm ! Allons piquer
dans son panier bien garni ! »
Arrivés aux pieds du poète, ils grimpèrent dans le
panier et commencèrent à prendre tout ce qu’ils pouvaient
transporter. Alors qu’ils descendaient péniblement, Razibus les
aperçut. À peine étaient-ils arrivés que
Razibus frappait à leur porte. Ratapon ouvrit la porte et tenta
de s’expliquer : « Écoute, je sais que tu m’as vu.
Comprends-moi : c’est mon tour d’avoir faim. J’ai conscience d’avoir
été égoïste autrefois, il faut que tu
comprennes... » C’est à cet instant que le
poète arriva et lorsqu’il aperçut les deux rats en pleine
discussion, il dit : « Ah ! Mais tu ne m’avais pas dit que tu
avais des amis, Razibus ! C’est super ! On les amène à la
maison ! » Razibus resta bouche bée et se laissa
embarqué par son maître avec Ratapon et le gros rat
à ses côtés.
Une fois rentré chez lui, le poète posa la cage sur un
meuble. Ratapon et le gros rat regardaient tout autour d’eux lorsque le
poète leur proposa des grains de maïs. C’est à ce
moment-là que la colère de Razibus éclata :
« – Je n’ai plus le choix à présent, mais si vous
voulez sortir vivants de cette cage, il va falloir m’aider à
écrire des poèmes !
– Mais c’est impossible ! répondit Ratapon, je fais de terribles
fautes d’orthographe !
– Aucune importance, s’empressa d’ajouter le gros rat, je les
corrigerai !
– Mais ce n’est pas tout : je n’ai jamais eu d’imagination ! Mon
maître au conservatoire se moquait bien de moi quand je devais
composer des morceaux. Il m’était plus facile de jouer les
partitions de Mozart que...
– Comment ? le coupa Razibus, Tu sais jouer du Mozart ? !
– Ben...Oui...
– Mais moi, j’étais super-fort en chant !
– On pourrait peut-être former un groupe....
– ... qui s’appellerait « Le duo de la Mort » !!!
– Marché conclu l’ami ! Dès demain au marché, nous
essayerons de jouer. Mais d’abord, il faut me trouver une guitare.
– J’en ai justement une dans mes bagages ! s’écria le gros rat.
– C’est parfait ! Allez, mettons-nous au travail et que vive notre
amitié ! »
Et c’est ainsi que la frontière disparut à tout jamais
entre Ratapon et Razibus et qu’ils devinrent les nouveaux Beatles des
années 2005.
Agnès – CM2. École du Brocas –
Pointis de Rivière
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Les Rats
Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et
gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant
il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la
poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se
gavait des restes de foie gras et de langouste alors que Razibus
n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il
ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi
ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une
frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et
Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il se mit à
grignoter les fils du téléphone de l’hôtel qui,
n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit
à corriger les vers du poète qui devint bientôt
riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air
d’être là pour toujours quand...
Un chat aussi affamé que Ratapon s’approcha sans bruit de ce
dernier. Le rat tout occupé à trouver de quoi manger
comprit que ses narines ne pouvaient le tromper. Affolé, il
s’enfuit à toute allure, le chat à ses trousses. Ratapon,
épuisé, le ventre vide n’arrivait pas à se
défaire de ce chat quand il décida de franchir la
frontière qui le séparait des poubelles de Razibus.
Après tout, s’il le menait vers son ennemi, gras comme il
l’était maintenant, le chat changerait vite de repas !
Razibus était justement en train de dîner quand il se
retrouva renversé par Ratapon qui lui lança à la
figure un « sauve qui peuuuuuuuuuuuut ! » terrifié.
Lorsqu’il se releva sur ses deux pattes de derrière et qu’il vit
le chat, Razibus se précipita à la suite de Ratapon. Ils
rentrèrent tous les deux dans l’hôtel cinq étoiles
au milieu des travaux qui devaient ramener la clientèle
disparue. Les deux rats firent tomber les pots de peintures qui
éclaboussèrent les murs les uns après les autres.
Le chat, glissant de tous côtés, fit tomber les
échelles, les escabeaux et les peintres de toutes les couleurs.
Pour se rattraper, le félin attrapa les rideaux qui se
déchirèrent et tombèrent sur les patrons de
l’hôtel qui arrivaient en hurlant. Enfin sur ses quatre pattes,
il suivit Ratapon et Razibus qui venaient de passer les portes de la
cuisine. Ici aussi, tout se mit à voler : les casseroles, les
fourchettes, les couteaux, les petits plats du chef. Le cuisinier, fou
de rage, attrapa une immense poêle et se mit à courir
derrière tous ces animaux. Bientôt, il réussit
à coincer les deux rats et leva bien haut la poêle. Mais
au moment où Ratapon et Razibus sentaient leur dernière
seconde venue, le chat bondit sur eux. Baaang ! Le chat tomba raide
mort sous le coup du chef cuisinier ! Ratapon et Razibus
trouvèrent la force de s’enfuir par la porte de service.
Là, dehors, tous les deux, face à face, ils
décidèrent d’oublier la frontière et de devenir
amis car la vie est décidément trop courte !
Joé (CE2) Morgane, Jean-Pierre (CM1)
École du Brocas – Pointis de Rivière
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Les Rats
Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et
gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant
il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la
poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se
gavait des restes de foie gras et de langouste alors que Razibus
n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il
ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi
ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une
frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et
Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il
se mit à grignoter les fils du téléphone de
l’hôtel qui, n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa
poubelle, puis il se mit à corriger les vers du poète qui
devint bientôt riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air
d’être là pour toujours quand...
On entendit un bruit horrible, un bruit métallique. Razibus
regarda par la fenêtre : « Ah ! Au secours ! Sauve qui peut
! Un bulldozer ! » il sortit de l’hôtel en courant. Pendant
ce temps Ratapon cherchait à manger dans la vieille poubelle
quand lui aussi entendit évidemment le bruit. Il dit de sa
petite voix : « Qu’est-ce qui se passe ? C’est énervant !
On ne peut jamais manger tranquillement ici ! » puis le bruit
cessa. Alors il dit : « Ah ! Ca va mieux ! » puis un peu
plus tard, il entendit une toute petite voix. « Ah non ! Ca ne va
pas recommencer ! J’en ai marre à la fin ! » La petite
voix reprit : « Mais c’est moi, ta cousine Ratapine. Tu ne vas
pas me croire mais je viens de voir une grosse machine dans la rue qui
était en train de détruire l’hôtel. » Ratapon
reprit :
« Oui, c’est ça ! Tu penses que je vais te croire petite
coquine ? Au lieu d’inventer des sottises, aide-moi plutôt
à chercher à manger. » Ratapine dit :
« – Mais c’est vrai ce que je te dis petit idiot ! A ton avis,
pourquoi tu ne trouves plus à manger ? C’est parce qu’il n’y a
plus de client dans l’hôtel. Alors c’est pour ça qu’ils le
détruisent.
– Mais c’est que tu n’es pas bête, petite coquine !
– Cesse donc de parler et dépêche-toi de sortir avant que
tout s’effondre !
– Oh ! C’est bon, c’est bon ! répliqua Ratapon. Laisse-moi finir
de manger et j’arrive. »
La dernière bouchée avalée, ils se
dépêchèrent de sortir de l’hôtel et Ratapon
soupira en voyant sa maison disparaître sous les coups de
bulldozer.
À cet instant, Ratapine montra du doigt un rat – Razibus ! – qui
lui aussi regardait le triste spectacle.
« – Il y a là-bas un rat qui a l’air tout aussi malheureux
que toi. Ne le connaîtrais-tu pas ?
– Je ne sais pas ! s’emporta Ratapon, je n’ai pas la tête
à ça ! Aide-moi plutôt à trouver une autre
maison.
– Regarde-le au moins, s’il te plaît !
– Bon, d’accord, mais c’est bien pour te faire plaisir ! »
À peine Ratapon eut-il posé les yeux sur Razibus qu’il
devint tout rouge et s’écria :
« – Ah ça mais ! C’est Razibus, ce vaurien, cet incapable,
ce fainéant ! Attends que j’aille lui dire deux mots !
– Non, non, non, non ! s’exclama Ratapine. Tu as assez de souci comme
cela. Je vais moi, lui parler et je te promets que nous partons ensuite
chercher une nouvelle maison !. »
Ratapon râla autant qu’il pût mais il accepta car il
préférait la compagnie de sa cousine si
débrouillarde pour se trouver un nouvel abri plutôt que de
chercher seul.
Ratapine enjamba donc les gravats, se faufila entre les amas de briques
et s’approcha de Razibus. Celui-ci regarda la petite rate à son
tour et ils tombèrent sous le charme l’un de l’autre. Ils
commencèrent à faire connaissance. Ratapine, en
confiance, osa demander :
« –Connaîtriez-vous un endroit où loger mon cousin
et moi car nous ne savons où aller désormais ?
– J’ai hélas moi aussi perdu ma poubelle dans cette destruction
mais je pense que le poète pour lequel ne travaille accepterait
volontiers mes nouveaux amis ! proposa Razibus.
– Quelle générosité de votre part Monsieur Razibus
! Mais je dois vous prévenir que mon cousin est un peu
râleur et bien souvent de mauvaise humeur depuis qu’il a
changé de vie. Je pense que vous le connaissez. Le voyez-vous de
l’autre côté des gravats ? »
Razibus manqua tomber à la renverse en devinant la silhouette de
Ratapon qui faisait les cent pas. « Ah, ça pour sûr,
je le connais ! » s’exclama Razibus mais il avala ses derniers
mots car la jeune rate Ratapine était bien trop aimable et jolie
pour la laisser partir à cause de son imbécile de cousin.
Ils allèrent donc à la rencontre de Ratapon qui comprit
bien vite lui aussi qu’il valait mieux ne rien dire.
Le poète accepta les nouveaux venus avec joie et le temps passa,
chacun oubliant les guerres du passé pour profiter d’une
nouvelle vie, au chaud et bien nourris !
Laure – Elodie (CM1) École du Brocas –
Pointis de Rivière
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Les Rats
Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et
gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant
il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la
poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se
gavait des restes de foie gras et de langouste alors que Razibus
n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il
ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi
ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une
frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et
Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il
se mit à grignoter les fils du téléphone de
l’hôtel qui, n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa
poubelle, puis il se mit à corriger les vers du poète qui
devint bientôt riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait
l’air d’être là pour toujours quand...
Ratapon apprit un beau matin alors qu’il cherchait
désespérément de quoi se nourrir qu’il devait son
malheur à Razibus. Fou de rage, il décida
d’élaborer un plan avec l’aide de son complice le chat Oscar.
Pendant ce temps, Razibus profitait de la poubelle du riche
poète mais volait en même temps des débris de
nourriture qu’il trouvait de ci de-la car il n’avait pas perdu ses
anciennes habitudes de fouineur.
De leur côté, les deux amis élaboraient leur plan.
C’est Oscar qui, après de longs moments de discussion s’exclama :
« – J’ai une idée ! Je vais faire une peur bleue
à Razibus puis je le poursuivrai jusqu’à ce qu’il soit
épuisé !
– Je suis d’accord ! » s’exclama Ratapon, tout excité
à l’idée de voir la tête de Razibus mort de peur.
Le jeune rat fut interrompu par un claquement sourd.
« – Je crois que nous devrions rentrer à présent
car la pluie commence à tomber et le vent souffle de plus en
plus fort. » Oscar approuva son ami car il savait que le chemin
était long pour retrouver leur quartier.
Les deux compères traversaient la ville sous un ciel de plus en
plus noir. L’orage au loin tonnait, et Ratapon sentait l’eau lui
caresser le ventre.
Quelques rues plus loin, Razibus, le ventre plein, dormait à
poings fermés. Soudain, une violente bourrasque souleva le
couvercle métallique d’une poubelle qui résonna dans
l’obscurité. Razibus se réveilla en sursaut,
complètement terrifié. Il aperçut des reflets
à la fois gris et bleuâtres qui dansaient autour de son
lit et sentit en un même temps l’eau qui s’infiltrait dans ses
draps. Paniqué, le gros rat se leva et tomba dans l’eau. «
Au secours ! Aidez-moi » hurla – t-il.
Tout près de là, Ratapon et Oscar avançaient
péniblement dans la tempête lorsqu’ils entendirent les
cris. Le chat prit aussitôt la direction de la voix mais Ratapon
le retint : « N’y va pas, c’est Razibus ! Il n’a qu’à se
débrouiller. D’ailleurs, nous n’avons pas le droit de franchir
la frontière. Tant pis pour lui ! »
Oscar protesta : « Mais enfin Ratapon ! Toi, mon ami, toi qui
autrefois m’as sauvé la vie alors que je me noyais, tu le
laisserais se noyer à son tour ? » Ratapon n’arrivait
pas à s’apitoyer sur le sort de son ennemi. Après tout,
cette sale bête s’était bien moquée de savoir ce
qui se passerait pour lui après la fermeture de l’hôtel !
Pourtant, Ratapon suivit machinalement Oscar qui entrait
déjà dans la chambre inondée de Razibus. Celui-ci
buvait la tasse à chaque fois qu’il tentait de monter sur son
lit. Se retournant, il aperçut les deux yeux gris d’Oscar dans
la pénombre. « Cette fois, c’est vraiment la fin ! »
pensa-t-il la gorge nouée. Le chat se rua vers lui alors que
Razibus fermait les yeux tout en récitant sa dernière
prière. Au lieu de cette mort terrible qu’il avait
imaginée, le gros rat sentit les dents d’Oscar le saisir
délicatement et des pattes le hisser sur le dos du félin.
Dans un rayon de lumière, Razibus eut juste le temps
d’apercevoir Ratapon s’installer derrière lui.
Ils revinrent à l’hôtel et séchèrent Razibus
qui était tout pâle et frigorifié. Ils le
laissèrent ensuite se reposer sur un coussin.
Après toutes ces frayeurs, Ratapon avait bien
réfléchi et il discutait avec Oscar lorsque Razibus se
redressa. « Ratapon, j’ai une proposition à te faire. J’ai
reçu aujourd’hui une belle leçon et il est temps pour moi
d’oublier ma vengeance. Voudrais-tu partager avec moi une nouvelle
poubelle ? Mon ami le poète n’aura guère de mal à
nous nourrir tous les deux, j’en suis sûr. »
Ratapon accepta et les deux rats devinrent les meilleurs amis du monde,
oubliant peu à peu cette triste histoire de frontière.
Chloë (CE2), Enora, Léa (CM1)
École du Brocas – Pointis de Rivière
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Les Rats
Dans la rue Ratiboise vivaient deux
rats. L’un, gros et gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait
les côtes tant il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon
exploitait la poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire
qu’il se gavait des restes de foie gras et de langouste alors que
Razibus n’avait hérité que de la poubelle d’un
poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis.
À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles
passait comme une frontière, que Razibus trouvait bien sûr
injuste et Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il
se mit à grignoter les fils du téléphone de
l’hôtel qui, n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa
poubelle, puis il se mit à corriger les vers du poète qui
devint bientôt riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait
l’air d’être là pour toujours quand...
Un jour, Ratapon décida de se venger. Il fit donc
appel à son complice, son meilleur ami, le lapin Popi. Leur
idée était de surprendre Razibus dans son sommeil et de
lui faire une peur bleue.
Malheureusement, leur plan échoua car Popi glissa sur une
bouteille qui se brisa et réveilla Razibus. Celui-ci se mit en
colère et cria aux deux complices : « Si vous passez cette
frontière une seconde fois, vous aurez affaire à moi !
»
Le lendemain, une grosse tempête de vent se leva et
dévasta tout sur son passage. Les feuilles volaient, les arbres
pliaient et se brisaient, les poubelles se renversaient et se
mélangeaient, les voitures se cognaient, les maisons
s’effondraient, tout le village se mélangeait, tout était
détruit. Le désastre complet.
Ratapon et Razibus furent bien obligés de s’unir pour trouver
d’autres maisons. Avec Popi, ils devinrent amis et construisirent un
bel abri pour vivre ensemble.
Un jour, la sœur de Razibus vint leur rendre visite pour quelques
jours. Dès que Razibus la vit, il lui sauta au cou et la
présenta. Razatine fut accueillie dans la joie.
Comme l’anniversaire de Razatine était proche, Razibus proposa
à ses amis de le fêter et de lui offrir un beau cadeau.
Razatine souffla ses bougies et accepta le présent.
Désormais, elle pourrait vivre avec eux et aller à
l’école.
C’est ainsi qu’ils vécurent tous les quatre heureux tout en se
promettant que plus aucune frontière ne les séparerait.
Karen, Marie-Sarah École du Brocas,
Pointis de Rivière - CE2.
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------------------------------
École
de Clarac
Deux amis à l’école
Il ouvrit son cartable. Il installa sa trousse et sortit son
stylo pour écrire la date. Elle fit de même, juste
à côté de lui. Il la regarda. Il fronça les
sourcils. Avec son doigt, il traça une ligne imaginaire sur la
table, entre elle et lui.
- C’est la frontière, dit-il. Tu n’as pas le droit de
dépasser.
- D’accord, je ne dépasserai pas la limite, mais toi non plus !
lui répondit-elle.
Et ils commencèrent à travailler. Une heure après,
ils sortirent en récréation. Lucie était un peu
triste car Quentin ne voulait pas être son ami. Elle
réfléchit et décida d’écrire une lettre
pour lui demander de devenir son copain.
Cher Quentin,
Je voudrais mieux te connaître pour devenir ton amie,
parce qu’
Avoir un
Meilleur ami, c’est très
Important car on peut
Travailler ensemble, jouer, s’
Inviter, partager des secrets
Et s’aider.
Veux-tu être mon ami ?
Lucie
Quentin lut la lettre et accepta d’être son copain. Il
lui dit : « Je serai ton ami mais je veux qu’on respecte la
limite parce qu’avoir une frontière ça ne veut pas
forcément dire qu’on ne s’aime pas. »
Marie, Chloé D., Chloé T. et
Estelle, CE1 de l’école de CLARAC.
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------------------------------
Quatre amis pour toujours
Dentelle, la petite chatte rousse, se promène. Elle
voit Georges, le coq à la grosse voix. Elle court vers lui pour
le saluer d’un ronron d’ami. Mais Georges trace une longue ligne sur le
sol, avec son bec pointu.
- Ne passe pas ! dit-il avec sa grosse voix.
- Mais pourquoi ? demande Dentelle étonnée.
- C’est la frontière ! dit le coq, la frontière..!
- C’est quoi une frontière Georges ?
- C’est une limite qui nous sépare.
- Ah ! C’est ça une frontière mais pourquoi nous
séparer ? dit-elle.
- Parce que !...
Dentelle va chercher Pioupiou le poussin et Arielle la tortue pour leur
expliquer la situation. Ils décident d’écrire une lettre
pour que Georges efface la frontière :
Notre ami Georges,
On ne comprend pas pourquoi tu veux nous séparer, on est ami
depuis si longtemps ! Pour nous, avoir des
Frontières, c’est vivre tout seul, ce n’est pas
Raisonnable !
On ne comprend pas pourquoi tu veux
Nous séparer.
Tu es notre ami pourtant.
Imagine la vie sans amis :
Etre seul tout le temps, on s’ennuie, ce n’est pas
Rigolo !
Efface la frontière, s’il te plaît.
Tes amis pour toujours, Dentelle, Pioupiou et Arielle.
Après avoir lu la lettre, Georges se met à pleurer. Il
efface alors la frontière qu’il avait tracée et ils font
une grande fête.
« Adieu frontière !! » disent tous en chœur les
animaux de la ferme…
Alicia, Emma, Ève et Anthony, CE1 de
l’école de CLARAC.
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-----------------------------
Louis et la potion magique
Ils avaient pour belle habitude de jouer tous ensemble.
Leur musique n’était que rires et cris de joie. Mais un jour, il
arriva d’on ne sait où. Peut-être était-il
déjà là, endormi depuis bien longtemps. Le bruit
du vent, la clarté de la lune, les ombres, les murmures, tout
l’effrayait. Un matin, il planta nerveusement des piquets autour de sa
maison. Il tendit un haut grillage surmonté de fil de fer
barbelé. Il lâcha un gros chien agressif qui vint aboyer
le jour et la nuit. Puis, il accrocha un panneau de bois sur lequel il
écrivit en lettre rouge : “Interdit de passer”.
Seul le médecin du village avait le droit de rentrer. Il
connaissait bien le propriétaire de cette maison. Il s’appelait
Louis. Avant c’était quelqu’un de joyeux mais depuis que son
chat avait été sauvagement assassiné il avait peur
de tout.
Un jour, pour que Louis redevienne heureux, le docteur décida de
fabriquer une potion magique dont la recette lui venait de son
arrière-grand-mère. Il mit comme ingrédients : 4
bonbons à la bêtise, 3 gâteaux à la grimace,
1 nez rouge de clown, des notes de musique, des confettis, du lait de
noix de coco, et quelques petites chatouilles.
Pendant une de ses visites, le médecin remplaça l’eau de
la bouteille de Louis par la potion. Lorsqu’il finit de boire, il eut
un grand sursaut. Il sortit alors de sa maison et enleva tous les
piquets, le grillage et le panneau. Il partit à pied au village
avec son chien, et sur le chemin il dit bonjour à toutes les
personnes qu’il croisait. Il s’arrêta dans une animalerie
où il acheta un nouveau chat puis il rentra chez lui et se mit
à jouer dans son jardin avec son chien et son petit chaton.
Le médecin fut tout content de voir son ami à nouveau
heureux…
Ludiwine, Manon F., Manon C., Quentin,
Andréa et Virginie, Les CP de l’école de Clarac.
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Les rats
Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et
gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant
il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la
poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se
gavait de restes de foie gras et de langoustes alors que Razibus
n’avait hérité que de la poubelle de poète. Il ne
grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne
pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une
frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et
Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment Razibus se vengea : il se mit à
grignoter des fils du téléphone de l’hôtel, qui
n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit
à corriger les vers du poète qui devint bientôt
riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air
d’être là pour toujours quand…
…Ratapon rencontra Razibus et lui demanda de lui prêter
sa poubelle. En fait, il lui proposa cette solution car lui, n’avait
plus rien à manger. Mais Razibus refusa. Ratapon était
bien triste. Il était maintenant dans la même situation
que Razibus.
Il partit alors dans les rues pour retrouver une poubelle bien garnie.
Sur sa route, il entendit soudain une chanson sortir de la
fenêtre du poète. Il ressentit une émotion
très forte et eut envie d’essayer d’en inventer une à son
tour pour Razibus. Il y travailla une semaine entière. Un beau
matin, il courut vers l’hôtel du poète, retrouva Razibus
et voici la chanson qu’il lui chanta :
Razibus mon petit eucalyptus
J’ai compris maintenant ce que c’est qu’avoir faim
Razibus entre nous il faudrait qu’il y ait un lien
Plus de grillage plus de barrage
Avec toi je veux être en voyage
Et surtout à la plage
Entre nous plus de frontière
Il ne faut plus continuer comme hier
Je serai fier de toi et tu seras fier de moi
Quand nous nous disputons
Il n’y a plus de chanson ni de saison
Il y a trop d’interdiction
Pourtant tu es mon fruit de la passion
Tu as toujours rêvé de liberté
Mais tu as toujours tout limité
Toi seul peux enlever la frontière
Tu as la plus grande des poubelles
Partageons-la et notre vie sera belle.
Houa ! C’est drôlement bien ! Après ce que j’ai
entendu, on peut se prêter les poubelles.
J’ai une super-idée : on va se partager une grande poubelle,
pour nous deux. On le dira au propriétaire et au poète
qui nous l’achèteront.
Et depuis, ils se retrouvèrent tous les jours pour manger dans
la grande poubelle.
En allant vider ses déchets, le propriétaire de
l’hôtel, qui avait réparé son
téléphone, fit la connaissance du poète qui
maintenant partageait sa poubelle. Ce dernier lui proposa
d’écrire les menus de son restaurant en acrostiches. En
échange, il gagna une immense chambre dans l’hôtel.
Margot, Elsa, Lauréna, Coralie,
Mélanie, Clélia, Abigaëlle, Laurie, Kassandra et Andy
École de Clarac- CM1- CM2
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La lettre dit « stop »
La guerre faisait rage entre les soldats allemands et
français. Les militaires allemands voulaient la paix à
tout prix car ils avaient trop de victimes dans leurs troupes. Pendant
longtemps ils cherchèrent comment arrêter cette guerre.
Un jour, ils se rassemblèrent et eurent l’idée d’envoyer
une lettre, en cachette de leur supérieur, pour informer le
général français de leur décision : ils
arrêtaient la guerre.
Ils envoyèrent une colombe portant la lettre attachée
à sa patte et pour signifier qu’ils voulaient à nouveau
la paix, ils lui mirent une branche d’olivier dans le bec.
Après un long voyage, la colombe arriva et laissa tomber la
lettre et la branche d’olivier devant les pieds du
général français. Il se baissa et attrapa la
lettre. Il l’ouvrit et la lut.
Combattants allemands
Le 08/05/2059
Rue du Chevalier
NZ032 BOUCKIR
Allemagne
au Général étoilé de la ville de
TOUCHON
Général étoilé,
Nous sommes les soldats allemands et nous arrêtons de
nous battre. Nous en avons marre de voir toutes ces victimes autant
civiles que combattantes. Nous vous envoyons cette lettre en cachette
de notre Général Timere. Nous arrêtons de lutter.
Nous avons contacté vos militaires et nous sommes tous d’accord.
Nous sommes même devenus amis avec certains. En se regroupant,
nous avons décidé de réaliser des uniformes de
paix en rassemblant les drapeaux allemands et français.
Pour information, nous avons retiré la « frontière.
»
Nous repartons tous chercher nos familles et nous allons
découvrir ensemble le monde de la paix.
Vous pouvez toujours vous battre entre vous deux, mais nous, nous ne
serons plus là ! Votre char d’assaut tout neuf ne vous servira
à rien.
Bonne bataille.
Les ex-combattants
allemands
« Bigre, diantre et screugneugneu ! » pesta le
Général étoilé sur son char d’assaut
flambant neuf.
Ils ont effacé la frontière ! grogna-t-il en
trépignant.
Ils ont même supprimé les drapeaux ! éructa-t-il
les yeux exorbités.
Et maintenant, c’est couru, ils vont m’enlever les ennemis ! rugit-il
au bord de la crise de nerf et commençant à manger sa
casquette.
Le marchand de canon vint le rejoindre en grimpant sur le blindé.
Ils vont nous enlever la guerre ! cria t-il en arrachant sa perruque et
en la jetant à terre de rage.
Ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre, en pleurs.
Cyril, Maxime, Johan, Fabien, Damien, Guillaume,
Thibault, Marjolène, Wilfried, Emmanuelle, Anaïs et Dylan
École de Clarac CM1-CM2
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École
de Lannemezan - Guérissa
zoulous et maroufs
Personne n’était bien riche au HLM Les Oliviers
pour ne pas dire que tous étaient pauvres. La bande des Zoulous
vivait dans le bloc A. Les Maroufs dominaient le bloc B. Les jeunes des
deux blocs ne se rencontraient jamais dans les escaliers mais s’ils se
croisaient dans la cour c’était la bagarre.
Jusqu’au jour où leurs caïds se
rencontrèrent solennellement pour essayer de faire une
trêve, en se partageant la cour. On bomba sur le goudron une
bande blanche que ni les Zoulous n’avaient le droit de franchir pour
aller du côté Maroufs, ni l’inverse.
Le premier mois on pensa que tout allait s’arranger grâce
à cette frontière quand, un jour on entendit un cri
perçant… c’était une vieille femme méchante
que tout le monde appelait la « sorcière ». Les
Zoulous et les Maroufs qui essayaient de se réconcilier
décident de la piéger ensemble. C’est un soir qu’ils vont
mettre au point leur piège pour attraper « la vieille
sorcière ». Elle fait tellement peur à tout le
monde en rackettant les jeunes de la cité qu’ils soient Zoulous
ou Maroufs ! Une fois capturée, ils l’obligent à faire le
ménage des deux blocs pendant deux semaines ! Pendant ce temps,
les jeunes essaient de vivre ensemble sans dispute.
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-----------------------------
zoulous et maroufs
Personne n’était bien riche au HLM Les Oliviers
pour ne pas dire que tous étaient pauvres. La bande des Zoulous
vivait dans le bloc A. Les Maroufs dominaient le bloc B. Les jeunes des
deux blocs ne se rencontraient jamais dans les escaliers mais s’ils se
croisaient dans la cour c’était la bagarre.
Jusqu’au jour où leurs caïds se
rencontrèrent solennellement pour essayer de faire une
trêve, en se partageant la cour. On bomba sur le goudron une
bande blanche que ni les Zoulous n’avaient le droit de franchir pour
aller du côté Maroufs, ni l’inverse.
Le premier mois on pensa que tout allait s’arranger
grâce à cette frontière quand, un jour on entendit
un cri perçant… c’était un Zoulou qui se faisait
assommer par un Marouf ! Alors que les Zoulous faisaient un match de
foot et les Maroufs un tournoi de tennis, le ballon des Zoulous
atterrit chez les Maroufs. En voulant récupérer son
ballon, le joueur s’est fait attaquer par son ennemi ! Les caïds
étaient désespérés ; c’est alors que l’un
d’eux dit : » Allons demander conseil aux Dieux « !
Après réflexion, les Dieux répondirent : «
Vous n’avez qu’à former un seul et unique groupe ! « Et
c’est ainsi que les deux bandes formèrent un seul clan celui des
« Zouloufs ». Ils échangèrent leur jeu et
inventèrent le « téfoot » un mélange
de tennis et de foot ! Il consiste à jouer avec une raquette, un
ballon et une cage de foot.
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Texte 4
Ils avaient pour belle habitude de jouer tous ensembles.
Leur musique n’était que rires et cris de joie. Mais un jour, il
arriva d’on ne sait où. Peut-être était-il
déjà là, endormi depuis bien longtemps.
Le bruit du vent, la clarté de la lune, les ombres, les
murmures, tout l’effrayait.
Un matin, il planta nerveusement des piquets autour de sa maison. Il
tendit un haut grillage surmonté de fil de fer barbelé.
Il lâcha un gros chien agressif qui vint aboyer le jour et
la nuit.
Puis, il accrocha un panneau de bois sur lequel il écrivit en
lettre rouge : « interdit de passer ».
Tout le monde était triste ; personne ne pouvait écouter
de la musique ; personne ne pouvait crier de joie.
Un jour, un ballon passa par-dessus le grillage et le garçon qui
l’avait lancé ne l’a jamais revu ! Il entendit un chien et le
ballon qui se crevait. L’enfant pleura, déménagea et ne
revint plus jamais. Le temps passa et tous les enfants qui venaient
habiter par là, perdaient leur ballon, pleuraient et
déménageaient ! Le père d’un enfant l’obligea
à racheter tous les ballons perdus. Il le fit, vendit son chien,
arracha le panneau de bois et partit prendre le train. Plus
personne en France ne le revit...
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Dentelle et la frontière
Dentelle, la petite chatte rousse, se promène. Elle
voit Georges, le coq à la grosse voix. Elle court vers lui pour
le saluer d’un ronron d’ami. Mais Georges trace une longue ligne sur le
sol, avec son bec pointu.
« Ne passe pas ! dit-il avec sa grosse voix.
Mais pourquoi ? demande Dentelle
étonnée.
C’est la frontière ! dit le coq, la
frontière… !
La poule se demanda pourquoi ? Quelques minutes plus tard,
elle rentra chez elle et téléphona à Georges. Elle
voulait savoir pourquoi cette frontière était là !
Il lui répondit en criant : « Je ne veux plus te voir
« ! Elle alla se promener pour réfléchir. Soudain,
elle vit une gomme. Elle se dirigea vers la frontière qu’elle
effaça. En même temps, cela changea les souvenirs de
Georges. Elle retourna le voir, Georges la demanda en mariage ! Elle
répondit « oui » et ils se firent un gros bisou
plein d’amour !
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Les rats
Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et
gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant
il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la
poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se
gavait des restes de foie gras et de langoustes alors que Razibus
n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il
ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi
ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passaient comme une
frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et
Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comme le malin Razibus se vengea : il se mit à
grignoter les fils du téléphone de l’hôtel, qui
n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit
à corriger les vers du poète qui devint bientôt
riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air
d’être là pour toujours quand… suite à la
ruse du pauvre rat, Ratapon essaya toutes les idées qui lui
passaient par la tête. Soudain il eut une idée
fantastique...il prit une éponge et alla chez le poète.
Il effaça tous les vers que le poète avait faits et
écrivit des bêtises à la place ! Le pauvre
poète arriva et quand il vit toutes les bêtises de
Ratapon, il prit une éponge magique et effaça tout...la
rue devint une piscine ! Ratapon ne savait pas nager, Razibus, lui,
avait pris des cours car c’est lui qui avait tout manigancé !
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Les rats
Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et
gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant
il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la
poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se
gavait des restes de foie gras et de langoustes alors que Razibus
n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il
ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi
ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passaient comme une
frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et
Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comme le malin Razibus se vengea : il se mit à
grignoter les fils du téléphone de l’hôtel, qui
n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit
à corriger les vers du poète qui devint bientôt
riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air
d’être là pour toujours quand…le poète, qui se
nommait Dylan, surprit un jour Razibus qui corrigeait ses vers.
Heureux, il prit Razibus dans ses mains et alla lui acheter un cadeau
au magasin du coin : c’était des chaussures particulières
! Elles avaient des lacets en spaghettis, des semelles en steack, le
côté en nougat et le dessus en pâte d’amande...trois
bonbons au caramel les décoraient !
« Quelle chance » se dit Razibus. Dylan déposa au
passage le rat devant sa poubelle quand il vit Ratapon.
« Quel gros rat » se dit Dylan. Mais Ratapon lisait dans
les pensées et avait tout compris mais il avait aussi plein
d’autres secrets. Savez-vous pourquoi il était si gros ? Parce
qu’il a un chapeau magique que lui avait donné son
grand-père et qui lui donnait tout ce qu’il désirait
manger !
Quelques jours plus tard, Dylan revint chercher Razibus ; il avait une
surprise pour lui : il voulait l’adopter. Razibus accepta tout de suite.
Dylan racheta l’hôtel car il était devenu très
riche. Dylan et Razibus engagèrent Ratapon pour finir les restes
du restaurant.
Les élèves du CM1-CM2
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École
de Loures-Barousse
La journée des
frontières
Il ouvrit son cartable. Il installa sa trousse et sortit
son stylo pour écrire la date. Elle fit de même, juste
à côté de lui. Il la regarda. Il fronça les
sourcils. Avec son doigt, il traça une ligne imaginaire sur la
table, entre elle et lui.
- C’est la frontière, dit-il. Tu n’as pas le droit de la
dépasser.
Cathy le regarda bizarrement et dit :
- Mais de quelle frontière tu parles ?
- Celle que j’ai tracée avec mon doigt ! répondit David.
Cathy murmura :
- Mais qu’est-ce que tu as encore inventé ?
- Si tu dépasses cette frontière, tu auras de
sérieux problèmes !
Juste à ce moment, la cloche retentit, les élèves
sortirent.
Dans la cour, les garçons tracèrent une frontière
avec une craie pour séparer les filles d’un côté,
et les garçons de l’autre. À la fin de la
récréation, les élèves rentrèrent en
classe. C’était le cours de géographie où l’on
parlait justement de frontière.
- Qu’est-ce qu’une frontière ? demanda la maîtresse.
David répondit :
- C’est une ligne imaginaire qui sépare les pays.
- Décidément, c’est la journée des
frontières, chuchota Cathy.
- Oui, et n’oublie pas que toi, tu ne dois pas dépasser
celle-là ! répondit David en montrant le milieu de la
table.
- Celle-là ? répondit Cathy en la touchant.
C’est alors que la table se coupa en deux. La maîtresse cria :
- Mais qu’est-ce que tu as encore fait, David ! ! !
- C’est pas moi, c’est Cathy !
- Je ne veux pas savoir ! Vous serez punis tous les deux !
Le soir même, la maîtresse convoqua les parents de Cathy et
de David. Les deux enfants durent s’expliquer : David avoua qu’il avait
tout préparé à l’avance. Il avait coupé la
table par le dessous, elle ne tenait que par un fil : il savait que,
dès que sa voisine allait toucher la frontière, la table
se casserait en deux.
- Maintenant, à toi Cathy ! dit la maîtresse.
Elle expliqua qu’elle n’était pour rien dans cette histoire.
Alors, la maîtresse donna une punition à David. Depuis ce
jour, les deux enfants ne se mirent plus jamais à
côté.
Cindy, Mickaël, Rodolphe, Vanessa, CM2
Loures-Barousse
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Les Zoulous et les Maroufs.
Personne n’était bien riche au H.L.M
Les Oliviers pour ne pas dire que tous étaient pauvres. La bande
des Zoulous vivait dans le bloc A, les Maroufs dominaient le bloc B.
Les deux jeunes des deux blocs ne se rencontraient jamais dans les
escaliers mais s’ils se croisaient dans la cour, c’était la
bagarre.
Jusqu’au jour où leurs caïds se rencontrèrent
solennellement pour essayer de faire une trêve, en se partageant
la cour. On bomba sur le goudron une bande blanche que ni les Zoulous
n’avaient le droit de franchir pour aller du côté des
Maroufs, ni l’inverse.
Le premier mois, on pensa que tout allait s’arranger grâce
à cette frontière quand, un jour on entendit un cri
perçant….
C’était un Zoulou qui s’amusait dans la cour et qui venait de
s’apercevoir que la frontière avait disparu. Le Zoulou croyait
que c’était un Marouf qui l’avait effacée alors que
c’était la pluie qui l’avait enlevée. Donc un Zoulou alla
prévenir le maire de la cité.
Celui-ci leur demanda deux jours pour refaire la frontière car
il n’y avait plus de peinture. Le 1er jour les Zoulous
commencèrent une partie de foot mais il leur manquait un gardien
de but. La seule solution c’était de demander à un
Marouf. Au bout de dix minutes de réflexion un Marouf se
décida et ils jouèrent ensemble. Tout se passa bien et
ils décidèrent de recommencer le lendemain. Quand le
maire arriva avec un seau de peinture le lendemain tous ensemble, les
deux clans le virent et ils dirent en coeur :
« Nous ne voulons plus de frontière nous nous sommes
réconciliés ».
Alex Florian Julien. L Gwendoline et
Émilie Loures-Barousse CM1
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Les rats
Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et
gras se nommait Ratapon et l’autre dont on voyait les côtes tant
il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la
poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se
gavait des restes de foie gras et de langouste alors que Razibus
n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il
ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi
ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une
frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et
Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il se mit à
grignoter les fils du téléphone de l’hôtel, qui
n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit
à corriger les vers du poète qui devint bientôt
riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air
d’être là pour toujours quand…
Un matin Razibus vit le pif de Ratapon sortir de sa poubelle et il dit :
« - Que faisais-tu dans ma poubelle ?
- ça ne te regarde pas dit Ratapon.- J’exige que tu me le dises
! »
Ratapon ne lui répondit pas.
Le lendemain une famille arriva dans l’hôtel 5 étoiles. Le
temps que les parents s’installent, les enfants allèrent jouer
dehors vers les poubelles et tout à coup ils entendirent parler
et ils s’approchèrent des poubelles. Ils virent des rats. La
plus petite fille dit :
« - Moi je m’appelle Laura, John c’est mon frère, Marie
c’est ma sœur, et Jeanne c’est ma cousine. Ça vous dit d’aller
jouer dans ma chambre ?
- OUI. »
À la fin de la soirée Razibus dit :
« - On s’est fait des amis mais ça ne m’explique toujours
pas, pourquoi tu étais dans ma poubelle ?
- J’étais dans ta poubelle car il n’y avait plus personne dans
l’Hôtel donc il n’y avait pas de quoi manger.
- Maintenant que tu es allé dans ma poubelle et que moi je suis
allé dans la tienne, la frontière n’existe plus. »
Julien. M, Axelle, Emma, Glawdys. Loures-Barousse
CM1
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Une frontière : une dispute !
Dentelle, la petite chatte rousse, se promène. Elle
voit Georges, le coq à la grosse voix. Elle court vers lui pour
le saluer d’un ronron d’ami. Mais Georges trace une longue ligne sur le
sol, avec son bec pointu.
- Ne passe pas ! dit-il avec sa grosse voix.
- Mais pourquoi ? demande Dentelle étonnée.
- C’est la frontière ! dit le coq, la frontière..!
- Pourquoi cette frontière ?
- Je refais ma maison et ceci, c’est le plan du fossé.
- Ah ! Alors, si tu es en plein travail, je ne te dérange pas
plus longtemps.
Le lendemain, elle revint chez Georges.
- On va jouer dans le grenier ? dit Dentelle.
- Non, tu vois bien que j’ai du travail ! !
- J’EN AI ASSEZ ! CONTINUE TA FRONTIÈRE, MAIS NE M’ADRESSE PLUS
LA PAROLE ! ! ! hurla Dentelle, puis elle partit dans la direction
opposée.
- Dentelle, ne pars pas... bégaya Georges qui ne
s’attendait pas à une pareille réaction.
Le jour d’après, ce fut Georges qui prit le chemin de la maison
de la chatte.
- Dentelle, commença Georges, excuse-moi, je finirai mes travaux
plus tard ! pleura-t-il.
- D’accord, je te pardonne, mais ne me reprends plus à
rebrousse-poil. Maintenant, ne parle plus jamais de frontière !
ordonna Dentelle.
- Oublions cette histoire et allons jouer dans ton grenier !
Georges et Dentelle montèrent dans le grenier.
- Eh bien ! ricana Georges, c’est encore plus mal rangé que
mon poulailler, regarde-moi ce plancher, plein de trous, il faut
arranger ça : faisons des travaux !
Les poils roux de Dentelle se hérissèrent et elle cria :
- OH ! NON, PAS DE TRAVAUX, FILE D’ICI ET NE REVIENS PLUS JAMAIS !
Georges, effrayé quitta la maison de Dentelle à tire
d’aile.
- C’en est assez ! Je dois quitter cet endroit-là ! Je
n’embêterai personne si je vais à Bourg-Goulville, pleura
Georges.
Le lendemain, Georges partit de Nahalbeuk pour aller à
Bourg-Goulville. Douze kilomètres plus tard, il s’arrêta.
Après un bivouac d’une heure, dont trente minutes
nécessaire au coq pour repeigner sa crête, il reprit la
route vers Bourg-Goulville. Enfin, il arriva à Valtordu.
Après un copieux repas bien arrosé à la taverne de
Michemin, notre héros trouva le sommeil dans la douceur d’une
paillasse infestée de puces. Il reprit la route au matin coupant
par la forêt de Chilipack. Soudain, Georges entendit un
craquement de bois.
- Qui est là ? bégaya-t-il.
- C’est moi, Dentelle ! dit la chatte qui l’avait suivi depuis
Nahalbeuk.
- Dentelle ?
- Oui, c’est moi.
- Mais je croyais que tu ne voulais plus me revoir ! dit Georges
- J’ai été trop injuste envers toi, maintenant je
comprends que tu voulais m’aider, mais j’étais nerveuse.
Repartons à Nahalbeuk et remettons le compteur à
zéro ! proposa Dentelle.
- D’accord, accepta le coq.
Ils se mirent donc en route. Une fois arrivé à Nahalbeuk,
Georges annula la frontière autour de sa maison en remplissant
le fossé d’eau. Et, par une expérience la plus folle, ils
vécurent heureux et eurent plein de petits « cocochats
». Aussi étrange que cela puisse paraître, ce conte
finit bien.
Émilie, Julien P, Soukayna, Titouan,
CM2 Loures-Barousse
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Dentelle
Dentelle, la petite chatte rousse, se promène. Elle
voit Georges, le coq à la grosse voix. Elle court vers lui pour
le saluer d’un ronron d’ami. Mais Georges trace une longue ligne sur le
sol, avec son bec pointu.
« - Ne passe pas ! dit-il avec sa grosse voix
- Mais pourquoi ? demande Dentelle étonnée.
- C’est la frontière ! dit le coq, la frontière. !
- Mais c’est quoi une frontière ?
- ça ne te regarde pas.
- Mais pourquoi ? dit Dentelle.
- Parce que c’est mon secret. Tu n’as qu’à rentrer chez toi,
aller dans la chambre de ta maîtresse et prendre le dictionnaire.
Il est déjà tard il faut que tu rentres ou alors tout le
monde va s’inquiéter.
- À demain le coq. »
Pendant toute la nuit Dentelle cherche la signification du mot
étrange qu’elle vient d’entendre. Le lendemain matin elle se
promène et dépasse la frontière. Elle se fait
prendre dans un piège placé là par le coq : c’est
un filet qui l’empêche de s’en aller. Le coq arrive :
« - Pourquoi as-tu dépassé cette frontière ?
Je t’avais pourtant prévenue dit le coq.
- Fais-moi sortir de ce filet » dit Dentelle
Le coq passe sous le filet et il dit : « Maintenant ta punition
est que je te donne plein de coups de bec. »
Dentelle dit : Ne fais pas ça, on est meilleurs amis. Elle a
mal, elle lui demande d’arrêter, mais non. Elle miaule : miaou,
miaou, miaou !!! pour que quelqu’un l’entende. Et la maîtresse de
Dentelle entend quelque chose. Alors elle visite tout le quartier. Elle
arrive devant la maison du coq et elle voit un chat dans un filet. Mais
elle ne reconnaît pas Dentelle (car sur le trottoir il y a une
flaque de boue et Dentelle y a glissé dedans.) Elle dit : Oh !
Tu es bien excité mon pauvre petit chat, je vais te sortir de
là et appeler la fourrière. » Quelques minutes plus
tard la fourrière et là et l’emmène. Ils la
mettent dans une cage. Quand Marie, la maîtresse rentre à
la maison elle s’aperçoit que Dentelle n’est plus là ;
alors elle décide d’aller à la fourrière et elle
trouve Dentelle. Le soir Dentelle voit Georges et il se
réconcilie.
Clémence, Anaïs P, Manon, Fanny
Loures-Barousse CM1
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La roue Carillon
Proposition illustrée anonyme du xxe
siècle
Dans une petite cage en fer, un rat, qui se nommait Rachid,
s’ennuyait car les frontières de son pays étaient des
barres en fer très rapprochées. Sa seule évasion
était la roue Carillon qui tournait au milieu de la cage. Tous
les jours, il y rentrait, faisait des kilomètres et avait
l’impression de traverser les frontières de la cage. Mais jamais
il ne les dépassait.
Un jour, autour de la cage, vint un rat qui se nommait Sami. Ils
papotèrent : Rachid demanda à Sami de le délivrer.
Sami conduisit Rachid chez lui, dans la ville voisine. Au bout d’une
semaine, Sami, qui avait l’habitude de vivre seul, s’énerva
contre Rachid, ils s’envoyèrent des paroles en l’air. Puis, Sami
provoqua Rachid qui s’énerva et le pinça très fort
: aussitôt, Sami poussa un cri aigu et déclara la guerre
à Rachid qui partit dans les rues de la ville. Chaque fois
qu’ils se rencontraient, ils se battaient…
Au bout de quelques jours, Rachid, qui en avait assez de se battre,
décida de revenir dans sa cage : « Je vais peut-être
m’ennuyer, se dit-il, mais au moins, j’aurai la paix ! »
La porte de la cage était restée ouverte. Il entra, s’y
installa définitivement et n’en franchit plus jamais les
frontières.
Alain, Céline, Julien S, Mélanie,
CM2 Loures-Barousse
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Les abeilles
Toutes les sources du village de Van un jour maudit
d’août cessèrent de couler. Elles avaient dû se
perdre dans quelque gouffre de la falaise et les Nassir, faute d’eau
pour leurs bêtes furent forcés d’abandonner leur alpage.
Avec moutons, mulets, sacs de sel et même leurs lits, ils
passèrent le col enneigé qui marque la frontière.
Mais à peine installés de l’autre côté de la
montagne, on leur dit qu’ils avaient les yeux trop bridés, des
cheveux trop clairs, et qu’on ne les comprenait pas. Bref on les accusa
de tout ce qui allait mal et ce fut la misère.
Heureusement ils n’avaient qu’un enfant à nourrir : Dji, une
fillette de treize ans, fragile mais vaillante et de bon
caractère. Mais plus l’exil se prolongeait, moins Dji parlait.
Elle ne rêvait en secret que de leur ancien village, de l’autre
côté de la frontière.
Un soir, elle s’était cachée pour pleurer quand elle
entendit un grand bourdonnement. Des abeilles couraient sur sa robe.
Elle la secoua et se remit à pleurer de plus belle. Les abeilles
ruisselaient sur son corsage alors que pas une larme ne mouillait ses
joues. Et Dji en se regardant dans la glace, s’aperçut avec
effroi que de ses yeux ne coulaient plus des larmes mais des flots
d’abeilles qui, au lieu de se poser sur les prés, filaient tout
droit vers la frontière. Plus elle pleurait son village perdu,
plus ces larmes étranges volaient vers lui. Que faire ?
La reine des abeilles lui dit « il faut que tu nous suives pour
retrouver ton ancien village ». La petite fille dit «
attendez je vais chercher un cheval ». Quelques instants plus
tard elles partirent. Elles commencèrent à traverser la
forêt ; Alors qu’elles avançaient tranquillement un loup
affamé surgit, tout à coup et mordit le cheval. Dji
saisit une torche et fit partir le loup mais elle fut triste car son
cheval était mort. Pourtant, elle dut continuer à pied.
La fillette arriva au village et fut surprise de voir la tribu des
Vikings, elle bondit et dit « partez de notre village ! »
Dji fut capturée et les abeilles piquèrent les Vikings
puis l’enfant partit en courant annoncer la nouvelle à sa
tribu. Elle grimpa en haut de la montagne enneigée et
franchit la frontière. Elle descendit en courant, et
déclencha une énorme avalanche. Quelques instants plus
tard elle arriva au village et dit au chef de la tribu : « La
source est revenue, tous au village !!». Les villageois se
précipitèrent à la frontière. Mais l’un
d’entre eux leur dit « oui mais le problème de l’ancien
village n’est pas résolu » les villageois se
regardèrent puis dirent « faisons un village qui va de ce
village à l’ancien village. Ils partirent enlever la
frontière.
Rémy, Edwige, Roxanne, Alexandra
Loures-Barousse CM1.
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L’île des amandes
Proposition illustrée de Christian Louis
Dans une petite île nommée « l’île
des amandes », vivaient deux tribus qui se détestaient et
se faisaient souvent la guerre. L’une s’appelait « Poulet aux
amandes » et l’autre « Amandes colorées ».
D’un commun accord, elles décidèrent de tracer une
frontière, pour ne plus se voir. Les deux tribus
commencèrent à tracer des croix sur les arbres pour
savoir lesquels il fallait abattre. Une fois le marquage des arbres
fini, les hommes se mirent à les couper. Puis, ils
construisirent une machine pour fabriquer les frontières.
Après une dure journée, ils se couchèrent. Le
lendemain, ils reprirent le travail. La moitié des hommes tirait
la machine traceuse de frontière et les autres tournaient la
manivelle permettant de retourner la terre. Cette tache dura environ
une semaine.
Un beau jour, alors qu’ils étaient en plein travail, un garde en
hélicoptère vit la drôle de machine. Il
lança l’alerte, appela les militaires qui vinrent sur le champ :
« - Que faites-vous avec cette machine, et à quoi
sert-elle ? demandèrent-ils.
- Elle nous sert à tracer une frontière,
répondirent les hommes.
- Et pourquoi cette frontière ? demandèrent les
militaires.
- On se disputait tout le temps, donc on a décidé de
vivre chacun de notre côté.
- C’est une bonne idée, dirent les militaires, nous allons
rentrer chez nous, mais avant, donnez-nous le plan de la machine
traceuse de frontières. »
Bien contentes d’être débarrassées des militaires,
les deux tribus donnèrent le plan de leur machine et
poursuivirent leur travail. Quand elles eurent fini, les deux tribus
signèrent un pacte : ne jamais franchir la frontière,
sous aucun prétexte. Depuis ce jour-là, elles
vécurent en paix sur l’île des amandes, chacune de leur
côté.
Les militaires se mirent alors à tracer des frontières
dans le monde entier. Ils pensaient ainsi régler tous les
conflits de la planète et pouvoir se reposer. Mais,
malheureusement, les frontières provoquèrent encore plus
de problèmes et alimentèrent les guerres.
Alice, Chloé, Guillaume, Kihyan, CM2
Loures-Barousse
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La gomme magique
Il étala sa gigantesque carte. Il posa une longue
règle sur les déserts, les villages et les villes, les
fleuves et les forêts, les plaines et les montagnes
dessinés en couleur. Il traça des pointillés dans
tous les sens. Quelque temps après, dans un village
oublié aux portes de la forêt on vint parler aux habitants.
- Vous ne pouvez plus aller dans les bois ! Ce n’est plus votre pays !
Avec sa carte, sa règle et son crayon, il venait d’inventer
l’étranger. Mais il ne savait pas que dans ce village, le plus
sage des vieillards gardait cachée dans le creux d’une statuette
de bois, une véritable gomme magique.
Elle pouvait effacer les frontières, et on ne pouvait plus les
retracer au même endroit.
L’une des femmes du village s’adressa à celui qui avait
tracé la frontière :
« - Tu ne peux pas nous interdire le passage vers ce bois !
- C’est dans la rivière qui le traverse que nous puisons l’eau
dont nous avons besoin ! ajouta une autre femme.
- Et c’est aussi là que nous chassons pour manger,
enchaîna un homme. »
Les villageois se mirent à la poursuite du garçon qui
détenait la carte pour pouvoir effacer la frontière avec
la gomme magique. Le garçon prit son bateau et partit en mer.
Les villageois sautèrent sur leurs pirogues et se
lancèrent à sa poursuite.
Pendant la nuit, la tempête se leva et le garçon
échoua sur une île déserte. Il eut l’idée
d’enterrer la carte dans le sable, espérant ainsi que personne
ne la retrouverait jamais. Puis, avec les débris de son bateau,
il construisit un radeau et repartit chez lui.
Quelques jours plus tard, les villageois échouèrent
à leur tour sur l’île, mais leurs pirogues étaient
complètement détruites, donc ils restèrent
coincés là.
Ils passèrent plusieurs jours sur l’île. Un matin, alors
que les enfants du village cherchaient de quoi manger dans le sable,
ils trouvèrent la carte. Alors, les villageois
décidèrent de construire un grand radeau avec des troncs
de palmiers et ils rentrèrent au village. Ils donnèrent
la carte au plus sage des vieillards du village qui aussitôt
effaça la frontière avec la gomme magique.
Depuis ce jour-là, ils se méfièrent des
étrangers et vécurent heureux dans leur village sans
frontière.
Faustine, Joséphine, Julien B, Robin, CM2
Loures-Barousse
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Le don de Pierre l’écrivain (la
roue carillon)
Il était une fois un jeune homme prénommé
Pierre ; il écrivait des romans avec des lettres en forme de
rat. Tous les jours, Pierre traversait une frontière pour aller
travailler dans un pays étranger ; à chaque fois que
Pierre allait travailler les lettres de ses romans s’animaient et
faisaient la fête. Un jour la lettre « P »
s’éloigna du village et traversa la frontière pour se
rendre au village où habitaient les ennemis du jeune homme. En
se promenant, elle rencontra « une roue carillon * »
*c’est une roue avec des petites cloches dessus.
La roue lui dit :
« - Que fais-tu là ?
- Je me promène lui dit la lettre.
- Mais tu viens du village voisin ? lui demanda la roue.
- Oui, j’avais envie de me promener dit la lettre.
- Alors si tu viens du village voisin, je suis obligée de te
capturer dit la roue carillon. »
Alors la lettre se fit capturer et mettre en prison.
Le soir, quand Pierre rentra du travail il s’aperçut que la
lettre « P » avait disparu.
Il la chercha dans tout le village et s’arrêta devant la
frontière et se dit :
- « Allez courage, j’y vais !! »
Il traversa la frontière et chercha partout ; en cherchant il
réveilla la roue, qui réveilla le chef, qui emprisonna
Pierre, qui retrouva la lettre « P ».
Pierre demanda à « la roue carillon » une feuille et
un crayon. La roue accepta.
Il dessina une clef et se libéra de la prison.
Doucement il traversa le village et en passant sur la frontière,
il pensa qu’il pourrait l’effacer puisqu’il avait le don de rendre les
choses magiques, il pourrait dessiner une gomme spéciale et
ainsi effacer toutes les frontières du monde, pour
réconcilier les pays, les villes et les villages et
réconcilier tout le monde.
À 70 ans, il vit heureux, en paix ; Il écrit toujours des
livres avec des lettres magiques en forme de rat.
Camille, Anaïs. M, Fabienne et Maxime CM1
Loures-Barousse
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Les rats
Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et
gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant
il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la
poubelle d’un hôtel cinq étoiles.
C’est dire qu’il se gavait des restes de foie gras et de langouste
alors que Razibus n’avait hérité que de la poubelle d’un
poète. Il ne grignotait que des croûtons racornis.
À peine de quoi ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles
passait comme une frontière, que Razibus trouvait bien sûr
injuste et Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il se mit à
grignoter les fils du téléphone de l’hôtel, qui
n’ayant plus de client ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit
à corriger les vers du poète qui devint bientôt
riche et célèbre. La nouvelle frontière entre les
poubelles avait l’air d’être là pour toujours quand…
Un jour Razibus demanda à son voisin :
- Bonjour, comment vas-tu ?
- Je vais mal. Dans ma poubelle, il n’y a plus de nourriture…
- Comment ça ? répliqua Razibus, faisant
l’étonné…
- Je ne sais pas, il n’y a plus de client à l’hôtel, je me
demande bien pourquoi.
- En effet, c’est bizarre…
Ratapon demanda à Razibus :
- Puis-je prendre un peu de nourriture dans ta poubelle ?
- Non ! Il n’en est pas question ! Quand tu avais à manger, toi,
tu ne me donnais rien ! s’exclama Razibus, et ils se disputèrent
violemment.
Quelque temps plus tard, le chat du poète vint voir son vieil
ami Ratapon pour essayer d’arranger la situation. Après une
longue discussion, le chat partit trouver Razibus et lui dit que
Ratapon voulait bien redevenir son ami. Mais Razibus s’énerva :
- Je voudrais bien être son ami, mais lui, quand il avait
beaucoup de nourriture et moi non, il ne me donnait rien, alors moi, je
fais pareil !
Le chat décida donc d’organiser un rendez-vous entre les deux
rats pour qu’ils se réconcilient et qu’ils partagent leur
nourriture.
Razibus et Ratapon se retrouvèrent devant la frontière.
Razibus prit la parole :
- Sais-tu pourquoi j’ai coupé les fils du
téléphone ?…
- Pourquoi, c’était toi ?
- Oui, avoua Razibus d’un air désolé.
- Mais pourquoi as-tu fait ça ?
- Je l’ai fait pour te faire comprendre que, quand je mourais de faim,
tu ne me donnais pas de nourriture, voilà pourquoi : tu
étais égoïste !!
- Moi égoïste, non !.. Bon, un petit peu, c’est vrai, je
l’avoue, mais maintenant je vais te proposer quelque chose :
désormais, nous mangerons ensemble et nous dormirons ensemble.
Es-tu d’accord ?
Razibus accepta. Ils devinrent amis pour toujours et vécurent
heureux en se partageant les restes de l’hôtel, car il y en avait
largement assez pour deux.
Anaïs, Axel, Jérôme,
Léa, CM2 Loures-Barousse
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Quatre enfants et un adulte
Un matin, il planta nerveusement des piquets autour de sa
maison. Il tendit un haut grillage surmonté de fil de fer
barbelé. Il lâcha un gros chien agressif qui vint aboyer
le jour et la nuit. Puis il accrocha un panneau de bois sur lequel il
écrivit en lettre rouge « interdit de passer ».
Car le monsieur en effet n’aimait pas du tout la musique et les
enfants. Un matin, furieux, il dépassa le grillage pour dire aux
enfants d’arrêter de faire du bruit mais les enfants
refusèrent d’écouter. Pendant toute la journée il
dut accepter le bruit. Le lendemain il en eut assez. Il lâcha son
chien Brutus qui fut coincé dans le portail et le monsieur qui
avait une très longue barbe la coinça aussi en essayant
de dégager Brutus. Furieux, il tira et s’arracha la
moitié de la barbe ; Le lendemain, les enfants
décidèrent de dépasser la « frontière
« pour s’excuser auprès du monsieur ; il s’excusa lui
aussi et ils finirent par devenir amis. Ils démontèrent
tous ensemble la frontière.
Charlotte, Mathilde, Loïc, Kévin.
Loures-Barousse CM1
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------------------------------
Traversons les
frontières !
En France, les ours laissent des traces.
En Roumanie, les oiseaux ne dorment pas dans les nids
En Ouganda, Zelda fait du dada.
Au Népal, une personne s’occupe d’un cheval.
En Thaïlande, les vaches sont laides.
En Italie, les gens dorment sous les lits.
En Espagne, les cambrioleurs finissent au bagne.
En Russie, les enfants ont inventé la scie.
En Égypte, les enfants portent des lunettes.
En Suisse, les enfants ne vont pas en classe.
Cécile, Gilles, Eric, Paul -
Loures-Barousse (CE1)
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------------------------------
BON VOYAGE !
En France, on se lance !
En Roumanie, mamie prépare des paninis.
En Oman, les habitants lisent des romans.
Au Nicaragua, le chien aboie.
Au Tibet, il y a beaucoup de bébés.
En Irlande, on regarde les matchs de Hand.
En Espagne, on se baigne.
En Russie, aussi !
En Égypte, on mange des frites.
En Sibérie, on mange du riz.
Chloé, Sylvain D, Yona - Loures-Barousse
(CE1)
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------------------------------
Les vacances
En France, les vacances commencent.
En Russie, le car prend des raccourcis.
En Oman, l’avion ramène les Allemands.
En Niger, les Nigériens gèrent.
Au Tibet, il y a beaucoup de bébés.
En Irlande, les femmes sont grandes.
En Égypte, on boit beaucoup de menthe.
En Roumanie, les oiseaux sont dans leur nid.
En Espagne, on épargne.
En Suisse, les vacances finissent.
Allan, Félicie, Kévin -
Loures-Barousse (CE1)
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Les pays
En France, Florence se balance pendant les vacances.
En Roumanie, les oiseaux ont vite fini leurs nids.
En Ouganda, on peut trouver beaucoup de pandas.
En Norvège, il y avait un super-manège.
En Thaïlande, on a été malade heureusement on a vite
trouvé de l’aide.
En Italie, on dort dans des lits.
En Espagne, on a escaladé la montagne avec nos compagnes.
En Russie, il n’y a pas beaucoup de personnes qui s’appellent Lucie.
En Écosse, on trouve des trésors dans des caisses.
En Suisse, on a acheté de la réglisse.
Jason, Maëva, Marvin - Loures-Barousse (CE1)
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------------------------------
Voyage dans les rimes
En France, on avance avec prudence.
En Roumanie, on danse avec mamie.
En Oman, on lit beaucoup de romans.
Au Nicaragua, le roi boit.
Au Tibet, les bébés boivent du lait.
En Italie, on va au lit.
En Espagne, on mange des lasagnes.
Au Royaume-Uni, il y a des oiseaux dans les nids.
Aux États-Unis, les devoirs sont finis.
En Sibérie, on a du bon riz.
Lætitia, Sylvain P, Théo -
Loures-Barousse (CE1)
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------------------------------
La terre
En France, on se pèse sur une balance.
En Roumanie, les enfants sont punis.
En Oman, on trouve des éléphants.
En Norvège, il y a plein de neige.
En Thaïlande, les lionnes sont laides.
En Italie, les enfants dorment dans un lit.
En Espagne, le chien grogne.
Au Royaume-Uni, les enfants ont de mauvaises manies.
Aux États-Unis, les oiseaux font leur nid.
Au Sénégal, les adultes ont la gale.
Jennifer, Roberto, Solène -
Loures-Barousse (CE1)
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École les Izards - Luchon
Les rats
Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un gros et
gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les côtes tant
il était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la
poubelle d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se
gavait des restes de foie gras et de langouste alors que Razibus
n’avait hérité que de la poubelle d’un poète. Il
ne grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi
ne pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une
frontière, que Razibus trouvait bien sûr injuste et
Ratapon tout à fait normale.
Et voilà comment le malin Razibus se vengea : il se mit à
grignoter les fils du téléphone de l’hôtel, qui
n’ayant plus de clients ne remplissait plus sa poubelle, puis il se mit
à corriger les vers du poète qui devint bientôt
riche et célèbre.
La nouvelle frontière entre les poubelles avait l’air
d’être là pour toujours quand…
L’hôtelier se retrouva sans travail, car l’hôtel
appartenait à sa mère qui déposa bilan. Elle lui
dit : « Je suis maintenant trop âgée pour me battre
à essayer de garder cet hôtel».
Alors Ratapon n’eut plus rien à manger. Razibus trouvait
maintenant tout ce qu’il voulait dans la poubelle du poète
riche. Quand il vit Ratapon tout maigre, il eut des remords car il
pensa à sa vie d’autrefois et il lui dit :
« Je suis vraiment désolé et pour me faire
pardonner je t‘invite à venir manger plein de bonnes choses chez
moi. »
Mais la frontière entre les deux poubelles existait toujours,
l’hôtelier et le poète ne se parlaient jamais et cela
peinait les rats.
Quelques années plus tard, la mère de l’hôtelier
mourut d’une maladie grave. L’hôtelier alla chercher un peu de
soutien auprès du poète. Il frappa à sa porte et
l’autre lui dit : « Bonsoir mon cher, qu’est-ce qui vous
emmène ici ?
- Ma mère est morte d’une maladie grave, alors je pense trouver
un peu de soutien auprès de vous.
- Venez, entrez, voulez-vous passer la nuit ici ?
- Oui, je veux bien passer la nuit avec vous. Merci beaucoup pour ce
soutien. »
Entre les deux rats, comme entre les deux voisins, il n’y eut plus de
frontière parce qu’ils sont devenus amis. L’hôtelier et le
poète vécurent ensemble et tous les quatre
vécurent très heureux.
Maxime, Julie, Axelle, Morgane CM1 École
publique « Les Isards » de Luchon
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Hoda et Grégory
Il ouvrit son cartable. Il installa sa trousse et sortit
son stylo pour écrire la date. Elle fit de même, juste
à côté de lui. Il la regarda. Il fronça les
sourcils. Avec son doigt, il traça une ligne imaginaire sur la
table, entre elle et lui.
« C’est la frontière, dit-il. Tu n’as pas le droit de
dépasser. »
Mais Hoda prétendit que la table appartenait à eux deux
et qu’il n‘y avait pas de frontière. Grégory eut alors
une idée et alla chercher son classeur pour matérialiser
la frontière. Il dit : « C’est ici ta limite. Maintenant
tu sais où elle est, la frontière ! »
Alors elle fit tomber le classeur. Grégory lui prit tout ce qui
dépassait dans la partie qui était de son
côté. Elle fit dépasser son cahier et il lui prit.
Pendant la récréation la classe sortit. Hoda alla voir
ses copines qui l’aidèrent à trouver une solution.
Grégory alla lui aussi voir ses copains pour trouver une
solution. Mais c’était bien difficile, car chacun voulait avoir
raison. La cloche sonna et tout le monde rentra en classe. En voyant
tous les élèves en fureur, la maîtresse demanda ce
qui se passait. Hoda et Grégory lui expliquèrent leur
désaccord. Elle leur dit de régler çà entre
eux sinon ils seraient punis. Puis il fallut faire un exercice. Comme
Hoda n’avait plus son cahier, elle prit une feuille. Mais quand elle
rendit son travail à la maîtresse, celle-ci se fâcha
: « Je ne veux pas de ça, j’exige un cahier propre et bien
présenté !
- Ce n’est pas ma faute, dit Hoda, Grégory m’a pris mon cahier
parce qu’il dépassait de son côté !
- Puisque c’est comme ça, vous ne pourrez pas jouer pendant les
récréations jusqu’à ce que vous soyez d’accord,
répondit la maîtresse »
Quand vint le moment de jouer, ils restèrent punis tous les
deux. Après plusieurs minutes, Grégory alla lentement et
la tête basse trouver sa voisine pour lui rendre son cahier et
enlever la frontière. Sans rancune Hoda lui proposa de devenir
son amie et depuis, ils jouent ensemble pendant toutes les
récréations.
Waffa, Laury, Maxime CM1 École publique
« Les Isards » de Luchon
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Le roi du monde et le vieillard
Le roi du monde se mit au travail. Il étala sa
gigantesque carte. Il posa une longue règle sur les
déserts, les villages et les villes, les fleuves et les
forêts, les plaines et les montagnes dessinés en couleur.
Il traça des pointillés dans tous les sens.
Quelques temps après, dans un village oublié aux portes
de la forêt, on vint parler aux habitants.
- Vous ne pouvez plus aller dans les bois ! Ce n’est plus votre pays !
Avec sa carte, sa règle et son crayon, il venait d’inventer
l’étranger. Mais il ne savait pas que dans ce village, le plus
sage des vieillards gardait cachée dans le creux d’une statuette
de bois, une véritable gomme magique…
qui pouvait effacer les frontières de la carte, même
à distance. Le vieillard gomma les lignes qui ne
l’intéressaient pas. Le roi du monde n’était pas
d’accord, il voyait disparaître son travail. Alors il entreprit
de retracer toutes les frontières. Mais cela ne plaisait pas du
tout au vieillard qui décida d’aller rencontrer le roi du monde
et de parler avec lui. Il lui dit :
« Nous sommes des nomades, nous ne pouvons pas rester à
l’intérieur de vos frontières car nous suivons les tribus
d’animaux pour nous nourrir.
- Vous n’avez qu’à élever des bœufs et cultiver la terre,
vous aurez de quoi vivre ! »
Ils essayèrent mais les bœufs mouraient et les cultures se
desséchaient. Le vieillard, qui était aussi sorcier, se
mit alors à effacer les frontières tracées par le
roi du monde puis il dessina rapidement d’autres traits plus
serrés qui enfermaient ce roi dans une toute petite zone. Puis
il lança un sort qui empêcha ce roi cruel de sortir des
limites de son territoire.
Depuis ce temps, le peuple nomade se déplace librement dans le
monde tandis que le roi du monde, très fier d’être roi,
impose sa loi dans son petit pays.
Cyril, Nicolas, Aurélien CM1 École
publique « Les Isard » de Luchon
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Dispute à la ferme
Dentelle, la petite chatte rousse, se promène. Elle
voit Georges, le coq à la grosse voix. Elle court vers lui pour
le saluer d’un ronron d’ami. Mais Georges trace une longue ligne sur le
sol, avec son bec pointu.
- Ne passe pas ! dit-il avec sa grosse voix.
- Mais pourquoi ? demande Dentelle étonnée.
- C'est la frontière ! dit le coq, la frontière. !
Dentelle repartie fâchée. Elle alla chercher trois amis :
Nouky la chienne, Merfi le chien, Pipo le chiot. Eux aussi, ils
n’étaient pas d’accord. Les trois chiens et la chatte
repartirent et dressèrent un plan : la nuit tombée, ils
effacèrent la frontière et ils dormirent près du
coq. Au matin ils se réveillèrent puis ils
réveillèrent Georges. Celui-ci leur dit, pas content du
tout :
« Vous avez dépassé la frontière !
- Non, il n’y a plus de frontière, nous n’en voulons pas !
- Ah si, nous allons bien voir ! »
Puis il traça un autre trait encore plus épais.
Dentelle repartit avec ses trois amis, déçue. Le
lendemain matin la chatte fit un gâteau qui sentait très
bon. Georges, très gourmand, s’approcha et dit :
« Tu me donnes un bout de gâteau ?
- Je ne peux pas franchir la frontière, souviens-toi ! »
Les quatre amis se mirent à déguster leur festin sans
s’occuper de Georges. Celui-ci était bien ennuyé car il
ne voulait pas reconnaître que sa frontière était
une bêtise. Finalement il se fit moins fier et il demanda :
« Si j’efface la frontière, je peux manger avec vous ?
- Si tu promets de ne plus jamais inventer de pareilles sottises !
»
Ils se mirent d’accord : Georges effaça la frontière et
la chatte lui donna un bout de gâteau. Le lendemain la chatte
organisa une fête pour célébrer leur nouvelle
amitié. Ils mangèrent encore du gâteau qu’avait
fait la chatte, ils se régalèrent et burent du lait. Et
tout le monde fut heureux.
Cynthia, Claire et Guillaume CM1 École
publique « Les Isards » de Luchon
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Les abeilles
Toutes les sources du village de Van, un jour maudit
d’août, cessèrent de couler. Elles avaient dû se
perdre dans quelque gouffre de la falaise et les Nassir, faute d’eau
pour leurs bêtes, furent forcés d’abandonner leur alpage.
Avec moutons, mulets, sacs de sel et même leurs lits, ils
passèrent le col enneigé qui marque la frontière.
Mais à peine installés de l’autre côté de la
montagne, on leur dit qu’ils avaient les yeux trop bridés, des
cheveux trop clairs, et qu’on ne les comprenait pas. Bref on les accusa
de tout ce qui allait mal et ce fut la misère.
Heureusement, ils n’avaient qu’un enfant à nourrir : Dji, une
fillette de treize ans, fragile mais vaillante et de bon
caractère. Mais plus l’exil se prolongeait, moins Dji parlait.
Elle ne rêvait en secret que de leur ancien village, de l’autre
côté de la frontière.
Un soir, elle s’était cachée pour pleurer quand elle
entendit un grand bourdonnement. Des abeilles couraient sur sa robe.
Elle la secoua et se remit à pleurer de plus belle. Les abeilles
ruisselaient sur son corsage alors que pas une larme ne mouillait ses
joues. Et Dji en se regardant dans la glace, s’aperçut avec
effroi que de ses yeux ne coulaient plus des larmes mais des flots
d’abeilles qui, au lieu de se poser sur les prés, filaient tout
droit vers la frontière. Plus elle pleurait son village perdu,
plus ces larmes étranges volaient vers lui. Que faire ?
Dji se demanda pourquoi les abeilles allaient vers son village. Elle
eut une idée. Elle décida de les suivre. Il était
très tard, alors elle fit attention de ne pas se faire voir.
Elle arriva au village après une nuit de marche. Le matin, elle
vit de l ‘eau dans les rigoles. Elle fut surprise. Elle regarda dans
toutes les maisons du village pour voir s’il y avait quelqu’un qui
faisait cela. Le village était en couleur ; les légumes,
les plantes poussaient, les animaux revenaient y vivre. Tout à
coup, elle vit les abeilles qui se transformaient en eau, alors elle
comprit tout. Elle retourna vite auprès des siens. Elle courut,
courut, courut le plus vite possible. Elle leur dit que tout
était revenu comme avant au village, que les abeilles l’avaient
prévenue à leur façon, mais ils ne la croyaient
pas. Elle se remit alors à pleurer des abeilles qui se
transformèrent en eau à ses pieds. Voyant cela, d’un seul
coup, ils la crurent. Ils prirent leurs tentes, prirent leurs affaires,
détachèrent les animaux. Ils partirent très
tôt le matin et ils arrivèrent au village le soir et
firent une grande fête.
Cantin, Arthur et Saoussane, CM1 École
publique « Les Isards » de Luchon
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La frontière effacée
Ils avaient pour belle habitude de jouer tous ensemble.
Leur musique n’était que rires et cris de joie. Mais un jour, il
arriva d’on ne sait où. Peut-être était-il
déjà là, endormi depuis bien longtemps.
Le bruit du vent, la clarté de la lune, les ombres, les
murmures, tout l’effrayait.
Un matin, il planta nerveusement des piquets autour de sa maison. Il
tendit un haut grillage surmonté de fil de fer barbelé.
Il lâcha un gros chien agressif qui vint aboyer le jour et la
nuit.
Puis, il accrocha un panneau de bois sur lequel il écrivit en
lettre rouge : “Interdit de passer”.
Le soir, il s’en alla au lit puis il s’endormit. Il s’agita dans
tous les sens, il était en train de faire un cauchemar. Ce
cauchemar était un affreux rêve où sa maison
était détruite par un tank. Il n’en restait que des
cendres. Il se réveilla vivant, mais seul. Le lendemain il
construisit une maison en acier parce qu’il avait peur. Mais il
tournait en rond dans la maison, il s’ennuyait beaucoup. Il alluma la
télévision mais elle ne marchait pas à cause de
l’acier. Alors il essaya de surmonter sa peur en sortant de chez lui,
pour rencontrer des gens. Pour se protéger, il fabriqua un
scaphandre qu’il enfila. Il sortit et les gens eurent peur et
s’enfuirent en criant : « Ahhh ! ». Le soir il s’endormit
de nouveau et se réveilla en sursaut ; il était encore en
train de rêver à des catastrophes. Il décida de
changer. Il déjeuna puis sortit chercher une pince, une pelle,
et un poste à souder et il démonta le grillage.
Malgré sa peur il rasa les piquets avec une tronçonneuse.
Il libéra le chien et il prit tout le grillage. Tous les voisins
l’observaient. Il rentra chez lui et ressortit avec des Monopolys, des
batailles navales…
Marina, Rémy et Quentin, CM1 École
publique « Les Isards » de Luchon
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La maison barbelée
Deux pays vivaient tranquilles, mais un jour un
Général étoilé et un marchand d’armes
dirent à leurs soldats que « les autres » allaient
voler des armes pour leur faire la guerre. Alors ils
déclarèrent la guerre les premiers et allèrent
déposer des drapeaux. La guerre éclata et ils
attaquèrent. Les canons tiraient de partout. Les autres ne
comprirent pas et voulurent se défendre, et la guerre se
déclencha vraiment. Mais des gens qui n’aimaient pas se battre
voulurent arrêter le massacre. Ils levèrent le drapeau
blanc et essayèrent de convaincre leurs ennemis d’arrêter.
Le général refusa et dit : « Je n’arrêterai
jamais la guerre ! ». Alors ils supprimèrent la
frontière et les drapeaux, et tout dégringola. Les
fusils, les canons tirèrent n’importe où, même sur
la boutique du marchand d’armes ! Il n’eut plus rien dans sa boutique.
Il ne pouvait plus vendre d’armes au Général.
« Ils ont supprimé les armes… !
“Bigre, diantre et screugneugneu ! pesta le
Général étoilé sur son char d’assaut
flambant neuf.
- Ils ont effacé la frontière ! grogna-t-il en
trépignant.
- Ils ont même supprimé les drapeaux ! éructa-t-il
les yeux exorbités.
- Et maintenant, c’est couru, ils vont m’enlever les ennemis ! rugit-il
au bord de la crise de nerf et commençant à manger sa
casquette. Le marchand de canon vint le rejoindre en grimpant sur le
blindé.
- Ils vont nous enlever la guerre ! cria-t-il horrifié en
arrachant sa perruque et en la jetant à terre de rage. Ils
tombèrent dans les bras l’un de l’autre, en pleurs.
Pierre, Rémi et Anibal, CM1 École
publique « Les Isards » de Luchon
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Zoulous et Maroufs
Personne n’était bien riche aux HLM Les Oliviers
pour ne pas dire que tous étaient pauvres. La bande des Zoulous
vivait dans le bloc A. Les Maroufs dominaient le bloc B. Les jeunes des
deux blocs ne se rencontraient jamais dans les escaliers mais s’ils se
croisaient dans la cour c’était la bagarre.
Jusqu’au jour où leurs caïds se rencontrèrent
solennellement pour essayer de faire une trêve, en se partageant
la cour. On bomba sur le goudron une bande blanche que ni les Zoulous
n’avaient le droit de franchir pour aller du côté Maroufs,
ni l’inverse.
Le premier mois on pensa que tout allait s’arranger grâce
à cette frontière quand, un jour on entendit un cri
perçant…
Soudain une créature venue d’ailleurs surgit dans la cour,
affreusement méchante, verte, rouge, bleue, immense ! De ses
yeux, du sang dégoulinait. Les deux clans se sentaient bien
petits face à ce monstre, il fallait trouver une solution.
Le caïd des Zoulous décida d’appeler le caïd des
Maroufs et lui dit :
« - Je sais qu’on ne devrait pas se parler mais je me demandais
si on pouvait s’aider sans se bagarrer, pour une fois ?
- On a besoin d’aide ! crièrent les Maroufs.
- Nous aussi on a besoin d’aide ! » disaient les Zoulous.
Les deux caïds se dirent : « On n’a qu’à s’unir pour
vaincre cette créature et qu’elle disparaisse au plus vite !
» Les deux caïds appelèrent leurs troupes et
crièrent tous ensemble : «
Aààààààà l’attaque !!
» Bing ! Bang ! Boum ! Et un dernier boum ! Et la créature
s’en alla, vaincue. Un caïd dit : « Je pense que cette
frontière ne servait à rien ! Ensemble, on est plus forts
! » L’autre caïd répondit affirmativement. Depuis la
cour est tranquille, ils ne se disputent plus et ils n’ont plus besoin
de frontière. Les blocs A et B ont effacé la
frontière bombée sur le sol et ils sont restés
amis pour la vie.
Laureen, Marine, Min-tan, CM1 École
publique « Les Isards » de Luchon
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Collège
Jean Monet - Luchon
Une Vie de chat
Dans un petit village des Pyrénées, une vielle
femme de 68 ans nommée Josette consacrait sa vie à ses
chats. Elle dormait avec eux et les considérait comme ses
enfants, car elle était sans famille.
Josette avait une maladie de peau. Elle n’aimait pas les gens, parce
qu’ils se moquaient d’elle à cause des boutons qu’elle avait sur
la figure. Malheureusement, le docteur ne savait pas ce qu’était
cette maladie et ne parvenait pas à la soigner.
Alors, pour ne plus entendre les railleries des autres, elle
décida de rester enfermée chez elle, avec ses chats. Pour
manger, elle avait un petit jardin dans lequel elle cultivait sa
nourriture, ce qui lui évitait de sortir.
De jour en jour, sa maladie s’aggravait : sa peau se boursouflait, se
recouvrait de plaques rouges et de poils. Un soir, elle remarqua
même une chose étrange : elle voyait tout dans le noir,
comme un chat. Et puis, quand elle parlait à ses compagnons,
elle avait envie de miauler pour les imiter.
Un beau matin, elle se réveilla et se lécha la patte.
« Une patte ? !! », songea-t-elle avec
stupéfaction.
Or, elle n’en avait pas qu’une, mais quatre. Elle sauta au pied du lit
et constata qu’elle avait considérablement
rétréci. En passant devant le miroir, ce n’est plus un
corps rouge et bouffi qu’elle vit, mais un magnifique chat roux aux
yeux brillants.
Elle s’adressa un sourire de chat et bondit sur le rebord de la
fenêtre, prête à sauter dans sa nouvelle vie.
Johanna Dargassies, Laetitia et Aurélie
Soulans, Maëliss Gravier, Benjamin Ger (6°3 du collège
Jean Monnet, à Luchon).
Les Mots perdus
Cela fait trois mois que Pierre étudie l’espagnol
à Figueras, petite ville de Catalogne. Il est passionné
par cette langue, si bien qu’il envisage de s’installer
définitivement de ce côté de la frontière.
Il n’a même plus envie de retourner en France, y compris pour y
rendre visite à sa famille.
Ici, il se sent chez lui. Il devient la personne qu’il a toujours
rêvé d’être : un Méditerranéen
bronzé, indépendant et sympathique. Tout le monde l’aime
et l’appelle Pedro, variante espagnole de son prénom
français.
Un soir, alors qu’il étudie ses leçons, il reçoit
un appel téléphonique de ses parents. Pedro comprend ce
que sa mère lui dit, mais les réponses lui viennent en
espagnol et il n’arrive plus à trouver ses mots en
français. Il est obligé de raccrocher.
Sa mère, choquée par les difficultés que son fils
a à lui parler, décide de passer la frontière et
de venir le rejoindre à Figueras.
Pedro est heureux et surpris de la voir quand il ouvre la porte. Ils se
sourient et s’embrassent. Elle a un cadeau pour lui : c’est un livre de
quand il était petit. Quand il l’ouvre, tout lui revient : son
enfance, sa vie, sa maison. Comme par magie, il retrouve tous ses mots
perdus.
Matthieu Barès, Lénaïc Beau,
Estelle Gimeno, Ninon Sartori, Margaux Pradère et Laure Vidale
(6°3 du collège Jean Monnet, à Luchon).
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Jipcie et la vache
Jipcie s’embarque un beau jour sur son vaisseau et part
à la recherche d’un endroit paisible et inédit pour
passer ses vacances. Il arrive en vue d’une toute petite planète
bleue qu’il ne connaît pas. Il pose son vaisseau près d’un
grand bâtiment odorant entouré de vastes espaces verts.
À peine a-t-il posé un pied sur le sol qu’il
aperçoit un hideux bipède sans fourrure et sans antennes.
Jipcie tente de l’approcher, mais celui-ci pousse un cri strident et
s’enfuit.
« Cet individu n’est pas très accueillant », songe
l’extraterrestre.
Il se laisse alors glisser jusqu’à une barrière et a la
bonne surprise de voir gambader vers lui un magnifique
quadrupède cornu, blanc taché de noir, avec un nez humide
et un ventre rebondi. La créature l’observe en ruminant
paisiblement. Elle a l’air de réfléchir. Jipcie pense
qu’il a affaire à une espèce intelligente et tente de
prendre contact :
« iu ates ut ? »
…
« ues qait ut ? »
« Mmmeuh ! »
Jipcie, ravi d’avoir obtenu une réponse, fait vibrer ses
antennes.
Enfin, après quelques heures merveilleuses passées en
compagnie de cet être surprenant, il remonte dans son vaisseau,
emportant de précieux souvenirs : de la paille, de l’herbe
à mâcher et du lait. Il adresse un signe d’adieu à
sa nouvelle amie et se réjouit en son for intérieur :
« Elle est vachement bien cette planète. »
Nelson De Abreu, Jonathan Roche, Paul Perrin,
Mathieu Lansalot, Maxime Petit et Karl Svarvas (6°3 du
collège Jean Monnet, à Luchon).
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De l’autre côté du mur…
« Cela ne peut plus durer ! », explose M. Delacour.
De l’autre côté du mur, les cris et les rires redoublent.
« Tu as raison, il faut trouver une solution. Peut-être
devrions-nous déménager… »
M. Delacour prend sa pantoufle et tape sur le mur. Mais cela reste sans
effet. Depuis que la famille Marabou s’est installée à
côté, leur vie est devenue un enfer. Du matin au soir, ils
entendent les cris des enfants, le bruit des tam-tams, les coups sur
les murs.
À bout de nerfs, le vieil homme est prêt à se
laisser convaincre de partir. Sa femme lui tend un verre d’eau pour
qu’il prenne son somnifère. Puis tous deux vont se coucher.
Le lendemain matin, M. et Mme Delacour se lèvent et
s’étonnent de n’entendre aucun bruit. Ce silence leur
paraît étrange. D’habitude le vacarme de leurs voisins les
dérange dès le saut du lit.
Surpris, mais contents, ils profitent du calme de leur appartement :
plus besoin de sortir pour fuir les bruits incessants des voisins !
Mais, dès le deuxième jour, ils commencent à
s’interroger : plus de rires, plus de cris, plus de tam-tam… Que se
passe-t-il ?
Finalement, M. Delacour en arrive à écouter aux murs pour
tenter de capter un petit signe de vie et de joie. Et c’est sa femme
qui lui donne la solution du mystère en rentrant un matin du
marché. Elle lui apprend qu’un des enfants Marabou, la petite
Jamila, est décédé.
M. Delacour pâlit soudain. Les murs de l’appartement semblent
s’écrouler autour de lui. Il regarde sa femme. Tous deux se
souviennent de la petite fille qu’ils ont perdue trente ans auparavant.
A quatre heures ce jour-là, ils vont sonner à la porte
des Marabou. Mme Delacour a un gâteau au chocolat dans les mains
et M. Delacour, un sourire plein de bonté sur le visage.
Anaëlle Sétau, Manon Brindel,
Nadège Péret et Pauline Canut (6°3 du collège
Jean Monnet, à Luchon).
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L’étrange Métamorphose de
Madame Minime
Affalé sur ma chaise, j’écoute avec ennui le
cours d’histoire de Mlle Minime. Le temps passe si lentement que les
aiguilles de l’horloge semblent vouloir faire marche arrière.
« Adrien, espèce de petit avorton, tiens-toi correctement
! »
Je sursaute. Mlle Minime crie souvent et ne peut s’adresser à un
élève sans l’insulter. Je suis sûr qu’elle
déteste les enfants. Je la vois s’approcher de moi avec un air
menaçant.
Soudain elle trébuche et disparaît sous les tables. Une de
ses chaussures tourbillonne dans les airs avant de retomber. Je me
redresse en écarquillant les yeux. Mais déjà mes
camarades éclatent de rire, tandis qu’elle se relève avec
colère. Un phénomène extraordinaire se produit
alors : sa voix mue et devient si fluette qu’on croirait entendre une
petite fille. Elle nous accuse de l’avoir fait trop crier et veut
reprendre le cours.
Mais brusquement son pantalon tombe à ses pieds.
Effrayés, nous la regardons rétrécir à vue
d’œil. Ses cheveux blancs se colorent, ses rides disparaissent, son
visage devient rose et joufflu. Ce n’est plus un professeur
sévère que nous avons devant nous, mais une enfant de
notre âge. La surprise passée, nous ne pouvons nous
empêcher de rire. La petite fille se met à pleurer. Je
m’approche d’elle et lui tends la main :
« Tu viens jouer ? »
Alors elle sèche ses larmes et me suit dans la cour de
récréation.
Mathieu Sacourtade, Jean Carras, Damien Grand,
Coralie Cottegnies et Adrien Saint-Martin (6°3 du collège
Jean Monnet, à Luchon).
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École
de Martres-Tolosane
Les rats
Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et
gras se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les cotes tant il
était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle
d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se gavait de
reste de reste de foie gras et de langouste alors que Razibus n’avait
hérité que de la poubelle d’un poète. Il ne
grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne
pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une
frontière, que Razibus trouvait bien sur injuste et Ratapon tout
à fait normale. Et voilà comment le malin Razibus se
vengea : il se mit à grignoter les fils du
téléphone de l’hôtel, qui n’ayant plus de clients
ne remplissait plus sa poubelle, puits il se mit à corriger les
vers du poète qui devient bientôt riche et
célèbre. La nouvelle frontière entre les poubelles
avait l’air d’être là pour toujours quand…
Un chat se nommant « Félix l’Impitoyable »
arrive sur le territoire des deux rats. Ce chat aux griffes
acérées de 5,8 cm et aux dents pointues et bien
aiguisées, attrapa Ratapon. Razibus, grâce à son
agilité, grimpa sur le toit et poussa une tuile qui atterrit sur
la tête du chat. Le chat assommé lâcha sa prise. Les
deux rats se réconcilièrent jusqu’au jour où…
Ratapon fut attiré par une pierre précieuse qui brillait
à côté d’une des poubelles. Mais Razibus qui
était plus maigre courut plus vite que Ratapon. Ils se
disputèrent à tel point que la pierre tomba dans les
égouts. Après être rentrés dans les
égouts et avoir accompli beaucoup d’effort, ils
aperçurent Solaris le blaireau en possession de la pierre
précieuse. Les deux rats se lancèrent à la
poursuite du blaireau qui tenait entre ses griffes
acérées la pierre. Razibus et Ratapon coururent de toutes
leurs jambes avant d’arriver dans un tunnel bien étrange. Les
deux rats y pénétrèrent et trouvèrent
Solaris, qui en deux trois mouvements attrapa Razibus. Le blaireau dit
à Ratapon :
- Si tu ne me laisses pas m’enfuir avec la pierre, je tue ton ami.
Après un long moment d’hésitation, Ratapon choisit
l’amitié à la richesse. Le blaireau s’enfuit avec la
pierre et les deux repartirent en ami. Du coup, pour se remercier ils
se partagèrent toutes les poubelles du quartier, sans qu’aucune
frontière ne les sépare.
École de Martres-Tolosane classe de
CM1-CM2 Kévy, Jonathan, Julie & Loreleï
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Les rats
Dans la rue Ratiboise vivaient deux rats. L’un, gros et gras
se nommait Ratapon et l’autre, dont on voyait les cotes tant il
était maigre s’appelait Razibus. Ratapon exploitait la poubelle
d’un hôtel cinq étoiles. C’est dire qu’il se gavait de
reste de reste de foie gras et de langouste alors que Razibus n’avait
hérité que de la poubelle d’un poète. Il ne
grignotait que des croûtons racornis. À peine de quoi ne
pas crever de faim. Entre les deux poubelles passait comme une
frontière, que Razibus trouvait bien sur injuste et Ratapon tout
à fait normale. Et voilà comment le malin Razibus se
vengea : il se mit à grignoter les fils du
téléphone de l’hôtel, qui n’ayant plus de clients
ne remplissait plus sa poubelle, puits il se mit à corriger les
vers du poète qui devient bientôt riche et
célèbre. La nouvelle frontière entre les poubelles
avait l’air d’être là pour toujours quand…
Quand un jour, Razibus partit avec le poète pour l’aider
à vendre ses poèmes. Ratapon profita de son absence pour
aller fouiller sa poubelle. Quand Razibus revint, il vit Ratapon dans
sa poubelle et dit :
- Que fais-tu dans ma poubelle ?
Ratapon répondit :
- Comprend moi, je n’ai plus de nourriture dans ma poubelle. Veux-tu me
donner quelques restes ?
- Oui, mais on n’aura pas assez de nourriture pour nous deux.
- Il faudrait gagner de l’argent.
- Et si on montait un groupe de rock ? On aurait peut-être du
succès en chantant les poèmes de mon ami le poète
dit Razibus.
Alors ils s’entraînèrent à chanter. Six mois plus
tard, ils étaient sur scène. Grâce à leur
succès ils devinrent riches et achetèrent une fromagerie.
Ils vécurent heureux et on n‘entendit plus parler de
frontière.
École de Martres-Tolosane classe de
CM1-CM2 Lucile, Élodée, Andréa, David, Hamza,
Lysiane, Jean Baptiste, Cyriella, Alexis, Letitia.
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Sans titre
Ils avaient pour belle habitude de jouer tous ensembles. Leur
musique n’était que rires et cris de joie. Mais un jour, il
arriva d’on ne sait où. Peut-être était-il
déjà là, endormi depuis bien longtemps. Le bruit
du vent, la clarté de la lune, les ombres, les murmures, tout
l’effrayait. Un matin, il planta nerveusement des piquets autour de sa
maison. Il tendit un haut grillage surmonté de fil de fer
barbelé. Il lâcha un gros chien agressif qui vint aboyer
le jour et la nuit. Puis, il accrocha un panneau de bois sur lequel il
écrivit en lettre rouge : “Interdit de passer”.
Le garçon qui avait planté les piquets de bois ne voulait
plus voir ses amis. Car l’un de ses copains avait cassé un vase
important qui était un héritage de sa mère. Il
décida de ne plus aller à l’école et il perdit
tous ses amis. Une nuit, le gros chien aboya plus fort que d’habitude.
Le garçon sortit et vit une silhouette dans l’ombre de la nuit.
C’était celui qui avait cassé le vase. Les deux
garçons se battirent. Celui qui avait planté les piquets
tomba dans un trou plein de boue. L’autre sauta alors dans le trou, ils
continuèrent à se battre. Puis, ils sortirent du trou. Le
garçon au chien pardonna à celui qui avait cassé
le vase car il en avait assez de ne plus avoir d’amis. Ils se
serrèrent la main et redevinrent amis. Ils enlevèrent les
piquets de bois, le chien arrêta d’aboyer et tout redevint comme
avant.
École de Martres-Tolosane classe de
CM1-CM2 Clément, Jérémy
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Zoulous et Maroufs
Personne n’était bien riche au HLM Les Oliviers
pour ne pas dire que tous étaient pauvres. La bande des Zoulous
vivait dans le bloc A Les Maroufs dominaient le bloc B. Les jeunes des
deux blocs ne se rencontraient jamais dans les escaliers mais s’ils se
croisaient dans la cour c’était la bagarre.
Jusqu’au jour où leurs caïds se rencontrèrent
solennellement pour essayer de faire une trêve, en se partageant
la cour. On bomba sur le goudron une bande blanche que ni les Zoulous
n’avaient le droit de franchir pour aller du côté Maroufs,
ni l’inverse. Le premier mois on pensa que tout allait s’arranger
grâce à cette frontière quand, un jour on entendit
un cri perçant…
C’était un Marouf qui avait crié car un Zoulou
était passé de l’autre côté de la
frontière. Le chef Marouf s’en aperçut et donna l’ordre
de le capturer. Les autres membres de la bande ne voulaient pas se
laisser faire. Ils décidèrent d’aller délivrer
leur ami mais les Maroufs le surveillaient. Ils se battirent quand tout
à coup, l’un des Maroufs remarqua qu’il n’y avait plus de
frontière : elle avait été effacée durant
la bataille. Surpris, les adversaires arrêtèrent de se
battre et le chef des Maroufs dit :
- Cette limite ne sert à rien, si nous signions un traité
de paix ?
- D’accord, dit le chef des Zoulous. Les Zoulous demandèrent
alors aux Maroufs s’ils voulaient s’appeler les « Marzoulouroufs
». Les Maroufs acceptèrent et on n’entendit plus parler de
frontière.
École de Martres-Tolosane classe de
CM1-CM2 Christopher, Adrien, Guillaume, Élodie, Quentin,
Loïc
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